Critique du christianisme
évangélique
Les critiques qui suivent visent particulièrement le
christianisme
évangélique plutôt que le catholicisme. La raison
en est d'abord que c'est le christianisme évangelique que je
connais le mieux, pour en avoir fait partie.
Ils m'avaient intéressé du fait qu'ils mettent
précisément l'accent sur la doctrine, or j'étais
à la recherche de
vérités précises.
Les catholiques, eux, n'ont d'une part
que des pratiques qui oublient presque la doctrine sous-jacente,
et qui sont donc moins "réfutables" au sens strict, d'autre
part, pour ceux qui s'y intéressent (à condition d'aller
la chercher, chose curieuse je ne l'avais mystérieusement pas
vue passer dans ma jeunesse où j'avais pourtant
été au cathéchisme), une doctrine complexe et plus
difficilement critiquable, car plus modérée et
intelligente. N'étant désormais plus chrétien, je
trouve
finalement le catholicisme préférable dans la mesure
où
justement, comme il insiste moins sur sa doctrine il laisse aussi une
meilleure liberté de pensée, une meilleure ouverture, et
donne donc accès à une certaine vie
spirituelle
rudimentaire mais libre, simple et épurée. Notamment,
reconnaissant que la foi en Jésus n'est pas nécessaire au
salut, d'après certains comptes-rendus de la doctrine
Thomiste... quoique, cela dépend: tout en prétendant
à l'unité de l'Eglise les catholiques ont diverses
manières plus ou moins sectaires ou fondamentalistes de penser,
de vivre leur foi et de l'interpréter, alors, comment
voulez-vous discuter d'une doctrine aussi variable et insaisissable ?
Cependant, le peu que je sais du catholicisme me suffit pour conclure
qu'il ne me convaincra pas non plus, pour des raisons que je
détaillerai éventuellement une autre fois. Cependant,
plutot que de longues
demonstrations, un
petit
témoignage pourrait-il suffire ? J'ai aussi démarré
une discussion, en suspens pour le moment.
J'ai donc été chrétien
évangélique
pendant des années, mais, j'étais alors
écrasé sous l'absurdité de la vie que je tentais
désespérément de nier. Je ne réalisais pas
que c'était entre autres à cause de cette doctrine, qui
me semblait
assez solide en principe, mais qui ne s'accordait pas avec mon
expérience (ma déprime à laquelle le christianisme
n'apportait pas de vraie réponse mais prétendait
seulement y répondre en rejetant sur moi la faute de son
échec) et certaines questions. Mais lorsque tout devint
intenable et qu'enfin je pris
acte du fait qu'il était vain de prétendre encore s'y
accrocher, je me suis permis de réfléchir librement et
remettre mes pensées en ordre, croyant toujours en Dieu mais
quittant enfin la contrainte, désormais vue comme arbitraire,
des hypothèses bibliques. Alors les absurdités se sont
estompées au niveau conceptuel, même si elles sont
demeurées aussi criantes au niveau factuel, et
les choses se sont éclaircies. C'est-à-dire que j'ai
renoncé à voir une finalité à tout, pour
reconnaître enfin honnêtement et lucidement la
réalité des défauts de la vie. Alors, en
m'appliquant ainsi à remettre mes pensées en ordre, par
souci de recherche de la vérité et d'une
compréhension cohérente des choses, se
multiplièrent mes constatations des erreurs, perversités
et absurdités de cette doctrine, au point que j'en arrive
à me secouer la tête: mais comment donc ai-je pu un
jour supporter d'avaler des absurdités pareilles ?
Quel est le problème ? Voyons les choses calmement:
Le christianisme, c'est d'abord l'affirmation que nous avons
été créés par Dieu, qui sait tout, nous
aime et veut notre bien. Jusque-là, c'est clair, pas de
problème. Puis, qu'il veut se révéler à
nous et nous guider dans notre vie, pour notre bien à tous.
C'est bien gentil. Conceptuellement c'est très plausible, on ne
saisit pas bien les raisons qui l'en empêchent, et il serait
tellement bon
que ce soit vrai ! D'ailleurs, je reconnais toujours qu'il y a beaucoup
de vrai là-dedans: Dieu sait mieux que nous ce dont nous avons
besoin, et il souhaite que le bien s'accomplisse. Mais alors, vient la
question de savoir pourquoi cette connaissance et cette volonté
ne se manifestent pas dans notre monde. Je dirais même, cette
absence constitue une situation manifestement incongrue dans la
perspective
de ce qui devrait être, suivant la nature métaphysique de
toutes choses; et il est naturel de penser qu'il s'agit d'une exception
par rapport à la création universelle, je veux dire celle
des univers spirituels, au-delà de notre univers et de notre
mode d'incarnation particuliers; d'ailleurs, les NDE semblent confirmer
cela en montrant dès après la mort une possibilité
de
connaissance quasi infinie et un Dieu beaucoup plus proche à
notre âme que ce qui apparaît dans notre vie terrestre.
Alors, pourquoi cette obscurité, ce bloquage par rapport
à la connaissance et la volonté de Dieu, auxquelles nous
sommes confrontés ?
Le christianisme répond: l'homme est ignorant et ne fait pas la
volonté de Dieu parce qu'il est sourd et rebelle à Dieu.
C'est une réponse a priori plausible, et qui a priori
mériterait examen. Reformulons-la: après avoir admis que
la volonté de Dieu existe, et qu'en elle-même elle
s'intéresse
à nos décisions (ce qui est difficilement évitable
d'un point de vue métaphysique),
s'ajoute ici l'hypothèse que cette sa connaissance et sa
volonté s'expriment et se présentent en quelque sorte
directement en face de nos décisions, et que c'est notre
volonté qui s'y oppose en leur faisant la sourde oreille.
Ensuite, le christianisme appelle à se repentir de cette
rébellion, et à se résoudre à faire
désormais la volonté de Dieu. Là encore, a priori,
un tel appel serait éminemment respectable: s'il y avait un
moyen disponible d'arriver à connaître et suivre la
volonté de Dieu, si Dieu voulait que nous l'écoutions et
suivions sa volonté et que cela soit indispensable à la
réalisation d'objectifs importants, alors refuser de le faire
serait une chose terrible et catastrophique, condamnable au plus haut
point. Loin de moi toute démarche de m'écarter ainsi
suivant mes caprices, de la mission que Dieu m'adresserait, si jamais
tel était le cas !
Oui mais il y a un problème: on a beau faire la
résolution de se mettre à l'écoute de Dieu, cela
ne suffit pas à recevoir de Dieu une
inspiration directe, claire et suffisante, pour savoir s'il nous
appelle, à quoi il nous appelle, et comment l'écouter.
Enfin, cela suffit-il ? D'expérience nous voyons que non.
D'ailleurs, les chrétiens sont aussi en partie de cet avis,
puisqu'ils trouvent besoin de nous proposer un livre en nous disant:
voici la Parole de Dieu, écrite dans des circonstances
exceptionnelles où Dieu avait mieux réussi à
s'exprimer, et s'en sert comme substitut à une
communication plus fluide avec nous, pour nous dire une fois pour
toutes ce qu'il avait à nous dire, croyez-la et appliquez-la,
c'est là que vous saurez tout ce que vous avez besoin de savoir
et ce que vous avez à faire pour respecter la volonté de
Dieu. Et même, en faisant ainsi, vous arriverez à
communier avec Dieu, à être remplis de son Esprit,
être guidés par Lui. Ceci visant à combler le vide
de notre ignorance par rapport
à Dieu et de notre difficulté à le voir et
à l'entendre.
Cela satisfait-il notre aspiration
métaphysique, et résoud-il notre malaise devant notre
ignorance et notre éloignement de Dieu ? Pas vraiment, pour
plusieurs raisons:
- Cela ne change rien au fait que la possibilité pour
qui le
veut d'entendre Dieu et de le suivre n'a rien d'universel, puisque ce
livre n'a pas toujours existé. Il n'y a donc pas de
nécessité métaphysique intrinsèque ni de
besoin absolu à ce que la volonté de Dieu se
révèle. En effet, si Dieu ne supportait pas l'absence de
cette révélation, comment aurait-il supporté la si
longue période précédant l'apparition de ce livre ?
- Les chrétiens ont beau se dire guidés par l'Esprit
Saint, ils ne le sont manifestement pas assez directement pour pouvoir
se passer de ce livre.
- Un livre n'est qu'un livre, ses capacités d'information
sont
limitées, surtout par rapport à l'infinie
diversité de la vie et des circonstances auxquelles nous devons
faire face. Alors, l'Esprit-Saint suffit-il à en combler
l'insuffisance ?
Manifestement, la question nécessite à priori une
étude approfondie, d'une part pour ne pas rater une mission que
Dieu voudrait nous confier, d'autre part pour vérifier si cela
est ou non le cas.
Je crus d'abord que c'était vrai, je voulus y croire, afin de
m'attacher à suivre la volonté de Dieu le mieux
possible... jusqu'à finalement être terrassé par
l'évidence de la réalité, à savoir que tout
cela était faux. Cette constatation par contre, je ne l'ai pas
choisie, elle s'est imposée à moi et à force de
réflexion, cela s'avère d'une clarté lumineuse.
Non d'une lumière "de Dieu" bien sûr, mais d'une
expérience désormais évidente et incontournable.
Amenant aussi avec elle la réalisation du fait presque
oublié que, pour être suivie fidèlement et
honnêtement, la vérité ne se choisit pas, elle se
découvre, à la différence des appels à
l'acte de foi du christianisme en "faveur" de son Dieu.
Mais direz-vous, comment prétendre cela, alors que ça
fait 20 siècles que le christianisme existe et que tout le monde
n'est pas encore d'accord pour dire s'il est vrai ou faux ? Certains y
adhèrent, d'autres non, donc chacun n'est-il pas libre de
choisir son camp ? De fait, si les uns avaient vraiment de bonnes
raisons de croire ce qu'ils croient, il serait étrange que les
autres ne les aient pas reconnues. Alors, que s'est-il passé ?
Tous les arguments des uns et des autres sont-ils si faibles que cela
pour ne pas pouvoir s'imposer ?
Les chrétiens, allant dans ce sens, pensent avoir des raisons,
mais qu'elles ne s'imposent pas à tous car "Dieu nous laisse
libre". Certes, à un tel niveau d'abstraction et de
superficialité, ne sachant rien d'autre sur le fond du dossier,
une telle approche du désaccord parait presque plausible.
Mais je ne suis plus là: j'ai trouvé diverses raisons de
conclure que la Bible est fausse, raisons que je vois comme solides et
claires, et que tout un chacun devrait reconnaître... à
condition de faire un petit effort de réflexion approfondie tout
de même. Mais comment donc est-ce soutenable ? Ces raisons
sont-elles bien valables ? Personne n'y avait-il pensé
auparavant ? Si on y avait pensé, les chrétiens les
avaient-ils examinés, et sont-ils de tels abrutis pour ne pas
les avoir reconnues ? Ou ont-ils des raisons contraires pour croire
tout aussi valables ?
Mystère bien étrange, direz-vous. Pour moi aussi à
l'époque de ma déconversion. Alors
quoi ? Déjà a priori, de ce que je connaissais des
positions chrétiennes, il m'apparaissait que si les
chrétiens avaient des raisons valables de tenir leur position
face aux critiques que je
venais de découvrir, ils le cachent bien, ratant le fond des
problèmes dans tous leurs propos ! Ensuite, pour
trancher la question avec certitude, yaka essayer de présenter
ces raisons aux chrétiens, pour voir comment ils
répondent. C'est ce que j'ai fait. Pourquoi, au fait, se
demander comment ils répondront au point de se réduire
à en faire l'expérience, alors que j'ai été
des leurs, que je les connaissais bien et que donc je devrais savoir
comment ils pensent et réagissent, sauf que, moi comme eux
n'avions jamais été confrontés à ces
véritables problèmes ? De façon
étonnante en quelque sorte, le bilan de cette expérience
m'a
pas mal surpris. Les chrétiens se sont ainsi dans l'ensemble
révélés sous un jour très différent
de ce que je croyais en connaître lorsque j'étais des
leurs, et qui par contre me confirmait de façon encore bien plus
claire et accentuée les subtiles analyses critiques que je
venais de m'évertuer à mettre au jour.
Et voici cette observation, subtile, étrange, sans doute
d'apparence absurde et incroyable pour les premiers
intéressés, mais faisant désormais pour moi partie
des évidences qui s'imposent comme toute évidence par la
forte cohérence de leur conception et la multiplicité de
leurs vérifications directes ou quasi-directes qui ne laissent
place à aucune alternative sérieusement envisageable:
c'est qu'au-delà de quelques vérités
métaphysiques facilement confirmées par l'intuition de
notre esprit (pour lesquels on n'aurait donc nul besoin de
révélation par un livre !) mais ici soigneusement
exploitées et détournées, la doctrine biblique
n'est essentiellement qu'une vaste et malicieuse stratégie bien
humainement
explicable, d'aveuglement et de malhonnêteté
intellectuelle, déguisée sous les noms de
révélation divine, d'enseignement spirituel et de vie
avec Dieu, et ayant pour objectif d'amener et préserver
l'adhésion à cette même doctrine sans raison
valable. (La notion d'objectif se référant ici
essentiellement bien moins à quelque volonté consciente
qu'à l'effet d'une certaine sélection darwinienne des
doctrines humaines.)
En effet, à mes découvertes et observations
sérieuses et subtiles que
j'essayais de discuter, les
quelques chrétiens que j'ai sollicité, des gens comme
ceux mêmes que je voyais auparavant comme mes
frères en Christ irréprochablement dévoués
à cheminer comme
moi et avec moi vers la vérité et la lumière de
Dieu, et que les Vrais Chrétiens considèrent comme des
Vrais Chrétiens, n'avaient le plus
souvent rien à répondre, que leur bêtise, leur
mépris et leurs accusations insensées contre moi, et ils
restaient
sur leurs positions sans prendre la peine d'effleurer le fond du
problème. Voir ici
(suite de là) un
exemple particulièrement criant pour ne pas dire grotesque.
Certes il
peut y avoir des exceptions, mais les
quelques chrétiens relativement sensés et honnêtes
faisant généralement confiance à ceux qui le sont
moins pour se dispenser de réfléchir par eux-mêmes
et de se rendre compte du
problème, propagent l'erreur.
Voici donc, dans les autres textes ci-dessous, des analyses
critiques et réfutations des différents fondements de la
foi. Autrement dit, un passage en revue des
motivations par lesquelles les chrétiens
évangéliques croient ce qu'ils croient, ce qu'ils
considèrent comme le fondement de la vérité,
d'après ce que j'ai pu ressentir pour moi-même ou observer
chez les autres, et les arguments qu'ils présentent à
l'appui de leurs convictions; et pourquoi tout cela ne tient pas la
route.
Ainsi je n'"attaque" pas "dur", je ne me
suis pas révolté contre Dieu, je ne suis pas
zélé à prouver ce que j'aurais envie qui soit
vrai.
J'ai simplement fait la constatation, posément, minutieusement,
que le
christianisme est un mélange savant de quelques bonnes
idées bien étalées, et d'une démarche de
conditionnement à une puissante imposture
intellectuelle passant inaperçue à ses adeptes, et je
vous rapporte mes
observations. C'est
une observation détaillée, sur ce que les choses sont, ce
qui
ne dépend pas de moi. C'est la pure expression de mon engagement
envers la vérité, plus profond et authentique que jamais.
Je n'ai fait que subir les contradictions et aberrations de la foi
chrétienne et en prendre acte, puis m'efforcer à cesser
de choisir mes opinions suivant quelque désir que ce
soit, mais
examiner les choses telles qu'elles sont en y
réfléchissant profondément avec la plus grande
attention et en m'informant (notamment sur les NDE), cherchant à
comprendre la vérité et rien d'autre, reconnaître
toute
évidence qui s'imposera, mettre au jour la vérité
quelle qu'elle
puisse être.
En tant que mathématicien c'est
tout-à-fait normal, c'est la démarche rationnelle. Les
évidences écrasantes de la
fausseté de la foi chrétienne se sont acharnées
sur moi. Plus que cela, elles m'ont enfin libéré des
contradictions dans lesquelles la foi chretiénne m'avait
enfermé, et m'ont révélé une
cohérence de compréhension du monde bien meilleure que ce
qui m'apparaissait d'un point de vue chrétien. Ainsi il n'y a
là aucune volonté de ma part, aucune vigueur, aucune
force, seulement la sérénité de l'évidence.
Je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit, comme si mon acte
d'élaboration et de rédaction des preuves pouvait
influencer la vérité de quelque manière que ce
soit, ce sont les évidences qui décident pour moi. Les
preuves existent et s'imposent à moi premièrement, et je
n'ai pas besoin de prouver quoi que ce soit à autrui pour savoir
qu'elles sont correctes. Si j'avais par caprice cherché à
prouver une chose fausse que j'aurais décidé
arbitrairement de croire à l'avance (exactement le contraire de
mon genre !), comment aurais-je jamais pu découvrir une telle
clarté de compréhension des choses au bout du chemin ?
Pour ces raisons, et la rationalité de ma démarche, je ne
vois nul motif que j'aurais pu avoir d'être zélé
à prouver les erreurs du christianisme, si ces preuves ne
s'étaient pas imposé à moi premièrement.
Pourquoi être zélé contre la vérité ?
Ce ne serait pas une démarche rationnelle évidemment ! Je
ne vois pas le rapport non plus avec le fait de vivre ou non un certain
évènement spirituel. Ca a uniquement rapport avec le fait
que mon expérience et mes réflexions se trouvent m'avoir
amené à ces preuves. Ce qui, suivant les gens et les
circonstances, peut arriver ou non.
Après quoi, je ne peux plus nier la vérité et il
est naturellement de mon devoir de partager ma compréhension
afin d'éviter à d'autres, qui cherchent
sincèrement la vérité, de tomber dans le
même piège des erreurs où je m'étais
fourvoyé. Et aussi, il me semble important de répondre un
peu aux calomnies que répandent les chrétiens à
mon égard, comme quoi j'aurais trahi Dieu d'une quelconque
manière, ne me serais pas confié en Lui correctement ou
aurais eu une quelconque mauvaise attitude: de telles hypthèses
sur ma vie personnelle sont totalement hors-sujet relativement à
ces évidences objectives et universelles.
Sur la multiplicité des arguments
La foi chrétienne repose sur un certain nombre de motivations.
Avant de commencer, je ferai une remarque méthodologique
concernant la présence de plusieurs arguments de
différentes natures à l'appui d'une même
thèse.
C'est de certitude qu'il s'agit de discuter, car chez les
évangéliques la véracité de la doctrine est
traitée et vécue comme une certitude, et non pas un coup
de pocker hasardeux. Au sujet de cette certitude, on va examiner
plusieurs motifs qui pourraient lui servir de fondement, en constituer
des justifications du moins subjectivement.
En effet, bien que les principes métaphysiques
peuvent être en eux-même vécus comme
certitudes sur la base de l'intuition personnelle et naturelle, les
autres éléments de doctrine qui s'y ajoutent sont a
priori inconnus au départ et nécessitent donc
justification pour être admis.
Or, la logique nous dit ceci: s'il se trouve en faveur d'une
thèse un petit nombre fini d'arguments n'ayant rien à
voir les uns avec les autres, et si l'ensemble de ces arguments fournit
la certitude de la thèse, alors il doit exister un des arguments
évoqués qui fournit cette certitude à lui tout
seul.
Je dis cela en souvenir d'une discussion qui n'avait rien à
voir: des arguments de Bernard Chaverondier à l'encontre de la
théorie de la relativité. Il présentait en effet
plusieurs arguments, chacun visant à donner une sorte
d'intuition
ou d'impression que la relativité était fausse. Quand on
connaît bien le sujet, on voit facilement qu'aucun argument ne
tient,
et l'impression que peut avoir l'un ou l'autre ou la succession des
deux
de faire "pencher" du côté qu'il dit est parfaitement
illusoire
et lié à la manière tordue qu'il avait d'exposer
la
chose, tandis que du point de vue de la compréhension profonde
au-delà
des impressions naïves, rien de tout cela ne s'avérait
pencher
comme il disait. Jusqu'à ce qu'on délaisse les arguments
fallacieux pour se concentrer sur ceux qui pourraient réellement
être défendables.
En fait, une présentation de plusieurs arguments pour
démontrer quelque chose est logiquement absurde dans la mesure
où, puisque l'on veut amener à une certitude, un seul
argument devrait suffire; le besoin d'en donner d'autres peut trahir le
fait qu'aucun d'entre eux en particulier n'est suffisant, et constituer
une stratégie éventuellement inconsciente d'obliger
l'autre à se fatiguer à tous les réfuter avant
d'avoir le droit d'être honnêtement en désaccord.
Sauf bien sûr à l'inverse lorsque la méthode est
poussée très loin comme le cas des vérifications
expérimentales d'une théorie où l'on dispose d'une
ressource illimitée d'expériences diverses qui toutes
confirment la théorie avec une grande précision.
L'accumulation de confirmations peut alors asymptotiquement tenir lieu
de preuve.
C'est pourquoi, les chrétiens pour avancer leurs certitudes
devraient savoir préciser clairement deux ou trois arguments
bien précis et déterminants à l'appui de leur foi,
permettant de concentrer dessus la discussion; de même, j'ai
énoncé deux ou trois réfutations très
précises et incontestables du christianisme,
sauf que les chrétiens ne sont pas des gens disposés
à
appliquer les règles normales de la logique à la critique
de
leur foi, mais sont toujours prompts à se raccrocher à
n'importe
lequel de leurs nombreux prétextes et réflexes religieux
pour
refuser d'admettre la réalité de leurs erreurs même
lorsqu'on
la leur a mis sous leur nez. Par conséquent, et aussi face
à
l'ampleur de ce désastre de l'emprise de la doctrine
chrétienne
sur le monde actuel et par mesure d'éducation pour
désamorcer
les nombreux pièges tendus par cette doctrine pour se
répandre,
je vais m'appliquer ici à faire un certain nombre de
développements.
Pas n'importe lesquels cependant bien sûr pour rester efficace.
J'examinerai
donc surtout les principaux arguments soi-disant à l'appui de
l'Evangile, tendances et modes de
pensée,
ceux qui comptent dans la pratique de la foi, de l'enseignement
biblique
ou de l'évangélisation tels que je les ai
constatés. Ce seraient des candidats possibles à
être l'argument décisif; qu'ils soient réellement
sérieux ou non, ce sont du moins
les acteurs physiquement présents sur la scène et
responsables de la persistance de cette religion.
On n'évoquera pas les arguments ridicules, sophismes marginaux
faussement
plaqués sur cette religion, qui reflèteraient mal le
niveau
de réflexion atteint et donneraient facilement aux
contradicteurs
l'illusion d'une réfutation facile face à un
interlocuteur
"idiot" qui ne mériterait pas d'être pris au
sérieux. En effet, on ne saurait trop mettre en garde contre les
arguments inexacts ou inopportuns ou autres vaines discussions ayant
été balbutiés
au hasard de l'histoire par divers philosophes, que les
chrétiens
se font ensuite une joie de citer pour discréditer en bloc toute
idée
d'une possible critique de leur doctrine qu'ils présenteront
donc
comme la seule option capable de tenir la route, dénigrée
à
tort et finalement victorieuse.
Car il s'agit finalement d'un des problèmes les plus
sérieux
qui soient au monde, et qui ne mérite pas la dérision
où
mèneraient des jeux d'arguments médiocres. Cependant, je
reconnais
après coup que quand on réfléchit bien, le
christianisme
se révèle réellement être une énorme
connerie,
au point que je n'en reviens guère d'avoir pu y adhérer
si
longtemps. Mais c'est une connerie très subtile et
sophistiquée,
qui exige des réponses parfois très subtiles aussi.
D'un côté les chrétiens accumulent pour
impressionner divers arguments détournés sans laisser
assez de temps pour en peser la vraie valeur, de l'autre ils laissent
entendre que
"Les autres n'ont pas d'argument"
En voilà un bel argument. Etant donné que la Bible est
l'infaillible Parole de Dieu, il ne peut donc y avoir d'argument
valable à son encontre. Pas la peine d'aller vérifier.
Il m'est arrivé ainsi un certain nombre de fois d'entendre des
exposés de prédicateurs sur tel ou tel sujet impliquant
la foi (exemple:
création
contre évolution) ou aspect des fondements du christianisme,
prétendant
rendre compte des arguments des non-chrétiens (soigneusement
sélectionnés par ces prédicateurs) et conclure que
ces
arguments ne tenaient pas la route. Cela, sans que les opposants ne
soient
effectivement présents dans la salle pour admettre qu'ils aient
effectivement été réfutés. Comme
d'habitude,
les absents ont toujours tort.
Or, j'ai été voir les différents sites
anti-chrétiens (chez
dmoz et ailleurs - voir autres liens).
Laissant de côté bien sûr les quelques critiques
contre
l'existence de Dieu, j'y ai trouvé beaucoup d'arguments solides,
non seulement sur "qui a raison" mais aussi des analyses critiques par
exemple sur la réalité sociologique du mouvement
évangélique, qui, quand bien même on voudrait
encore rester chrétien,
constituent une mise en lumière des pratiques absurdes de la foi
qui mérite une grande attention. Un point essentiel là
est
de lire dans le texte l'ensemble des critiques telles qu'elles sont
effectivement
formulées par les opposants à la doctrine
chrétienne,
au lieu de faire semblant de les considérer en se fiant pour
cela
au compte-rendu du prédicateur de service, ne prenant que les
questions
mal placées, naïves et celles qui les arrangent dans un but
d'"éducation" aux fondements de la foi et en les tournant comme
ils veulent pour les minimiser. Pour cela, ils ont beau jeu d'exploiter
la maladresse des athées qui n'ayant pas saisi la signification
de l'existence de Dieu et de la vie après la mort croient bon de
chercher à réfuter ces points et en font leur cheval de
bataille
préféré pour se donner trop facilement raison les
uns
aux autres en supposant que cela puisse appuyer leur cause contre les
religions,
démarche qui est bien sûr une catastrophe. C'est pourquoi
il est important de mettre les choses au point, comme j'ai fait en
répondant aux textes d'un site athée (euh, réponse
pas en ligne actuellement)
Bref, vous pourrez voir qu'au lieu de relire la Bible plusieurs fois et
de passer des centaines
d'heures à écouter les sermons et arguments
biaisés qu'on voudra bien vous servir à l'église
dans le but de vous y conformer, passer quelques heures à en
lire les bonnes réfutations que d'habitude les chrétiens
passent sous silence ne sera pas une perte de temps.
Passons à l'examen des arguments. Rappelons qu'il ne s'agit pas
de prouver ou réfuter l'existence de Dieu, laquelle sera
déjà supposée acquise (euh, désolé
pour les lecteurs athées, mon objectif étant
pour m'adresser efficacement aux chrétiens, de rester dans ce
cadre qui est le mien et dont d'ailleurs j'aurais du mal à
sortir puisque je le tiens pour vrai), mais de discuter plus
précisément à partir de là, comment tente
de se justifier la doctrine chrétienne et pourquoi elle est
fausse.
Présentation sythétique de la vision du monde
chrétienne fondamentaliste
Voici la Bonne Nouvelle, la
révélation de la Sagesse divine infiniment plus
merveilleuse que tout
ce que l'homme aurait pu imaginer. C'est simple et facile à
comprendre, à la portée de tous, y compris et surtout des
enfants auxquels Il nous invite à ressembler pour nous
dépouiller de notre vieil homme charnel:
Le Dieu qui se révèle en Jésus est un Dieu
inimaginablement Saint de Justice et d'Amour, témoignant par ce
record de superlatifs de son authenticité contre toute autre
idée de Dieu que les hommes aient jamais pu imaginer comme
Vénus ou Aphrodite. La voici:
Sa Justice infinie c'est d'avoir une grosse envie qui le démange
de tous nous envoyer en enfer, un lieu de souffrances
éternelles, car notre péché hérité
de celui d’Adam nous rend tous insupportables a Ses yeux; ou sinon, par
défaut, pour pouvoir bien satisfaire Ses envies de
défoulement de sa Justice à cet égard, d'envoyer
temporairement quelqu'un d'autre en enfer à notre place, de
préférence quelqu'un pur de tout péché,
comme par exemple (en l'occurence la seule solution) Son propre cher
Fils Unique Jésus.
Sa Bonté et Son Amour infini c'est d'avoir envoyé parmi
nous son Fils Jésus.
D'abord comme modèle d'homme parfait que nous devons suivre.
Pour cela, sa vie nous est décrite dans les Evangiles. Nous y
apprenons d'abord et principalement qu'il était... le seul homme
sans péché, saint et pur devant Dieu, information
évidemment capitale et extrêmement instructive pour nous
aider à imaginer par nous-même les autres détails,
et par là nous permettre de mieux l'imiter. Très
important, en effet, que la sainteté morale en cette vie
terrestre. Après, si on veut entrer dans les détails,
très inspirants et purs modèles de sainteté
à imiter également sont sa manière de
guérir les aveugles, de dire au paralytique :
"Lève-toi et
marche !", de ressusciter les morts, de mentir effrontément, de
maudire au passage le figuier qui
ne porte pas de fruit, et d'annoncer que qui mange de sa chair et boit
de son sang ne périra pas mais aura la vie éternelle.
En suite, comme rédempteur de l'humanité, à
travers sa mort sur la croix, sa descente aux enfers et la victoire de
sa résurrection, par laquelle il est venu subir la justice de
Dieu à notre place, seul moyen de nous faire pardonner
auprès de Dieu notre condition de pécheur et ainsi nous
offrir la vie éternelle au paradis.
Cette offre gratuite, généreuse et magnifique sans
contrepartie, de nous avoir déjà remplacé en enfer
il y a 2000 ans dans les heures précédant sa
résurrection, s'accomplira en chacun de ceux d'entre nous qui
l'acceptera pendant sa vie sous la forme d'une pieuse démarche
de foi fervente, gratuite et arbitraire, inspirée de Dieu, en la
véracité de cette histoire incroyable dont rien n'indique
l'authenticité, de Jésus qui a été
envoyé par Dieu
pour accomplir et nous révéler toutes ces choses; et qui
sera émerveillé par tant de bonté et de
sainteté. Révélation incroyable mais
généreusement conçue pour être clairement
à la portée de n'importe quel imbécile (surtout,
que personne n'imagine que Dieu puisse favoriser moindrement les gens
plus sérieux et intelligents à cet égard, quelle
horrible idée ce serait). Cela afin de satisfaire totalement les
exigences de l'indiscutablement universelle bonté et justice de
Dieu, que la vie éternelle à laquelle la foi en
Jésus est indispensable, soit offerte à tous: il est
en effet à portée de tous de se mentir à
soi-même en faisant semblant de savoir ces choses sans preuve: il
suffit d'être assez con et
malhonnête pour cela. Bien évidemment,
l'opportunité de cette foi est aussi offerte à tout
esprit honnête sans qu'aucune vraie bonne raison ne vienne jamais
réellement y faire obstacle en l'esprit de qui la recherchera
sincèrement, puisque précisément ces choses sont
vraies, et qu'il ne saurait exister de vraiment bonnes raisons à
l'encontre de la vérité. Dès lors, il est clair et
inutile d'aller vérifier plus avant que ceux qui
prétendraient avoir de bonnes raisons de croire le contraire ne
peuvent être forcément que des esprits pécheurs,
durs de coeur, fermés d'esprit, rebelles à Dieu et en
train de se fourvoyer, qui méritent
bien l'enfer qui les attend.
De plus, l'infinie bonté de Dieu,
c’est aussi le libre choix qu’Il nous laisse gracieusement de notre
destinée: Dieu
souhaiterait que tout homme soit sauvé, tout en sachant que cela
n'arrivera qu'à bien peu d'entre nous, car Il n’oblige personne
à
accepter la Vie Eternelle contre son gré. Il respecte en effet
absolument le choix de ceux qui
ne veulent pas être sauvés mais préfèrent se
fourrer le doigt dans l'oeil librement en toute connaissance de cause
(la Bonne Nouvelle étant publiquement annoncée à
tous et nul ne pouvant dès lors l'ignorer), en rejetant
ingratement et délibérément cette offre
généreuse à coup d'incrédulité
envers l'existence réelle de celle-ci, afin d'aller en
enfer suivant Sa Justice, car même le
plus petit péché commis condamne son auteur à
l’enfer.
A quoi bon tenter de remédier aux péchés de
l'homme ou aux souffrances
du monde ? Nous n'aurions de toute façon pas le temps de
profiter du
résultat avant de mourir et d'être envoyé en enfer
à cause de notre
nature pécheresse. En effet, pour aller au paradis, le seul
moyen est
de plaire à Dieu en nous conformant à Ses Saints
commandements, de
toute façon pas de discussion ya rien à comprendre, c'est
lui le chef
qui sait tout mieux que nous et si vous prétendez fabriquer
votre
propre mission au lieu de celle qu'il a révélé
pour nous par son Fils,
il vous laissera libre de le faire en ne venant pas vous contredire en
face parce qu'il est gentil et ne veut surtout pas vous contrarier pour
vous laisser ainsi une dernière chance de l'aimer, mais par
contre ensuite par derrière, une fois qu'enfin vous serez mort,
sans défense corporelle, et que personne sur terre ne pourra
plus vous entendre crier: si
vous ne vous êtes pas repenti à temps de l'orgueil de
votre entreprise, si vous ne vous êtes pas converti, n'avez pas
été ébahi par la magnificence de Ses oeuvres et de
Ses révélations, que vous n'avez pas eu la plus haute
opinion de Lui ou
que vous n'avez pas témoigné de votre confiance en Lui
par votre foi inébranlable en le fait qu'Il a réellement
dit ce qu'une source invérifiable prétend qu'Il aurait
dit, que vous auriez eu le culot d'en mettre en doute
l'authenticité... alors il sera désormais trop tard pour
le faire ou que Dieu puisse encore agréer votre repentir: pan
pan culot vous irez en enfer, et il n'y aura
plus de miséricorde !
De toute façon, péché et souffrances ne sont soit
qu'irrémédiables fatalités (héritées
du péché d'Adam, ou du fait que le monde est
gouverné par le diable), soit l'expression de la volonté
de Dieu; et
maudit soit
l'orgueilleux qui oserait se croire supérieur à
Jésus en y cherchant
une solution un tant soit peu globale, et contester la bonté
divine qui a voulu que ces choses soient ! l'existence de la souffrance
prouve à elle seule qu'elle a un sens (même si
personne ne connait ce sens) ou que l'homme la mérite par son
péché; car Dieu a fait toutes choses parfaites !
Même le péché (concept
vague et général qu'il n'y a pas à tenter de
préciser, symbolisant tout ce qui dans l'homme
serait à
l'origine du mal, surtout ne pas chercher à comprendre comment
ni
pourquoi) étant de toute manière
irrémédiable, y
compris celui du chrétien, il n'y a pas lieu d'y chercher le
moindre
remède, seul Dieu est habilité à changer notre vie
si Sa bonté le lui chante (dans le cas contraire, encore une
fois il n'y de toute façon rien à dire car c'est lui le
chef).
Non, notre unique mission à tous pour laquelle Dieu nous propose
généreusement de le suivre au cours de notre vie
terrestre, à quoi nous devons nous consacrer, la seule chose qui
donne sens à la vie, tout l'idéal auquel nous devons
consacrer nos moindres désirs et l'attention de notre être
au cours de notre
vie terrestre: croire et consacrer le reste de sa vie à
propager, suivant l'appel de Dieu, cette histoire de Jésus comme
la Vérité absolue, rejoignant ainsi l'Alliance avec la
bonté de Dieu dans la guerre entreprise par Celle-ci contre des
instances particulières de l'exercice de la plus monstrueuse
horreur de l'univers
qui surpasse toute autre monstruosité, la plus absurde
et insoutenable, pire encore que le péché d'Adam et tous
les péchés de
l'humanité réunis: la terrible Justice de ce même
Dieu prête
à s'abattre dans l'au-delà sur les défunts qui
n'auront pas rejoint cette même Alliance avec Lui.
L'objectif exclusif visé au cours de cette Sainte Guerre
étant que, nous-mêmes et un par un individuellement, nos
proches qui nous seront pour cela infiniment reconnaissants, soyons
exemptés des justes coups de cette Cosmique Terreur en vertu de
notre foi en Jésus pour la vie éternelle, et passions
ainsi le reste de l'éternité à chanter les
louanges de ce Dieu dont ceux qui par ailleurs seront restés
incrédules ou qui auront
cru à toute autre doctrine envoyée
par le diable pour tromper les hommes et les priver du salut,
continueront de subir les châtiments éternels.
Et puis, après avoir laissé les espèces vivantes
et les hommes souffrir du péché et de la misère
jusqu'ici, Jésus va enfin bientôt revenir et
détruire la terre pour surtout éviter à
l'humanité de s'enfoncer dans le péché de la
paresse et de la jouissance d'une vie plus confortable que les
technologies s'apprêtaient enfin à lui offrir, et aussi
accessoirement pour effacer soigneusement toute trace des dégats
écologiques auxquels Son infinie Sagesse ne nous a pas
appelés à remédier.
(Petite précision sur mon avis sur le sens de l'amour, au
contraire des idées ci-dessus: le
véritable amour ne doit pas consister à laisser quelqu'un
se faire du mal, en tout cas pas irrémédiablement, mais
seulement peut-être provisoirement pour qu'il en tire
leçon, puis à l'en protéger même contre son
gré, puisque personne ne veut réellement se faire du mal.
Si nous nous faisons beaucoup de mal, et si beaucoup font du mal aux
autres et seront obligés de le regretter, c'est qu'il y a des
problèmes techniques et que l'ordre des choses a vraiment des
problèmes; qu'il est de notre devoir de tenter d'y
remédier; et que la meilleure foi est celle qui consiste
à croire que ces tares qui affectent l'ordre des choses pourra
et devra cesser ou du moins se réduire fortement; ce qui devrait
d'autant plus fortement nous exhorter à travailler pour
découvrir et hâter cette issue
que même avant de la connaître on
devrait croire possible par la foi en la bonté de Dieu.)
Présentation synthétique de la vision du monde
chrétienne modérée
Après avoir laissé la vie terrestre jouir de la
liberté de sa misère pendant des milliards
d'années sans lui avoir fait le moindre coup de pouce
créationniste ou autre, le Fils de Dieu s'est un jour subitement
décidé de venir s'incarner et mourir sur la croix dans la
dernière espèce la plus puissante, celle qui allait
bientôt se mettre à détruire
l'écosystème. Pourquoi donc ? Pas pour sauver
celui-ci, ni pour indiquer, comme il aurait pu, aux hommes de
bonne volonté les moyens de construire un monde soulagé
d'une part appréciable de ses nombreuses souffrances. Non. Dieu
aurait fait tout cela pour le seul amour du fait de nous faire un petit
coucou et nous dire qu'il nous aime, mais surtout ne rien écrire
de clair et de précis à destination des
générations futures: le Fils bien-aimé de Dieu est
seulement venu se fatiguer à faire en cachette, à une
époque dépourvue des technologies adéquates de
peur d'y laisser des traces crédibles (ce qui aurait eu l'effet
catastrophique de violer notre liberté de conscience), les
miracles les plus
extraordinaires de tous les temps conformément à ce que
les hommes avaient déjà imaginé dans leurs mythes
précédents, rien que pour prouver sa divinité et
l'importance de ses paroles à ceux qui auront la fantaisie de
croire en l'authenticité du récit de ces miracles. Il est
venu ainsi s'adresser exclusivement à cette espèce
animale-là dans le propre langage de celle-ci, leur dire des
choses facilement accessibles aux plus simples d'entre eux, qu'ils
pouvaient facilement imaginer, comprendre et retransmettre, comme
l'idée que seuls des espèces animales ils étaient
faits par Dieu à Son image, que nous sommes libres et
responsables de nos actes, et qu'il nous invite à rendre
à César ce qui est à César et à
vivre en suivant chacun sa conscience, de sorte que cela finisse
par s'imposer de soi-même dans ce troupeau face aux paroles de
tant d'autres messies a priori semblables au départ. Il n'a rien
écrit par lui-même, de peur que les
générations suivantes aient la moindre chance de savoir
précisément ce qu'Il aurait voulu dire, mais a
préféré confier à d'autres le soin de bien
déformer ses dires au gré de leur humeur et de la culture
de l'époque, pour que soit donné libre cours aux
entreprises de récupération à l'infini de ses
paroles par divers groupes et institutions prêts à
perpétrer bien des massacres en son nom. Quant à tous
ceux que cette affaire stimulera à tenter
désespérément de
reconstituer à coups de réinterprétations à
l'infini ce qu'il aurait vraiment voulu dire (c'est-à-dire de
toute façon pas grand-chose de bien important), cela leur
offrira l'opportunité de donner libre cours à leur
imagination créatrice. Ainsi
a-t-il invité pour les siècles des siècles les
hommes à réjouir leur coeurs en mémoire de Son
amour par la contemplation pleine de dévotion, de ce nuage de
fumée qu'il a ainsi
soulevé un jour dans l'Histoire.
Liste des arguments
Analyses développées sur les fichiers liés:
(Introduction
à la conversion: quelques autres questionnements
existentiels qui mènent à envisager de devenir
chrétien)
La bonne
nouvelle de l'Evangile : comme son nom ne l'indique pas, voici des
preuves que l'Evangile, s'il voulait se garder d'une
malhonnêteté flagrante dans sa démarche, ne devrait
en aucun cas être présenté comme une bonne
nouvelle; ainsi donc il porte la marque de sa
malhonnêteté dans son nom même.
"Preuves
historiques" et valeur prophétique de la Bible - autre réfutation
d'un texte de prétendue preuve en anglais
Quelques réfutations du christianisme évangélique
en
bref par des arguments théoriques simples, clairs, pleins de
sens, solides et rigoureux, mais jugez-en vous-mêmes...
Résumé des
principales réfutations de la Bible
L'alternative
au nihilisme et les conversions "miraculeuses" -
Cohérence "miraculeuse" de la Bible et élégance
théorique
Croire pour
être sauvé
Logique
rationnelle contre logique chrétienne: "La foi n'est pas une
affaire d'argument", mais prétend néanmoins que "la
vérité est unique"; mais en fait, laquelle de ces deux
logiques plane infiniment au-dessus de l'autre ?
La
rencontre personnelle avec Dieu
Recevoir
les dons du Saint Esprit
La foi
comme source exclusive du vrai bonheur, et autres promesses
indubitables de Dieu
Faire
la volonté de Dieu
Se
modeler au caractère de Dieu
Les 10
commandements pour le chrétien
Des
discussions par mail avec
des
chrétiens
Visite d'une
église évangélique pentecôtiste muni de
quelques tracts
;-)
Les miracles de
Jésus sous l'éclairage de la science
Témoignages
non
chrétiens.
Remarques diverses
Textes de portée plus large, qui néanmoins
complètent utilement la compréhension de ce sujet:
Mes positions sur quelques grandes
questions , dont des grands thèmes spécifiques sur
des pages séparées:
Une
inspiration, pas une théorie !: argument qui
s'adresse
aussi bien au christianisme qu'à Walsch et d'autres...
Conclusion
Résumé de ma position en 3 minutes
Pour résumer rapidement et faire ressortir le sens d'un
grand nombre des arguments contre le christianisme
développés
dans les textes joints:
Dieu existe, oui mais...
La "foi en Dieu" n'est pas Dieu, et ne nous éclaire pas sur les
vérités et volontés de Dieu, mais laisse l'homme
suivre toute orientation choisie ou imposée, biblique ou autre.
Par contre la foi en une doctrine particulière, en tant que
croyance adoptée par choix et traitée comme une certitude
sans
raison valable, est un acte de malhonnêteté par
excellence. S'il était établi qu'une parole est de Dieu,
la foi en la véracité de son contenu serait une
nécessité rationnelle et un devoir, par contre la foi
sans preuve qu'une parole est de Dieu comme d'autres croient qu'une
autre parole est de Dieu, est arbitraire et n'a rien d'hononable. Cela
tourne à la corruption lorsque croire et proclamer sans raison
des choses se fait pour un avantage ("pour être sauvé" ou
avoir les faveurs de Dieu). Mais, si jamais Dieu ressentait les injures
à Son égard, l'injure à Dieu serait plutôt
le fait de le croire et le prétendre reflété dans
ce
portrait que nous donne la Bible d'un Dieu abruti, sectaire et corrompu
nous demandant de croire à des sornettes et de pratiquer
l'aveuglement et la malhonnêteté intellectuelle au titre
de vie avec Lui sous peine d'un châtiment éternel.
Les
témoignages de gens qui ont vraiment vu Dieu en frôlant la
mort (NDE) réfutent notamment la doctrine de la
rédemption, montrant que le salut ne dépend pas des
opinions religieuses ou métaphysiques préalables.
Une poignée de serviteurs de Dieu vraiment
éclairés auraient su établir sur terre un monde
bien meilleur plus rapidement qu'on n'imagine. La dévotion n'y
suffit pas.
Un livre vraiment révélé de Dieu pour
guider notre
vie et lui donner un sens, aurait eu la sagesse d'impulser
collectivement l'humanité sur la voie d'un progrès fiable
et équilibré, en nous aiguillant notamment sur la
méthodologie et l'importance fondamentale du sens des
responsabilités (envers soi-même et envers autrui), des
facultés d'organisation, de
discernement et des
progrès des diverses connaissances humaines adéquates qui
au-delà de leur simple valeur morale et spirituelle comme
reflets de la sagesse divine, sont hautement nécessaires au
salut collectif de l'humanité dans sa destinée terrestre
et la préservation de son environnement.
(Ceci inclut bien sûr l'apprentissage du
discernement
nécessaire quant aux différences de dons et de chances
auxquels les humains peuvent être confrontés dans leur
destinée terrestre sur le plan individuel, afin d'assurer les
modalités d'intégration sociale, de valorisation humaine
ainsi que la reconnaissance et la gestion responsable des
difficultés individuelles des uns et des autres autant que faire
se peut. Il nous amènerait ainsi notamment à valoriser et
promouvoir l'exercice de chacune des facultés utiles à
l'humanité sur le plan pratique pour le bien collectif
tout en intégrant ceux qui seraient moins pourvus de telle ou
telle
de ces facultés, en insistant sur le fait que (ici comme face
à tant d'autres problèmes) toute considération
moraliste doit être reléguée au second plan au
profit d'un long travail de discernement et de la recherche approfondie
et persévérante d'une organisation adéquate.)
Il serait autrement plus intéressant que cette Bible
médiocre qui n'a de supérieur que les prétentions,
et qui ne séduit notre soif de vérité et notre
désir de bien faire que pour mieux les gaspiller au profit de
l'éloge inconsidéré de sa creuse doctrine et de
ses vaines promesses faussement spirituelles, substituts de Dieu
seulement propres à nous aveugler. Les critiques contre elle
sont diverses et sérieuses, encore faudrait-il y prêter
attention !
Pour le meilleur ou pour le pire,
Dieu a laissé la terre entre nos mains sans instruction.
Réfléchissons:
en y travaillant sérieusement, nous pourrions
faire
bien mieux dans la compréhension de la vie et de l'autre, et la
construction d'un monde meilleur.
Voir aussi
Liens d'opinions dont sites de
critique du
christianisme. En particulier l'argumentaire en anglais Debunking
Every Argument of
Christian Fundamentalists and Evangelists : assez complet, aux
nombreux arguments bétons, suvent moins philosophiques mais plus
rigoureusement factuels que le mien.
Discussions de forum au sujet de ces pages de critique du
christianisme
Forum philosophie sur ce site, où il y
eut quelques discussions avec des chrétiens:
Copie de l'autre forum religion qu'il y
avait sur ce site
Article
Agoravox sur l'historicité du récit des évangiles
entrée dans
le
forum laïque assoaime.net (janvier 2006) où est
noté le rapprochement avec l'islam
discussion dans
le forum des jeunes chrétiens de Suisse-Romande initiée
par une jeune déconvertie suite à l'exploration du
présent site
discussion
dans le forum topchrétien
Autres chapitres philosophiques en rapport:
Métaphysique
Liberté, hasard, destin, causalité
Critique de "Conversations avec Dieu" de Neale
Donald Walsch
Autres pages de ce site:
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chrétiens tentés de répondre trop vite)