Mes convictions, ma démarche philosophique

Convaincu de l'existence d'une vie après la mort, (et aussi plus ou moins de l'existence de Dieu même si ce n'est pas très clair dans les détails, surtout vis-à-vis des observations pratiques du monde) non chrétien (ex-chrétien ayant finalement réalisé la fausseté de l'idéologie chrétienne), d'esprit scientifique, voici une mise au point sur mes différentes positions et démarches par rapport à quelques thèmes et problèmes philosophiques et théologiques fondamentaux. Ce faisant j'insisterai sur les différences d'avec certaines manières de pensée chrétiennes et autres idées couramment répandues, et ma critique de celle-ci. Pour être clair je vais détailler les différents thèmes séparément même si plusieurs de ces questions convergent parfois vers une même explication sous ses différentes implications.

En bon rationaliste, je ne "crois" rien: je médite et j'observe afin de ne déclarer mes conclusions que lorsqu'elles sont solidement fondés sans risque d'erreur.
Je suis devenu rationaliste non par choix ou postulat, mais parce que la constatation de la supériorité générale de la démarche scientifique (armé d'une indispensable finesse d'esprit logique) sur toute autre démarche, s'est finalement imposée à moi. Qu'on ne se méprenne pas: je parle d'un rationalisme de méthode, de mode de pensée, à savoir consistant à faire effectivement le meilleur usage possible usage de la raison. Non d'un rationalisme idéologique qui consisterait à croire toutes choses seraient rationnelles, ni encore moins qui consisterait à se croire soi-même rationnel. Ainsi, j'emploie la raison, non pas parce que les choses seraient rationnelles, ni que je les suppose rationnelles, mais parce qu'en ce qui me concerne, à force de réflexions et d'expériences, il s'avère que ça marche: j'ai pu ainsi obtienir des réponses fiables à la plupart des questions que je me pose, et qui souvent réfutent les thèses de ceux qui dénigrent la raison.

Voir aussi, ce petit résumé de mes positions en anglais

De la croyance, et de l'existence de Dieu

Si on me demande: Dieu existe-t-il ? je répondrai oui. Mais si on me demande: êtes-vous croyant ? je répondrai non. Je n'aime pas en effet le terme de croyance quand on parle de l'existence de Dieu.
En effet, je pense que l'idée de l'existence de Dieu n'est pas essentiellement une croyance hasardeuse du genre qui se ferait suivant les circonstances, les motivations personnelles et les avis des autres, mais elle est une intuition fondamentale de notre esprit, que certains perçoivent, d'autres non. Enfin, presque fondamentale. Plus précisement, notre esprit peut plus ou moins présenter certaines intuitions métaphysiques (à la base, l'intuition de notre propre existence et du fait que cela signifie quelque chose de réel et non une simple abstraction) qui restent à discerner, à mettre en relation avec d'autres concepts. Le problème est qu'il s'agit de notions fondamentalement non rationnelles, auxquelles notre esprit rationnel est fort mal adapté. De fait, tout ce que nous pouvons dire, savoir ou comprendre sur cette terre est fondamentalement rationnel, d'une manière ou d'une autre, et nous ne pouvons quasiment rien faire de plus. Les notions métaphysiques ne sont qu'une petite et rare exception. Et comme l'exception confirme la règle, je n'ai rien trouvé de mieux pour présenter (voir texte en lien ci-dessus) ces concepts non-rationnels que sous la forme d'une présentation rationnelle. Il va de soi que cette présentation rationnelle ne represente pas tout-à-fait fidèlement la nature non-rationnelle de ces concepts, mais exprime du moins de facon à peu près correcte en quoi ils ne sont pas rationnels justement. Car on ne peut précisement examiner que ce qui est ou serait rationnel, et ainsi indirectement seulement, ce qui est non rationnel par la négation de ces propriétes. La nature profonde des motifs de ce qui est exprimé ne se trouve pas dans le texte, mais est a intuiter en s'inspirant du texte; autrement dit, le texte enonce quelques proprietes rigoureuses, qui sont conséquences de ces choses non-rationnelles et ne pourraient l'être de choses totalement rationnelles. Le texte vise à tenter de réveiller une certaine intuition (de ce qui peut motiver ces proprietes) et la conscience de quelques-unes de ses significations connexes. Suivant les personnes, cela peut ou non marcher.
Ainsi je ne cherche pas ici à démontrer l'existence de Dieu, mais à faire un travail plus fondamental, qui est d'exprimer ce que cette notion d'existence de Dieu signifie. Il serait absurde en effet de tenter de démontrer une proposition ou de discuter de son éventuelle indecidabiliité avant d'avoir pris la peine de formuler son énonce avec toute la précision nécessaire. Or, mon impression quand je lis des positions athées au sujet de l'existence de Dieu, est qu'il y aurait au départ un malentendu sur l'objet de la discussion. Dieu n'est pas quelque chose en plus qui s'ajouterait à l'univers en option, il est la nature de l'univers lui-même et de nos consciences, leur existence même, leur connexite et leur unité. L'existence de Dieu est-elle démontrable ? Cette question est bien périlleuse. En un sens, je dirais que dans l'absolu, l'existence de Dieu serait démontrable modulo des discussions plus ou moins périlleuses sur les différents aspects et réinterprétations de la notion de Dieu. Seulement nous ne sommes pas dans l'absolu, mais sur cette terre avec nos limitations, et il peut être très difficile de s'expliquer. La notion de Dieu étant une notion non rationnelle tandis qu'une démonstration devrait être rationnelle, elle se fait en gros par l'absurde, de la manière suivante: Si Dieu n'existait pas, alors... si tout n'était qu'objets rationnels, l'univers serait fondamentalement indistinguable du néant, une pure abstraction. Et sinon ? avec une certaine notion de Dieu, l'existence des choses et leur connexité peuvent prendre de l'épaisseur, notre intuition existentielle et de l'existence du monde peut prendre forme et pertinence comme nous les vivons... et sinon ? euh, que proposeriez-vous s'il vous plait ?....
Suivant les points de vue, l'existence de Dieu peut sembler ou non démontrable. La question de la démontrabilite ou de la conviction de l'existence de Dieu n'a rien de fondamental, elle est circonstancielle, vague et glissante, elle n'est rien qu'un accident sans signification, il n'y a aucune philosophie qui puisse se fonder sur une telle indecidabilité. Peut-être un jour l'existence de Dieu sera-t-il universellement reconnue comme démontrée, qui sait ? Le monde n'en sera pas pour autant bouleversé.
L'idée de Dieu n'est donc pas une croyance, mais la perception et la reconnaissance par notre intuition existentielle, faible et actuellement obscurcie (dans notre condition terrestre) d'une certaine réalite. Cette intuition étant obscurcie, le risque est grand de lui associer par mégarde d'autres idées arbitraires qui n'ont rien à voir, mais en laissant entendre a tort que ce serait de la même nature spirituelle.
Le vocabulaire de "croyance" ou de "foi" pour qualifier la conviction de l'existence de Dieu, est une confusion, un piège tendu par la religion chrétienne pour maintenir son pouvoir sur ceux qui trouvent que Dieu existe: les nommant croyants, elle les appelle à croire en même temps à sa doctrine, laissant bien peu de place dans les esprits à d'autres options. C'est un élément de la grande strategie inconsciente (effet du darwinisme des systèmes de pensée) d'illusionnement développée depuis le début par la religion chrétienne qui a conditionné la création, l'évolution, l'usage et l'interprétation de certains mots et certaines notions qu'elle emploie, dans toutes les sociétés occidentales depuis 2000 ans, et ce conditionnement est ce qui sert au maintient de cette religion par son pouvoir de discréditer ceux qui tenteraient de la contredire en s'exprimant dans son vocabulaire. Le danger, c'est de confondre sous le même mot de "foi", d'une part l'adhésion à la doctrine biblique prétendument parole de Dieu ou autre doctrine du même style, d'autre part le fait de répondre "oui" à la question "Dieu existe-t-il" ou "y a-t-il une vie après la mort", avec aussi l'idée connexe d'avoir confiance en Dieu (car Dieu est digne de confiance, n'est-ce pas ? surtout pour la vie après la mort on en a besoin). Ca devrait n'avoir aucun rapport, et pour moi maintenant ça n'a aucun rapport.
Je ne crois pas qu'un pur système matériel puisse jamais avoir comme nous conscience d'exister. Je ne crois pas que notre conscience puisse et doive sombrer dans le néant au seul prétexte de la décomposition de notre corps physique. Je ne crois pas que cela ait quelque sens que ce soit à parler de l'existence d'un univers s'il n'y avait pas un Dieu pour le concevoir ni d'êtres vivants pour l'observer (or il n'y avait pas d'organisme biologique aux débuts de notre univers et pourtant il existait). Je ne suis donc pas croyant.

Par conséquent le titre de cette page est un peu inapproprié. Une bonne formule serait : "Mon avis sur les questions fondamentales sur la vie et le monde, notamment en réponse aux doctrines religieuses et autres idées répandues"...

Ma conception de Dieu

Dieu est une "conscience" (entre guillemets à cause du simple fait que nous n'avons guère l'habitude de discuter d'une conscience qui ne soit humaine) universelle, connaissant parfaitement toutes choses présentes et passées, et telle que la réalité de ces choses présentes et passées elle-même se confond avec le fait d'être ainsi connues, et donc on peut dire, conçues. De son point de vue, parmi ces choses conçues, le plus "intéressant" sont les consciences comme par exemple les nôtres, parties vivantes de Dieu.
La concience ne peut pas être comprise et décortiquée comme un objet rationnel, ce qui n'empêche pas la raison de mener à l'occasion des approches partielles utiles de questions particulières.
Dieu est donc, en lui-même, qualifiable de "personnel" au sens de conscience, et tel qu'on pourra (éventuellement) rejoindre après la mort.
Cependant hélas, cette conscience universelle s'avère en pratique désespérément muette et inaccessible au cours de la vie humaine à toute approche religieuse, fait étrange et par certains égards infiniment regrettable, dont les raisons et le contexte restent à élucider.
Dieu s'avère non pas tout puissant, mais au contraire totalement impuissant vis-à-vis des évènements terrestres.
La ligne téléphonique est coupée, n'ayant de toute façon jamais existé par ici, nous n'y pouvons rien et les conséquences sont très graves.

 Y a-t-il un seul Dieu, ou bien une Trinité, ou encore une multiplicité de Dieux suivant des concepts polythéistes ?

La question m'apparaît sans objet, car les droites parallèles se coupent à l'infini.

Pouvoir de la raison, transcendance de Dieu et révélation

Les chrétiens protestants se plaisent à répéter que la raison humaine ne peut pas connaître Dieu, et plus généralement ne peut pas tout connaître. Certes la raison ne peut pas tout, et il y a des réalités au-dessus de ce qui est rationnel, que parfois nous entre-apercevons. Ils disent aussi que pour connaitre Dieu il est nécessaire que Dieu se révèle. Pendant une période j'ai suivi la démarche chrétienne, de chercher Dieu et sa révélation. Je n'avais a priori rien contre cette idée, que par une demarche non rationnelle on pouvait accéder à une connaissance de Dieu au-delà de la raison. Mais la longue expérience et l'examen approfondi de tout cela m'a finalement amené à conclure que cela ne mène a rien, et que par contre c'est la raison qui donne toujours les meilleurs résultats et la meilleure approche de la vérite, en dépit du mépris que nombre d'hommes lui vouent. La principale justification que je vois défendable à ce mépris est que ces gens n'ayant pas la chance de savoir raisonner correctement, vouloir à tout prix raisonner par eux-mêmes ne les menerait souvent nulle part, et il est mieux approprié pour eux de faire confiance à ceux qui savent mieux penser qu'eux (une sorte d'acte de foi ?), non par principe, mais pour des raisons pratiques, parce que d'autres par leur raison plus développée savent mieux qu'eux. Mais alors ils devraient honorer la raison et ceux qui en sont pourvus, et non les mépriser suivant les prétendues paroles de Jésus !
Certes la raison ne peut pas tout, mais la négation de la raison au nom de la révélation divine s'avère mener à moins que rien, et à l'erreur. Les chrétiens prétendent détenir des vérités révélées que la raison ne peut pas juger car elle ne connait pas Dieu, mais en quoi ces "vérités" consistent-elles, et d'après quoi ces chrétiens les jugent-elles: n'est-ce pas là une suite d'énoncés bien humainement formulables qu'ils ne peuvent évaluer que par des méthodes humaines ? Le réductionnisme dont ils accusent la démarche rationnelle par rapport à Dieu (en fait la démarche rationnelle ne s'adresse pas normalement à la connaissance de Dieu, mais ils veulent absurdement juger toute chose par son pouvoir d'approcher Dieu) est d'abord un réductionnisme qu'ils commettent eux-mêmes, par leur prétention de voir la vérité sur Dieu contenue dans un livre. Et aussi par la manière réductrice dont ils parlent de la raison, comme si c'était une chose petite et étriquée ayant des prétentions à réduire le réel, alors qu'en réalité c'est tout un vaste monde et une démarche ouverte.
Ils prétendent que, sous prétexte que leurs vérités seraient révélées de Dieu, elles seraient hors de portée de la raison, et accusent la raison de parler de ce qui serait hors de sa portée: si ces choses ont pour seul objet Dieu, et que la raison ne peut connaître Dieu, alors la raison ne peut pas juger de ces choses. Certes, mais au prétexte de cela, ils commettent l'erreur monumentale d'appeler ou de traiter ainsi comme inaccessibles à la raison comme s'il s'agissait d'énoncés sur Dieu seul, plein d'affirmations qui en réalité portent sur plein de choses de la vie et du monde. Car de toute manière rien de ce qu'il croient savoir sur Dieu par foi ou révélation (et plus généralement, rien de ce que quiconque peut parler de quelque manière que ce soit) ne concerne réellement Dieu lui-même, ou bien ce sont des choses fausses (d'un ridicule qui peut aussi se déceler par la raison humaine). Notamment des choses dont ils témoignent haut et fort, en supposant implicitement que tout le monde comprendra, tellement c'est clair et contenu dans leur témoignage. Or, si c'est si clair que ça, comment la raison ne pourrait-elle pas l'appréhender alors ? En gros, ils font de la prose en proclamant haut et fort que ce n'est pas de la prose mais que, sous prétexte de son origine supposée divine (par exemple biblique) et donc extraterrestre, ce serait du ressort exclusif de la connaissance de Dieu, et que qui ne connaît pas Dieu (= par hypothèse, quiconque n'est pas d'accord avec soi) ne peut pas en juger. De deux choses l'une: ou bien un témoignage est clair et décisif pour toute personne honnête qui en prend connaissance, ou il ne l'est pas. Si ce l'est, c'est une donnée rationnelle aussi. Si ce ne l'est pas, dans la mesure où malgré cela le témoignage se prétend clair sans s'excuser de sa difficulté ou de son incapacité à exprimer quoi que ce soit, il n'y a donc pas de témoignage honnête du tout mais de pures affirmations gratuites et arbitraires, parfaitement expliquables par la bêtise pure. Le problème est que, au fond, les vérités qui seraient véritablement transcendantes, relevant de la connaissance de Dieu seul et inaccessibles aux discours critiques, ne seraient généralement même pas exprimables. Sans vouloir en diminuer la valeur, je suis en effet au regret de devoir me contenter des énoncés humainement formulables: si une chose n'est pas formulable, il n'y a rien à en dire, et quand on n'a rien à dire on la ferme. La Bible étant un livre de mots humains, tout ce qu'elle dit est humainement formulable. Les témoignages chrétiens qui sont racontés, sont humainement formulables. Si une chose est humainement formulable, elle est visible et descriptible. Certes son étude peut éventuellement être difficile, mais la science ne recule pas devant les difficultés. Si une chose est humainement complexe, ainsi soit-il, cela ne l'empêche pas d'être formulable. S'il s'agit d'un énoncé de phénomène général sur la vie ou sur des relations entre évènements vécus particuliers, il doit être possible de faire des statistiques pour vérifier la corrélation. Certes les statistiques ne sont pas une science très exacte, et il y a tout-à-fait moyen de dire des âneries en son nom. De même pour d'autres démarches rationnelles: il a pu très bien souvent arriver que des gens disent des âneries au nom de la science, comme par exemple affirmer que les expériences proches de la mort sont des hallucinations produites par les dérèglements du cerveau. Mais ce n'est pas parce que des gens raisonnent de travers que principe même de tenter de raisonner soit compromis pour autant. Le but du raisonnement est de tenter de discerner des vérites certaines, ou qui résultent avec certitude des hypothèses données sans en faire insidieusement d'autres au passage. S'il y a des gens qui au nom du raisonnement proclament des conclusions biaisées dépendant d'hypothèses cachées, c'est qu'ils ne savent pas raisonner correctement, quelles que soient leurs intentions profondes, de sorte que ce n'est pas de la science. Ainsi, s'il y a des phénomènes suffisamment observables pour pouvoir en témoigner, il doit aussi être possible de faire des statistiques à ce sujet par l'étude d'un échantillon de population suffisamment large. Une population et des évènements sont certes mal réductibles à des tableaux de nombres, mais critiquer la science pour l'inutilité de tableaux de statistiques qui ne comprennent pas la richesse et l'humanité du réel, ce n'est pas reconnaitre justement que la science est réductionniste, mais c'est répandre une vision réductionniste de la science. Si des phénomènes ne sont pas réductibles à un tableau de statistiques, ainsi soit-il. N'exprimons pas l'étude par un tableau de statistiques mais par dix mille témoignages de trente pages chacun, que chacun pourra ensuite étudier de toutes les manières qu'il voudra. Eh quoi, cela ne serait-il plus de la science ? Je le répète, la science n'a pas peur des montagnes de données multiformes. Il y a des domaines et résultats en mathématiques qui ont nécessité des centaines ou milliers de pages de démonstrations, et il a fallu vérifier qu'aucune erreur n'y était glissée. Les tonnes d'observations à compiler foisonnent également en physique des particules et en astronomie. C'est aussi ça, la science. Si des masses d'observations nécessitent pour leur synthèse d'être réduites à un petit nombre de variables entraînant des erreurs, la marge d'erreur peut aussi être évaluée. En tout cas, même si on ne peut pas tout évaluer avec précisions, la présence ou l'absence de corrélation entre évènements soi-disant réliés peut très souvent être vérifiée ou réfutée.

Il n'y a pas d'opposition profonde entre la raison et l'esprit au-dessus qui lui échappe, car l'esprit est indivisible et la raison en émane. De même que la matière à l'état pur serait néant et n'existerait pas vraiment, de même la raison coupée de l'esprit n'existerait pas non plus. C'est l'esprit qui anime la raison, qui permet à la raison de se transcender elle-même et ainsi d'avancer. La raison est l'art de penser de la manière la plus précise possible dont nous disposons actuellement, par lequelle nous pouvons le mieux tenter d'approcher la vérite. La vérité ne se définit pas par la raison, mais la raison se définit comme étant ce qui permet d'approcher la vérité, sa compréhension et sa reconnaissance en tant que vérité, en vérifiant précisément toutes les affirmations, en traquant inlassablement tout risque d'hypothèse cachée qui induirait en erreur. La raison n'est pas une hypothèse, mais tout au contraire l'art de purifier le plus complètement possible ses pensées de toute hypothèse qui ne serait pas explicite. Et aussi, l'art de la précision des énoncés et de la prise en compte de la complexité.
Une manière de penser réductrice serait limitée, mais la vraie raison est celle qui est animée et sans cesse renouvelée naturellement par l'esprit afin de n'être pas réductrice. Les tentatives de réduction sont indispensables à la compréhension du réel dans notre condition humaine car notre pensée est de toute façon extrêmement limité en comparaison des complexités quasi-infinies du réel, et le problème de la raison est de discerner et mettre en oeuvre les modes de réduction les plus pertinents, ceux qui permettent d'extraire de l'infinie complexité du reel les informations les plus fidèles et fiables possibles qui nous intéressent.

Les limites de la raison humaine

Bien sûr qu'en principe, d'un point de vue métaphysique, la raison est limitée, au sens qu'il y a des aspect de la réalité dont la nature n'est pas rationnellement définissable: les sentiments, la musique; des certitudes qui ne peuvent pas être rationnellement justifiées faute de pouvoir en expliquer les motivations, comme l'affirmation de notre propre existence et du fait que cette affirmation a un contenu qui le différentie de sa négation; que nos souvenirs ne nous trompent pas, en sorte de pouvoir affirmer la conclusion d'un raisonnement sur la base du fait que ce raisonnement a réellement été mené et vérifié. Ainsi la raison ne peut exister que fondée sur des choses non rationnelles.

D'autre part, pour les questions d'ordre purement rationnel elles-mêmes, à savoir les questions mathématiques, on a rationnellement découvert des limites à l'acte rationnel, par le théorème d'incomplétude de Gödel, incluant le fait qu'aucune modalité particulière d'application de la raison (une théorie axiomatique des ensembles par exemple) n'est capable de justifier sa propre cohérence, de sorte que son utilisation repose sur un certain acte de foi, néanmoins motivé par des raisons intuitives: des raisons non strictement rigoureuses, mais tout de même raisonnables, qui s'expliquent d'une certaine manière et relèvent donc de la raison en un sens plus large, qui est d'ailleurs le vrai sens de la raison.

Mais ce n'est en pas pas là les plus importantes limites pratiques de la raison. Les limites de la raison auxquelles le monde est le plus durement confronté en pratique, n'ont rien à voir avec les limites de principe en un sens absolu, idéal, mathématique, mais ce sont des limites conjoncturelles, pratiques, relevant de notre condition d'homme: à savoir les limites de raison humaine. Quelles sont les limites de la raison humaine, autres que celles de la raison idéale ?

N'oublions pas en effet que l'homme vient à peine de descendre du singe, en un laps de temps ridicule en regard de l'histoire de la vie sur Terre. L'homme est donc encore essentiellement un animal, et toute question qu'on se pose sur l'homme devrait d'abord être posée au sujet de l'animal. La question devient alors: mais quelles sont donc les limites de la raison animale, autres que celles de la raison idéale ? Comment cela, y aurait-il beaucoup de choses qui échappent à la raison animale, sans pour autant être des choses irrationnelles en un sens absolu ? Dans ce cas, pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'homme ? De fait, il en va clairement de même pour l'homme. Comment donc, vous ne seriez pas au courant ? Mais si pourtant, c'est clair et évident, et ça se fait sentir très lourdement sur la société: le fait que la raison humaine n'est pas la panacée de la raison, comme la raison animale n'était déjà pas la panacée de la raison puisqu'elle était dépassable par cette misérable petite avancée qu'a constitué l'évolution du singe en homme. L'intelligence peut croître par évolution, qui a pu procéder par diversification et sélection naturelle des individus les plus intelligents. La sélection étant toujours possible, la possibilité de principe d'une croissance de l'intelligence au cours de l'évolution, et donc de l'acquisition d'une rationalité supérieure à son niveau du moment, provient du fait que les caractères positifs en question apparaissent naturellement par diversification (j'ai dit: la possibilité d'une telle croissance, non sa réalité, qui nécessiterait que la sélection des plus intelligents soit effectivement mise en oeuvre, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui). Or, personne ne nie qu'il apparaît naturellement dans l'humanité une diversité criante entre les niveaux de rationnalité des uns et des autres, quelques individus étant notamment aptes à porter le progrès scientifique et technique, tandis que les autres demeurent lourdement incapables de les suivre. CQFD

Ainsi donc, si quelqu'un prétend parler sagement des limites de la raison, il faudrait au moins qu'il ait la décence de préciser: oui, mais la raison de qui ? Peut-être de sa raison personnelle ? Il peut être trompeur et prétentieux, en effet, de s'aventurer à parler des limites de la raison en général comme si elle était uniforme, sans envisager l'éventualité que la raison de quelqu'un d'autre puisse largement franchir sur un thème donné les limites expérimentées de notre rationnalité personnelle.

Une illustration de cette principale limite de la raison se trouve à la section 2.3.3. de ce texte.

Un bon moyen de susciter d'énormes progrès de la civilisation, serait d'inviter les physiciens théoriciens à s'occuper de philosophie et d'économie.

Voir autres remarques sur les limites de la raison

J'irais même plus loin en disant que s'il y a une manière permettant de transcender les limites des capacités cognitives habituelles de l'homme, d'ébranler les idées communément admises, de rompre tout le train-train quotidien, et d'aller explorer d'autres univers bien plus essentiels, fantastiques et vertigineux que celui des ombres et apparences sensorielles dans lesquelles stagnent la plupart des hommes, c'est bien la science. A savoir en l'occurence, d'une part les mathématiques, d'autre part la physique théorique en général et tous les développements de la physique quantique en particulier. Mais cette voie n'est pas ouverte à tous, à cause essentiellement des inégalités de capacités innées.

La science rate-elle les questions les plus essentielles ?

Un reproche courant contre la science serait que, bien que vraie de son côté, elle ne saurait répondre qu'à des questions superflues, et n'aurait pas de réponses aux vraies questions, celles sur le sens de la vie qui intéressent les gens.

D'abord quelques propositions de réponses lapidaires:

1) Vous êtes-vous déjà intéressé au sens de la vie d'une taupe ou d'un hippopotame ? Non ??? Les scientifiques ne s'intéressent pas non plus au sens de votre vie. Ainsi, les scientifiques s'intéressent à tout ce qui est beau, harmonieux, cohérent, plein de sens (enfin, parfois). Or, la vie de la plupart des gens (non-scientifiques) est une chose fade, absurde, désespérément vide de sens et inintéressante quoi qu'on en dise et quoi qu'on fasse. Voilà pourquoi elle n'intéresse pas les scientifiques.

2) Le sens de la vie c'est de faire quelque chose de personnel et d'original. Or, par la manière même dont vous prétendez requérir une réponse générale, une formule unique universelle à appliquer bêtement par tous pour donner un sens à leur vie, vous attendiez de trouver le sens de la vie dans un acte de suivisme standardisé sans orginalité. Il est normal que nul n'ait pu satisfaire à votre requête sauf à vous induire en erreur en élevant des vanités sur un piedestal comme savent si bien le faire les religions et le système scolaire, qui arrivent à vous faire avaler l'idée que les choses les plus merveilleuses et spirituellement élevées que vous puissiez faire pour donner un sens à votre vie, consisteraient à suivre des sentiers battus (d'une manière évidemment d'autant plus unique, personnelle et miraculeuse que ces sentiers battus sont aberrants). En particulier, des spiritualités comme le christianisme n'ont rien trouvé de mieux à proposer comme sens suprême de la vie, que celui de croire que le sens de la vie est de se persuader que la vie a un sens (en se moquant pas mal de chercher à savoir pourquoi); et souvent, que ce sens de la vie est de se persuader et de persuader les autres que le sens de la vie consiste à parvenir à croire et adhérer à cette même spiritualité. Et à prendre les malheureux et les suicidaires pour des imbéciles qui n'ont pas compris ou n'ont pas voulu comprendre que leur vie a un sens et une valeur inestimable (ou qu'ils n'avaient qu'à adhérer à cette spiritualité pour trouver un sens à leur vie), tout en se dispensant de tout effort de chercher à comprendre les véritables causes des malheur des malheureux, ni par quels moyens qui ne sont pas forcément déjà en oeuvre et qui nécessiteraient un travail collectif de la part de gens qui ne se sentent pas naturellement concernés à la base, il serait possible de leur fournir réellement les conditions d'une vie qui en vaille la peine. Bref, les spiritualités n'ont rien trouvé de mieux à proposer comme sens de la vie, qu'une rhétorique creuse bouclée sur elle-même et une dictature du faire-semblant.

3) Quelques explications plus détaillées:
(Copie de ce que j'ai écrit par ici) :Je reconnais qu'il y a une grande différence entre d'une part les questions du sens de la vie, ou encore de théologie et de foi, d'autre part des sciences exactes comme par exemple la physique théorique, qui fait que la raison n'a que très peu de capacité de conviction dans la première tandis qu'elle a eu des succès spectaculaires accompagnés d'une réalisation d'un bon consensus à force de dialogue discursif dans la seconde (ce qui d'ailleurs prouve que la raison n'est pas totalement vaine mais peut bien arriver à des résulats importants).
Or, d'où vient cette différence ?
En partie elle vient du fait que la plupart de ceux qui s'occupent de foi et de théologie sont dans l'erreur de sorte que leur positionnement est plus aléatoire que raisonné.
Mais elle vient surtout du fait que la physique théorique n'intéresse qu'une infime minorité de gens qui sont pour la plupart très intelligents et savent bien, contrairement à la grande majorité du public, faire un travail de rationalité authentique, approfondi et efficace (et même s'il y a par ailleurs un certain nombre d'idiots qui prétendent s'en mêler, les structures de société permettent efficacement de les tenir à l'écard du débat). De sorte que les discussions qui s'y font sont souvent des discussions entre gens très intelligents, capables de faire effectivement avancer rationnellement le débat.

De fait, il ne faut pas confondre entre capacité de conviction d'une part, capacité d'approche de la vérité d'autre part. De vrais penseurs ont beau approcher la vérité aussi superbement qu'on souhaiterait, ça ne convaincra jamais une proportion significative de ce troupeau de bestiaux qu'est l'humanité actuelle. Le but de la recherche de la vérité ne doit pas être le pouvoir de conviction, mais la vérité; et ces deux choses n'ont rien à voir. De fait, la théorie de la relativité et la physique quantique ne convainquent quasiment personne, et n'ont pu être "officiellement" reconnues que par oui-dire sans rapport avec leur contenu (en effet, il serait absurde de parler de conviction pour des idées dont le contenu demeure largement ignoré), devant le fait accompli des réalisations technologiques qui en proviennent.

Ainsi, la démarche rationnelle a pu réussir spectaculairement sur les terrains où seuls les gens véritablement rationnels pouvaient participer, dans les débats où le public n'a aucun mot à dire, ni en tant qu'acteur, ni même en tant qu'arbitre ou de propagateur. Tandis que dans les domaines de débats ouverts au public, où le public joue le plus fort rôle de propagation des idées suivant ce qui lui semble le plus juste, la raison n'a aucune chance d'émerger du bouhaha ambiant. C'est cela même, donc, ce caractère "intéressant pour le public" d'une question, qui ôte à la raison toute force et toute capacité à faire avancer le schmilblick à son sujet. Puis, l'écart s'amplifie de lui-même en cercle vicieux, de la manière suivante: ces oasis d'intelligence protégés de l'ingérance du public où la science a progressé et où la vérité est reconnue avec justesse, deviennent le refuge attitré de tous les esprits intelligents de la planète fuyant le chaos mental de la société ambiante. Et là où les esprits intelligents se réfugient, c'est là que la connaissance peut davantage progresser encore, tandis que les questions "intéressantes" étant fuies par les scientifiques à cause de ce contexte sociologique, demeurent encore davantage aux mains des ignorants.

D'autres mécanismes viennent compléter le tableau : au cours des siècles, la recherche dans un domaine particulier est très fructueuse au début, venant répondre aux questions les plus simples, les plus globales et les plus essentielles dans le domaine considéré; puis, une fois trouvées ces réponses, la poursuite de la recherche ne peut plus récolter que des nièmes décimales supplémentaires insignifiantes vis-à-vis des résultats déjà acquis. Ces derniers étant entre-temps passés dans la culture ambiante passent pour aller de soi et ne retiennent alors même plus l'attention, de quoi se demander à quoi la recherche peut encore servir, tandis que d'autres domaines de questionnements qui paraissent dès lors plus essentielles sont complètement laissés sur le carreau. Pourtant, aussi accessoire que puisse sembler aujourd'hui une certaine recherche scientifique, elle n'en est pas moins fondamentale vis-à-vis des préoccupations des hommes d'autrefois : comment éviter les famines et les épidémies meurtrières, éclairer la nuit, éviter d'être assailli par la puanteur en allant aux toilettes, et échapper à la contrainte d'un dur labeur manuel agricole ou manufacturier 80 heures par semaine en moyenne dans toute la vie.
Enfin, il est normal que toutes les recherches ne se développent pas à égalité: certains domaines sont plus facilement accessibles à l'étude que d'autres, et l'étude d'un domaine peut nécessiter d'attendre l'arrivée de connaissances et technologies issues d'autres domaines, pour pouvoir s'effectuer dans des conditions abordables. Ainsi la stérilité d'un domaine de recherche à une époque ne prouve pas l'impossibilité de progrès à une époque ultérieure.

Ceci dit, les scientifiques ont également leur part de responsabilité dans cette affaire. Et là, je ne sais pas ce qui leur prend tous aussi massivement à demeurer lourdement collés à leurs hyperspécialités, réfugiés dans leur tour d'ivoire, et à ne pas prendre davantage de recul sur leur vocation pour se demander ce qu'ils pourraient faire de plus utile au monde avec l'intelligence qu'ils ont, alors même que les problèmes à résoudre dans des domaines de réflexion orphelins sont criants. Face à cela, beaucoup se satisfont de constater quelles sont les activités que l'Etat les paie pour faire, en supposant que, puisque tel est le programme soutenu par l'Etat, leur travail dans ce cadre est celui qui convient aux attentes de la société. Et là, je ne suis pas du tout d'accord. En effet: s'il n'est pas de la charge des gens doués de la plus grande intelligence de se poser des questions existentielles sur le sens de leur vie et la nature de ce qu'ils pourraient faire de plus utile à l'humanité, sur qui comptent-ils pour se poser ces questions à leur place et leur dire ce qu'ils ont à faire ?
Il y a certes un gros obstacle: le manque général de liberté, les institutions encadrant la recherche ne laissant guère de marge de manoeuvre pour des mises en question aussi générales.
C'est pourquoi, là encore, il faudrait recommander aux jeunes génies de ne jamais viser quelque recrutement officiel que ce soit, de peur d'être embrigadé dans un système qui risque d'annihiler leur véritable mission.

Voir aussi le texte: Développer des recherches en théologie ?

De la recherche de Dieu

Les chrétiens disent: qui cherche Dieu le trouve. Ils disent chercher Dieu plus que ne font les autres, et par conséquent (ayant admis par la foi l'énoncé précédent, ainsi que l'hypothèse suivant laquelle chercher Dieu c'est déjà une manière de l'avoir trouvé) ils le connaissent mieux que les autres. Ce serait bien gentil, mais l'expérience montre que tout cela n'est qu'une vaine prétention car malgré cela leur comportement ne manifeste pas une connaissance de Dieu plus grande que celle du commun des mortels (du moins chez la plupart des chrétiens qui prétendent témoigner d'une telle recherche, voire d'une telle rencontre), et c'est même plutôt le contraire. Donc, l'expérience ne permet pas d'accepter ce concept de rencontre avec Dieu comme supérieur aux autres. Nous devons donc y trouver une explication philosophique, que voici.
De toute façon si c'était vrai ce serait injuste et immérité, car ce principe de chercher Dieu ne porte aucune valeur morale particulière, seulement une valeur spirituelle au vrai sens négatif de ce terme. Eventuellement le fait de se poser des questions existentielles en général peut être vu comme exprimant une valeur positive, encore faudrait-il évaluer laquelle à sa juste valeur, en comparaison d'autres valeurs comme la fraternite, l'honnêteté etc. Dans tout cela, l'idée de "chercher Dieu" n'est qu'une idée parmi d'autres, une combinaison particulière qui n'a pas plus de sens ou de valeur qu'une autre. Il serait injuste, absurde et insolent de prétendre que ceux qui ne sont pas précisément amenés (par la nature, les conjonctions de leurs pensées, par Dieu ???) à orienter leur questionnement existentiel précisément en ce sens seraient particulièrement privés d'une chose aussi fondamentale que la "connaissance de Dieu". Il n'y a pas non plus de raison que Dieu soit particulièrement sensible à cette combinaison particulière de recherche, car comment en serait-il davantage affecté que par autre chose ? Dieu connaît tout, est sensible à tout, et tout ce qu'il ressent se rapporte à d'autres parties de lui-même d'une manière ou d'une autre. Ce n'est pas parce que les chrétiens concentrent leur vie, leurs pensées et leur jugement sur une certaine forme d'idée fixe dite de « relation à Dieu », que Dieu devrait tout centrer sur cette même idée fixe pour autant et dédaigner davantage ceux qui n'ont pas cette même idée fixe. Dieu n'a pas d'idée fixe de toute manière, du moins relativement au champ d'idées dont nous disposons, car tout vient de Lui.
Alors, pourquoi cette idée de vouloir rencontrer Dieu par la foi est-elle plus ou moins vaine ? Pour mieux le comprendre, remplaçons cela par une notion très proche: que diriez-vous de gens qui prétendraient que le but de la vie serait de "chercher l'Univers", et qui prétendraient "qui cherche l'Univers le trouve", et "je témoigne que j'ai rencontré l'Univers" ? Pourquoi diable cherchez-vous l'Univers, alors que vous êtes déjà dedans ? Et comment croyez-vous pouvoir le trouver ? En fermant les yeux et en vous concentrant très fort, vous répétant « je cherche l'Univers", "je veux trouver l'Univers", "Allô, Univers es-tu la ? » ? Non, si vous voulez en savoir plus sur l'Univers, explorez-le, ou bien étudiez ses propriétés générales, l'expression des lois de la physique par exemple. Cela s'obtient par l'étude, la réflexion ou l'examen, il n'y a nul besoin d'acte de foi pour cela.
Or, si l'idée de vouloir rencontrer l'Univers est vaine, celle de vouloir rencontrer Dieu est plus vaine encore, car Dieu est plus grand que l'Univers et l'englobe. Si quelqu'un rencontrait Dieu, il y trouverait l'Univers aussi. Concernant notre existence éternelle, nous sommes créés par Dieu, notre existence repose dessus, et dans l'éternité nous serons amenés à Le connaître davantage, mais pourquoi Dieu nous aurait-il envoyés maintenant dans cet Univers-ci, si ce n'est pour que nous en profitions pour faire plus précisément connaissance avec cet Univers déjà pas si petit avant de reprendre notre expérience d'autres aspects de Dieu ? Ici-bas, Dieu nous a donné des facultés mentales qui ont pour propriété remarquable d'être relativement bien plus adéquates à nous permettre de faire connaissance avec l'Univers qu'avec quelque autre mystère plus transcendant que ceci. Ce serait donc se rebeller contre Dieu que de rejeter cette occasion de faire connaissance avec l'Univers, et de vouloir au lieu de cela prétendre que notre mission ici serait de tenter de connaître Dieu, alors que nous ne disposons pas des moyens adéquats de le faire.
Note: ceci ne contredit nullement l'idée que Dieu soit Conscience suprême et amour. Ceci ne contredit pas non plus que dans l'absolu Dieu pourrait se rencontrer. De fait certains témoins d'expériences proches de la mort semblent indiquer qu'au cours de leur voyage dans l'au-delà ils ont eu la chance de rencontrer l'Univers [référence à retrouver].

De la soif de spiritualité qui est en l'homme: il y a principalement deux sortes de gens

Il y a principalement deux sortes de gens:

Il y a d'une part ceux qui savent penser sainement: par exemple la plupart des scientifiques (bien que pour une même personne ça puisse varier d'un thème à l'autre, surtout avec l'hyperspécialisation);
d'autre part, il y a ceux qui sont animés de bonnes intentions: par exemple les marxistes et les religieux (quoique nombre de ces derniers soient bien plus cupides des promesses de paradis que dévoués à leurs responsabilité à l'égard d'autrui).

Si jamais un jour l'intersection de ces deux ensembles venait enfin à devenir non-négligeable - quelques personnes enfins prêtes à faire de bonnes oeuvres vraiment utiles, la face du monde en serait bouleversée.

Il y a principalement deux sortes de gens

Non, en fait ce sont les mêmes, sauf que le hasard les confronte à des circonstances différentes:
- D'une part, les gens qui n'ont pas de problème, et qui par conséquent pensent qu'en gros tout va bien dans ce monde, et qu'il n'y a pas lieu de vraiment le changer; que s'il y a des gens qui voient des problèmes, c'est qu'ils se débrouillent mal et qu'il ne tient qu'à eux de les régler. En effet, ils ne doivent pas bien se débrouiller, puisque l'expérience (de ceux qui n'ont pas de problème) montre qu'il n'y a pas de problème !
- D'autre part, les gens qui sont confrontés a de graves problèmes, et qui en sont tellement écrasés qu'ils n'ont pas la force de les résoudre, déjà pour eux-mêmes ce qui serait pas mal, mais surtout, c'est déjà bien lourd pour eux de s'occuper de leur problème personnel, il ne faudrait quand même pas leur demander de s'occuper encore en plus des problèmes des autres qu'ils n'ont pas su résoudre pour eux-mêmes !
D'ailleurs, si jamais certains d'entre eux osaient s'aviser de penser à résoudre le même problème qu'eux chez autrui, les gens qui n'ont pas de problème s'empressent de les en décourager, d'abord en les traitant d'idiots d'incapables au sujet de ce problème (puisqu'ils n'ont pas réussi à resoudre leur propre problème), ensuite en les encourageant généreusement à résoudre leur propre problème d'abord, sans penser à autrui (ben oui c'est un problème individuel de qui on a en face de soi et dont on a tellement compassion et qu'il est tellement urgent de résoudre qu'on ne va quand même pas se prendre la tête à des problèmes métathéoriques pour savoir quelles en étaient les causes et comment aider les gens qu'on ne connaît pas), enfin, si jamais quelqu'un osait parler sérieusement d'une possibilité de traiter et résoudre le problème de facon collective, les bien-pensants le condamnerait vertement en l'accusant de culpabiliser les autres et la société de ses problèmes personnels alors que son problème doit plutôt montrer que c'est à lui de se remettre en question sans accuser les autres ne n'avoir pas fait leur devoir.

Il n'y a que deux manières de penser

La manière rationelle, et la/les manière(s) pseudo-rationelle(s). Les manières pseudo-rationnelles se divisent superficiellement en deux sous-catégories : d'une part celles qui se prétendent rationnelles, d'autre part celles qui s'affichent nommément hostiles à la raison en se prétendant débarquées d'une autre dimension.
Cette catégorisation n'est pas limitative: chacune de ces deux grandes sortes d'options est vaste comme un univers, de complexité ouverte et illimitée, et le problème de la distinction entre les deux est aussi interminable.

Voir ici une bonne présentation de certains aspects de cette idée

L'inspiration divine existe-t-elle ou a-elle existé ?

Si jamais il y avait eu un humain doté de l'omniscience divine il y a plus de 1000 ans et qui ait essayé de laisser un enseignement à l'humanité, il aurait eu du mal à se faire entendre et à laisser de son passage une trace aujourd'hui. En effet, les vérités les plus essentielles seraient passées pour absurdes et n'auraient intéressé personne, car ne s'adressant qu'à un futur éloigné; suivant son pays, il serait passé au bucher de l'lnquisition, ou les gens lui auraient préféré les diverses fables et autres gourous pullulant par ailleurs; et il aurait dû employer des moyens détournés pour attirer l'attention et faire ainsi transmettre son message, par quelques règles d'hygiène, traités scientifiques ou médicaux... Et le fait que malgré une (réelle ou supposée) persécution initiale, une doctrine (ou ce en quoi elle vient à se transformer en effaçant toute trace de la réalité de son passé) finisse par s'imposer auprès du public (i.e. ce troupeau de bestiaux ne sachant pas penser les questions les plus profondes, que sont la plupart des gens), n'est nullement un critère de vérité. (plus de commentaires sur ce point ici, section: « la tentation anthropocentrique »).

Par contre, à notre époque où internet est déjà répandu, aucune trace d'expression de la volonté divine n'existe sur Terre, ni à travers une quelconque inspiration auprès d'un individu particulier, ni même sous une quelconque forme d'heureuse conjecture impersonnelle d'évènements. Cela est pour moi parfaitement clair et indubitable. Le résumé des constats et déductions sur lesquels je fonde cette conclusion, est ceci:

  1. Il existe au moins une méthode qui permettrait de rendre le monde très largement meilleur que ce qu'il est actuellement, et ce, relativement très facilement. L'obstacle n'est ni la difficulté, ni le manque de moyens. Tout tient en définitive au fait de définir le bon plan, et que ce plan soit connu des bonnes personnes capables de les mettre en oeuvre. Deux ou trois personnes suffiraient, à condition seulement que ce soit des gens suffisamment intelligents (aux domaines de compétence adéquats), motivés et disposant des ressources nécessaires. (De très nombreux projets beaucoup plus difficiles que cela ont pu être menés à bien, pourquoi pas celui-là).

  2. Un zeste d'inspiration divine (je veux dire plus précisément: réception d'information venant de la volonté divine) en une personne, ou même seulement un heureux concours de circonstance, suffiraient à assurer ces deux conditions (définition du plan et rassemblement des quelques personnes nécessaires pour le mettre en oeuvre). Cela peut très bien se faire d'une manière qui ne laisse aucune trace du fait que la main de Dieu soit derrière, puisque les hommes sont aussi bien capables de le faire entièrement par eux-mêmes, de sorte que l'argument « Dieu ne veut pas faire quelque chose qui nous forcerait à croire en lui par la constitution d'une preuve formelle de son intervention », même si c'était une contrainte plus impérieuse aux yeux de Dieu que la réalisation d'un monde meilleur, ne serait pas appliquable ici.

  3. Or cela n'a pas eu lieu. Donc, ou bien Dieu est idiot, ou bien il est sadique, ou bien il n'y a réellement pas le moindre zeste de son intervention sur terre, en quiconque, à l'époque actuelle.

Cela ne veut pas dire qu'il ne se passe pas parfois quelques miracles, coïncidences et autres choses bizarres et mêmes heureuses à l'occasion. Seulement, comme j'expliquais là, ces miracles tels qu'ils se manifestent n'expriment aucune forme de sagesse divine, seulement une forme d'esprit et de préoccupations à courte vue, qui, aussi bien intentionnée qu'elle puisse être, reste enfermée dans le registre des conceptions et préoccupations animales et immédiates, ainsi que des doctrines religieuses, du niveau des personnes concernées. Autrement dit: je constate et je déplore que les esprits invisibles qui font les miracles qu'il peut arriver aux uns ou aux autres de constater, s'avèrent manifestement aussi bêtes, ignorants et puérils dans leurs entreprises que la plupart des hommes ! il serait donc totalement absurde de poursuivre et vénérer ces ombres fuyantes comme si elles étaient porteuse d'une quelconque qualité méritant véritablement le qualificatif de « supériorité spirituelle » au-dessus de nous.

Voir explications complémentaires dans d'autres textes : sur la spiritualité – la volonté de Dieu - réfutations du christianisme - philosophie morale

Sur les réelles possibilités de rencontrer Dieu sans mourir

(ceci sera complété ultérieurement)

La liberté idéale

Si Dieu nous avait créés parfaitement libres, voici d'après moi quelle aurait été (quelle aurait dû être) cette liberté.
La liberte idéale consisterait à avoir le choix entre plusieurs possibilités toutes bonnes et justes et qui ne ferment aucune possibilité intéressante pour l'avenir. Ainsi le choix n'aurait aucun caractère irréversible, sauf à l'occasion bien assurée qui n'enlève que le moins bon. Faire un choix qui engage l'avenir qui ne soit pas clairement et sagement fait pour le mieux, c'est inutile et une perte de la liberté à venir. Mais la bonne liberté est une liberté bien éclairée qui évite l'erreur et ne garde que le ou les mieux.
Bien sûr la possibilité de revenir en arrière n'est absolument bonne que dans le cas d'un individu isolé, car dans le cas d'un contrat, une rupture de contrat serait une faute si elle n'a pas lieu d'un commun accord. C'est pourquoi il est bon d'être bien éclairé au départ sur ce sur quoi on s'engage, afin de ne pas avoir à y revenir, et qu'il y ait une justice qui oblige au respect des engagements.
Je prefere ainsi avoir une notion de liberté bonne et authentique quitte à reconnaitre que Dieu de nous l'accorde pas pleinement, du moins du point de vue du monde actuel, qu'une notion de liberté foireuse et perverse taillée exprès d'après la situation actuelle pour pouvoir clamer que Dieu nous fait le malheur de nous l'infliger.
Heureusement d'ailleurs qu'il existe une possible notion de liberté dépourvue d'effet pervers, car sinon, quel paradis pourrions-nous espérer ?

Pourquoi l'ignorance, le doute et le silence de Dieu sont contraires à la véritable liberté

Laisser quelqu'un sans preuve de la vraie réponse à une question donnée, lorsqu'une telle réponse vraie existe et qu'une preuve serait envisageable, ce n'est pas respecter sa liberté de croire ce qu'il veut, mais c'est au contraire violer sa liberté de se prémunir des erreurs, et l'assujettir à la dictature du hasard. Ainsi par exemple le Dieu chrétien qui prétend laisser l'homme libre de croire ou non en lui en ne lui fournissant pas de preuve indubitable de sa révélation, est en réalité en cela un horrible tyran.
Un chrétien m'a répondu à cela: "Dieu laisse l'homme libre en ne l'infantilisant pas par Sa présence trop permanente, pour lui permettre de développer sa propre personnalité". Tout d'abord je ne vois aucun rapport avec la question de l'existence d'une preuve de la révélation, laquelle serait une donnée rigoureuse abstraite et ne nécessitant nullement une présence permanente de Dieu. Ensuite, de toute manière les chrétiens sont réellement infantilisés par leur comportement de foi fidèle à la soi-disante révélation: regarder le doute envers celle-ci comme un mal, cette prohibition ne se distingue nullement en eux en pratique de l'effet que produirait une preuve rigoureuse et indubitable, mais avec l'honnêteté en moins. Dans le cadre de l'hypothèse où la révélation serait vraie, la seule contribution qu'apporterait l'absence de preuve (en comparaison de l'hypothèse d'une révélation prouvée), c'est que d'une part elle fait porter aux croyants un devoir de malhonnêteté (le devoir de croire ce qui n'est pas prouvé), d'autre part elle rend mécaniquement beaucoup de gens non-croyants sans qu'ils en soient responsables, les forçant malgré eux à l'ignorance de la vérité; la circonstance de croire ou non la Révélation et ainsi s'y soumettre, est hasardeuse et n'a aucune corrélation avec les variations du réel besoin de liberté auquel répond l'opportunité de ne pas y croire.
Si on veut vraiment ne pas infantiliser les gens, il faudrait au contraire les encourager à mettre en doute toute idée pour en examiner toutes les implications, démarche diamétralement opposée à ce qui est expressément exigé par la doctrine de l'Eglise.

Autrement dit, au nom de la liberté, il est de notre devoir de faire connaître largement les preuves ou réfutations solides, lorsqu'elles existent, des réponses à toute question dont la réponse joue un rôle crucial dans la vie des gens, et pour laquelle ils risqueraient trop de rester dans l'erreur en l'absence de ces preuves.
D'autre part, je trouve effectivement profondément regrettable que Dieu n'ait pas fait l'effort de mettre les choses au clair en révélant aux yeux de tous avec force miracles attestés pour prévenir tout risque de doute le message suivant:

"Désolé de ne pouvoir répondre à toutes les questions et problèmes existentiels auxquels vous êtes confrontés pendant cette vie stop la liste des solutions à tous les problèmes que les hommes auront besoin de résoudre à l'avenir serait trop longue et difficile pour qu'un quelconque prophète puisse les supporter stop bon courage à vous pour chercher à faire du mieux que vous pouvez pour améliorer votre sort et celui de la vie et de l'humanité stop"

Bref, ce serait tout le contraire du message chrétien, mais autrement plus libérateur !

Arguments sur la "valeur du doute":

Extrait de ma fameuse longue discussion avec ce catho thomiste (en droit mes propos, en italique les siens):

Lui parlant d'une conviction que j'ai exprimée ainsi, sur les buts de ma vie:

(...) n'est pas fondée sur une certitude absolue, mais est tout de même très rationnelle (...) Je n'accorde aucune vertu au fait de parier dessus. C'est une chose naturelle, et les doutes ne viennent pas me troubler (alors qu'ils le pourraient). Il n'y a aucune lutte. Parce que ma conviction est rationnellement fondée.


 En fait, tu n'aimes pas le doute...

Rien à voir. La question n'est pas de douter ou de ne pas douter, d'aimer ou de ne pas aimer le doute, mais c'est que la question du doute est pour moi un paramètre purement rationnel qui ne se traduit pas par des troubles sentimentaux, religieux ou autres existentiels. Autrement dit, la notion même de "ne pas aimer le doute" n'a pour moi aucun sens car les mots "aimer" et "doute" ne font pas partie du même univers: "doute" appartient à l'univers de la raison et de la vérité. "aimer" appartient à l'univers des sentiments, des gouts et des couleurs.


Exemple : m'aime-t-elle ? Peut-on appeler cela un doute ? Je dirais oui. Est-il purement rationnel ? Oui et non : il peut etre formuler rationnellement, mais tous les tenants et aboutissants ne sont pas rationnels. Y a-t-il des troubles existentiels lies ? Oui, clairement.

Je maintiens ma position: le point n'est pas de savoir si les tenants et aboutissants de cette question sont ou non rationnels. Le point est que cette question se réfère à une réalité et admet une réponse vraie en oui ou non (ou autre). Le fait que les circonstances rendent difficile de découvrir la réponse à cette question est une autre affaire. Il n'en reste pas moins que le jeu du doute n'a aucun intérêt positif à mon goût, et ce qui est le plus important sentimentalement, au-delà d'une émotion passagère, n'est pas de douter ou de ne pas douter, mais c'est le fait que la vraie réponse à la question soit oui ou non. Et il est toujours mieux en pratique de savoir correctement quelle est la vraie réponse plutôt que de piétiner dans le doute, pour pouvoir mieux s'organiser.


Copie d'une autre discussion avec ce catho:

Dans l’Evangile, le Christ dit que les hommes croiront à l’amour que les chrétiens auront les uns pour les autres (vu l’histoire ça laisse rêveur) mais de fait, cette solution a l’avantage de respecter l’homme, en le laissant tout à fait libre de son destin. Si la foi venait directement d’en haut, elle s’imposerait d’une manière qui ne respecterait pas notre liberté – du moins il me semble : les « motions » interieures et autres ne nous laisseraient pas trop de choix. Non pas que le raisonnement philosophique ne puisse conduire à Dieu – je crois bien le contraire – mais tout le monde n’y est pas sensible et quand on touche a l’homme il faut bien tenir compte de son histoire et de sa nature : nous ne sommes pas que de froides raisons (cela ne marche pas, du reste) nous avons une dimension affective qui est essentielle

Ce n'est pas ça que j'appelle être libre de son destin. Les chrétiens réduisent toute l'existence et le "destin" humain à une idée fixe, abstraite, binaire et tautologique qui n'a en fait pas grand-chose à voir avec la vie: Dieu existe-t-il ? [Oui ou non ? oui bien sur, euh... oui je veux y croire] à se répéter tous les jours; La bible est-elle de Dieu ?(de même); Jésus est-il notre sauveur (de même). Jésus est-il le sens de ma vie (de même). Bon, eh ben moi j'appelle pas ça une vie. J'appelle ça plutot du réductionnisme (pire: une manière de réduire Dieu Lui-même à un petit système de réponses formelles, mortes, simplistes, qui finalement ne répondent à rien de vrai), une perte du sens de la vie, une perte de la liberté, nous enfermant dans des questions simplistes, pauvres de sens, ininteressantes, abstraites et inutiles et nous faisant oublier la recherche des vrais sens de la vraie vie, qui est quelque chose d'infiniment plus large et vivant.

D'une part, le Dieu chrétien condamnerait les croyants à s'investir dans une vie religieuse pauvre de sens qui consomme leur énergie, d'autre part il condamnerait les non-croyants à l'éloignement d'avec Lui pour des motifs purement arbitraires et absurdes, au mépris de la richesse de la vie qui s'est développée par ailleurs. Ce n'est donc pas du tout de la liberté.

Sur la violente non-intervention de Dieu dans nos vies

Autre extrait de la même discussion:

J'estime que la liberté telle que tu la définis et que tu revendiques n'est pas du tout une liberté bonne et véritable à mon sens [mais] la dictature du hasard. Pour moi, la vraie liberté est connaissance, ce qui amène à faire les bons choix, ceux que nous voulons vraiment et que nous avons mesures en toute connaissance de cause.
Ton Dieu ne procure pas ce que j'appelle la liberté.

"1) Tu veux dire qu'il ne propose pas de connaître une règle, disons, qui permette d'evaluer la « validité » morale de nos choix ? Si, c'est celle de l'amour, mais par contre, je pretends qu'il n'est pas dictateur au point de nous guider pas par pas, dans le moindre de nos actes :
2) notre liberté est existentielle, elle est créatrice de solutions autonomes etc. Etre libre, a mon sens, c'est avoir à assumer les conséquences de ses choix, quelles qu'elles soient, sinon c'est soit du dirigisme, soit un coton peu propice au developpement personnel. Etant des personnes, inscrites dans un cadre social et autre, notre liberte s'applique a ces niveaux de réalite et la société elle-même participe de cette dynamique de liberté (c'est tout le jeu de la politique, au sens large, pas étroit seulement de la politique des partis, bien sur)."

1) Je prétends qu'il n'est nullement nécessaire de nous guider pas à pas dans le moindre de nos actes pour que nous soyons réellement et utilement guidés par Lui. Mais ca, c'est par un concept postérieur au christianisme, qui fait toute la prospérité du monde moderne, mais qui n'est pas encore entre dans l'esprit des chrétiens: le concept de rendement. Le concept de machine qui, une fois fabriquée, produira un million d'objets.
Le concept de connaissance qui, une fois acquise, permettra de développer des millions d'applications techniques et de sauver de la famine des millions d'hommes.
Aussi le concept d'effet papillon, qui par un léger battement d'ailes produira un ourragan.
Dieu devrait s'y connaitre là-dedans.
Mais le Dieu chrétien est un dieu du gâchis, de l'inefficacité, d'avoir besoin de se reconfier à Dieu dans la prière pour chacun de nos besoins comme si toutes les inspirations divines reçues précédemment n'avaient avancé à rien et qu'il soit nécessaire de toujours les recommencer à zéro. Il n'est pas digne d'être appelé Dieu.

Ainsi, il ne devrait pas y avoir besoin de nous donner une règle pour nous orienter, mais il devait être possible de nous laisser quelques indications vraiment efficaces et difficiles à deviner pour éviter les pires erreurs, ce qui n'a pas été fait. Quant à la « règle de l'amour », eh bien désolé mais c'est non seulement bêtasse, tel qu'on n'avait nul besoin d'une quelconque inspiration divine pour le deviner, mais en plus ce n'est même pas la bonne règle, vus toutes les horreurs qu'elle risque d'engendrer et tous les bienfaits qu'elle empêche de produire, comme j'ai notamment expliqué là en détails.

2) Je trouve le monde un enfer peu propice au developpement personnel. Je me serais bien mieux épanoui dans mes réflexions scientifiques si j'avais eu le droit de trouver l'amour et si le monde ne m'avait pas dicté de suivre ce système de camp de concentration scolaire. Dieu aurait dû se révéler à mes parents et professeurs pour leur demander de cesser de me dicter ma vie pas à pas. Mais faute d'une telle révélation mes parents et professeurs étaient libres de me condamer à cet enfer et à m'imposer ce dirigisme sclérosant empêchant mon developpement personnel, et de ne pas assumer les conséquences de leur choix sur ma vie, dont ils se lavent les mains royalement.

J'aurais aussi tellement souhaité, les années de ma fervente foi chrétienne, où je me mettais à l'écoute de Dieu avec tant d'ardeur, que Dieu daigne enfin me parler et m'éclairer en temps utile sur la vérité, sur ce qui allait mal et que je ne comprenais pas et que je souhaitait tellement comprendre (avant de perdre bien des années dans l'erreur et de finalement mettre les choses au clair par mes propres efforts un peu tard pour en profiter au cours de ma courte vie), sur la voie que j'avais à suivre, comment mieux mener ma vie dans des conditions décentes et accomplir ma mission (en fin de compte, pour m'avertir de la fausseté du christianisme et du danger où j'étais de rester célibataire). Et qu'il daigne me révéler l'adresse de ma future femme dont j'avais tant besoin, pour ne plus agoniser dans le célibat. Dieu a lourdement et violemment enfreint ma liberté et mes désirs, par son silence et son refus d'exaucer mes supplications à ce qu'il m'inspire ces quelques points élémentaires et indispensables. Je considère donc Son silence et Sa totale non-intervention à mon égard, comme une injure à mes supplications, et une des choses les plus violentes et cruelles de l'univers.

"Tu rends Dieu responsable des actes de tes profs ? Pas tes profs eux-memes ???"

Je crains qu'ils n'aient en cela des circonstances attenuantes. Mais si on veut insister pour passer outre cette notion de circonstances atténuantes, alors allons-y, je ne tiens nullement à le contester: qu'on les fusille donc immédiatement pour leurs crimes, et que Dieu les envoie en enfer !

Voir aussi un sujet voisin: sur la violente non-intervention de l'homme sur la société (et réciproquement)

Suis-je constructif dans ma vision du monde ?

Dans ce forum, la question m'a été posée:

" je trouve que tes textes ressemblent plus à des attaques directes contre des manières de penser (...) qu'à une description d'une vision du monde. Pourquoi dépenser autant d'énergie à tenter de détruire ce qui est faux plutôt qu'à montrer ce qui est vrai? Peut-être que ça permettrait un dialogue plus constructif (oui, je sais, tu as écrit ce que tu crois là et là, mais même dans ces textes, tu définis ce que tu crois par opposition avec le christianisme ou d'autres idéologies). "


Je trouve que le monde est actuellement tellement enfoncé dans des idées fausses qu'il est très important de montrer en quoi elles sont fausses afin de s'en libérer; et cela même est une manière d'apporter une autre vision du monde. Donc oui par ailleurs dans quelques-unes de mes pages j'ai explicité ce que j'estime vrai, ce qui ne m'empêche pas de rappeler du coup comment je diverge d'avec les idées religieuses ou autres idées dominantes qui sont à mon sens la cause de beaucoup de souffrances. Mais le fait même d'expliquer qu'une idée courante est fausse et pourquoi elle est fausse, n'est-il pas une manière d'introduire une nouvelle vision du monde ? Une vision du monde suivant laquelle les gens devraient être davantage obligés de réfléchir pour traiter les problèmes au lieu de raconter n'importe quoi pour les enterrer, ce qui ne ferait pas de mal.

J'ai entrepris de présenter ma vision du monde des mathématiques, et aussi du monde de la physique, qui me semblent plus intéressants car plus cohérents et plus "vrais" que des questions de vie humaine et quotidienne...
En réponse à la question qui m'est posée dans ce forum chrétien, par des chrétiens qui se sont donnés une prétendue vision complète du monde (sans s'apercevoir que cette vision du monde qu'ils ont et que j'essaie de détruire en eux n'était pas une vision qui agrandissait leur compréhension du monde mais qui au contraire était une compréhension d'un monde extrêmement étriqué qui leur donnait ainsi la fausse impression d'y être grands), et qui se plaignent que je détruis leur illusion de comprendre le monde sans construire vraiment une autre vision du monde à la place (sous-entendu: une vision aussi féérique que la leur, qui leur donnait à bon marché, à eux misérables cousins des singes, l'illusion comprendre tout l'essentiel de Dieu et de l'univers, pour finalement mieux se retrancher derrière leur supposée petitesse derrière la grandeur de Dieu afin d'avoir de toute manière toujours raison sans avoir besoin de savoir pourquoi face à toute évidence du contraire) : je ne prétends pas révéler la vérité ultime universelle, mais apporter ma contribution au progrès de l'humanité, en l'aidant à se libérer de ses erreurs du passé qui paraîtront un jour, je l'espère, de misérables archaïsmes. Bien des vérités ont été découvertes par d'autres avant moi: héliocentrisme, big bang et expansion de l'univers, évolution des espèces; comme quoi il restera encore quelques milliards d'années à la vie sur terre pour compléter ses découvertes. Qui suis-je là-dedans pour apporter une vision du monde complète et universelle ?

Voir, pour rappel, certains textes constructifs : philosophie morale - quelques valeurs authentiques - métaphysique - construire la civilisation - infolibéralisme

Quel est le sens d'une vie humaine aujourd'hui

Mais pourquoi cette question du sens de notre propre vie devrait-elle porter plus de sens que la question du sens de la vie d'un crocodile, d'une gazelle, d'un lapin, d'une vache ou d'un poulet industriel, dont nous ne différons pas tant qu'on veut bien le dire ? Bon, pour être pratique, parlons en termes de but à atteindre ou qu'on risque de rater.

Là encore, avant de pouvoir chercher une vraie réponse il faut chercher à préciser la question, parce qu'elle peut s'interpréter de plusieurs manières très différentes, et à chaque interprétation de la question, peuvent se trouver des réponses différentes. Cherche-t-on:
1) Une vie heureuse ?
2) Une vie dans laquelle on purifie son âme pour avoir bonne conscience et se présenter ensuite irréprochable devant Dieu ?
ou bien
3) Une vie dans laquelle on se rend réellement utile à l'évolution de la vie et de humanité ?

Ce sont trois objectifs très différents les uns des autres. Suivant l'objectif retenu, la solution (ou du moins l'expression plus concrète de l'objectif) sera très différente (en plus d'être toujours hautement variable d'un individu à l'autre en réponse à chacune des 3 questions, suivant les caractères et capacités de chacun).
Il y a donc une diversité de réponses à des questions diverses. Pour des réponses positives, suivre les liens ci-dessus.

Ci-dessous, quelques réponses, désabusées par le non-sens en matière de travail à accomplir et des méthodes à suivre dans le monde actuel vis-à-vis de leur objectif.

Certains, religieux, se concentrent sur la deuxième question, bien plus importante à leurs yeux que les deux autres, et y voient la réponse suivante (même si ce n'est pas ainsi qu'ils se la racontent): que la vie serait un grand jeu débile dont le but est d'arriver à croire la vérité, plus précisément nommée Parole de Dieu pour en être plus sûr et pour croire cet objectif plus important; mais de fait, en guise de victoire, ils se satisfont très bien du seul fait de croire qu'ils ont gagné.
(Ceci dit évidemment, loin de moi de dédaigner l'objectif de vérité; seulement, faut-il le rappeler, ce n'est que par la compréhension et les méthodes de preuves adéquates que la vérité peut s'approcher et se discerner, ce qui nécessite un certain investissement intellectuel; et non par les seuls termes d'une croyance qui se condamne finalement à l'arbitraire et à l'erreur)

D'autres, concentrés sur la troisième question, luttent, sans le savoir, pour la défaite de leur objectif.

Venons-en à la première question. Autrement dit, quand on est jeune et qu'on se demande quelle vie se construire pour être heureux, vers quoi s'orienter ?

Et là, on constate qu'on baigne dans une société schizophrène, qui proclame royalement aux jeunes une vérité absolue et incontestable d'une oreille, et une autre vérité tout aussi aussi absolue et incontestable de l'autre, en contradiction directe avec la première, sans que personne n'ait jamais osé relever la contradiction. Or, de fait, l'une est vraie, tandis que l'autre, qui a pu être vraie par le passé, est désormais archaïque et donc fausse. Et à la compétition entre ces vérités absolues, la question de laquelle parvient à s'imposer aux oreilles des uns et des autres varie fortement d'un jeune à l'autre, et ce, pas du tout dans le sens qu'il faudrait.

La vérité fausse est celle-ci: que la vie serait un grand jeu dont le but ultime est de décrocher le plus grand diplôme, pour, suppose-t-on, décrocher à partir de là un bon salaire le mieux possible garanti à vie. Or, en lui-même et plus encore si l'on supposait un instant que tel était réellement le but de la vie, ce jeu serait déjà parfaitement débile et destructeur, étant donnés la débilité du système scolaire, de ses objectifs, de ses soi-disants savoirs et ses méthodes d'apprentissage, de sélection et d'évaluation des acquis, parfaitement débiles sans grand rapport avec le savoir véritable (voir explications dans ce texte et d'autres).

Mais ce qu'il y a de pire, c'est que ce but officiel autour duquel toute la société est unilatéralement organisée en grand jeu débile, et au nom duquel tant d'années de la vie de chacun et tant de millards d'euros sont dépensés, n'est même pas le véritable but de la vie en tant que condition de bonheur; et ça, tout le monde le sait, mais personne n'ose l'avouer officiellement (et quiconque l'oserait serait regardé de travers).

Car le véritable but de la vie (du moins le vrai besoin de la vie de bien des gens, certes pas de tous), que tout le monde sait, mais que personne n'avoue, manifeste là encore la vie comme n'étant qu'un grand jeu débile, mais ce, encore pire du fait que personne ne daigne aborder ce fait franchement et l'étudier en tant que tel, pour tenter d'établir officiellement à son sujet des réponses complémentaires moindrement fiables et reconnues comme telles. Et, quoi de plus débile qu'un jeu dont la condition réelle de victoire n'a rien à voir avec celle officiellement annoncée ? Cette condition réelle de victoire ultime à ce grand jeu débile de la vie, c'est bien sûr...de trouver le/la meilleur(e) conjoint(e) possible.

Et tout ce troupeau de professeurs, même ceux qui font profession de gaver les élèves de lectures de romans d'amour et autres parties de "culture" toutes pleines de la vérité vraie, se sont toujours avérés totalement incapables de se rendre pleinement en pratique à cette vraie vérité ultime bien qu'elle ait toujours été à la portée immédiate du premier connard venu.

Ainsi, le monde marche complètement sur la tête: la vraie vérité utime sur le sens de la vie (ou du moins une part importante de celui-ci) est celle qui propagée ouvertement depuis toujours par les pires connards, tandis que les plus grands esprits auto-proclamés la cherchent encore en refusant de la voir là où elle est. Ainsi, les jeunes gentils et sérieux sont impérieusement et sans conteste possible (sous peine d'être pris pour des moins que riens au comportement irresponsable et incompréhensible) conduits "pour leur bien" par les plus hautes autorités intellectuelles et spirituelles auto-proclamées à sacrifier leur vie pour la poursuite d'un prétendu but ultime absurde et totalement factice, tandis que les gros connards dévergondés sans foi ni loi, à qui la nature a octroyé le privilège de n'écouter que leur propres envies et à se moquer de la morale officielle, en sont rendus par ce contexte seuls sur la voie de poursuivre avec les moyens nécessaires, le seul véritable but de la vie en matière d'épanouissement personnel, qui vaut la peine qu'on le poursuive.

Bon, je sais que plein de gens ne m'auront pas compris jusqu'ici, et croiront n'être pas d'accord avec mon idée que la rencontre de l'âme soeur serait le but ultime de la vie.
Alors je dois développer les explications en ces termes :

Imaginez que vous vivez dans un monde où quelques-uns dont vous n'ont rien à manger, par exemple faute d'argent. Pendant deux semaines vous n'avez rien mangé, vous criez famine, vous avez passé du temps à chercher de la nourriture, en vain. Et vous n'avez objectivement plus aucune raison de croire que vous en trouverez, de sorte que probablement demain vous en mourrez. Et vous voyez passer devant vous plein de gens repus, qui n'ont soit jamais connu la faim, soit seulement un peu et qui ont ensuite trouvé à manger sans problème. Ces gens passent, dont certains vont même manger devant vous, et vous demandent, sans jamais vous offrir le moindre morceau : M'enfin, qu'est-ce que c'est que cette tête de lard ? La vie est belle, le soleil brille ! Je te promets que la vie est belle ! Tu n'as pas à manger ? Pourquoi ? Il y a de la nourriture en abondance ! Tu en trouveras ! Et pourquoi tu as besoin de nourriture ? Moi il m'est arrivé de sauter un repas ou deux quand j'avais la fièvre et ce n'est pas un problème. D'ailleurs parfois quand je mange quelque chose je le trouve dégoûtant et je le recrache, donc ce n'est pas toujours bien non plus.

Question : manger est-il le but de votre vie ?

Ce travail des professeurs est finalement doublement destructeur de la vie et de l'intelligence elle-même. D'abord, il détruit l'intelligence des jeunes les plus intelligents, en les assommant d'exercices intellectuels médiocres et sclérosants; il leur détruit la vie en détournant leurs efforts du but de la vie véritable par les obligations de longues études qui leur sont infligées. Enfin, il détruit les gènes de l'intelligence, du civisme et de la morale qui sont la seule source véritable de ceux-ci à l'échelle de l'histoire humaine, en réduisant les opportunités de reproduction de ceux qui les portent.

Les positions ci-dessus où je suis arrivé par expérience personnelle, sont d'ailleurs corroborées par une étude scientifique sur le bonheur, faisant état de ces observations: le professeur Ruut Veenhoven, de l'université Erasmus de Rotterdam, "souligne que les personnes mariées sont généralement plus heureuses que les célibataires mais que l'indice baisse avec la naissance d'enfants, que les hommes profitent plus de l'émancipation féminine que les femmes elles-mêmes, que le bonheur a tendance à baisser quand le niveau d'éducation est plus élevé."

En conclusion, si vous voulez faire quelque chose de vraiment utile à l'humanité pour sauver la réussite véritable de la vie des gens ainsi que l'intelligence collective, le meilleur moyen en sera de participer aux objectifs agoristes de mon projet, afin de priver l'Etat de ses ressources fiscales et ainsi l'obliger à mettre au chômage tous ces prétendus professeurs fossoyeurs professionnels de la vie et de l'intelligence humaines.

La philosophie

La philosophie est un domaine de pensée qui aurait pu être merveilleux si seulement la somme des oeuvres "philosophiques" en vigueur dans le monde actuel, et considérée comme référence de pensée obligée à étudier et à bouffer pour se faire respecter comme philosophe par la plupart de ceux qui se prétendent maîtres de philosophie, n'était pas aussi nulle, bourrée d'âneries et de faux présupposés implicites que ces "philosophes" ne sont même pas capables de reconnaître. En cela, hélas, ce qui actuellement tient officiellement lieu de philosophie n'est guère autre chose qu'une religion comme les autres, aussi stérile que les autres vis-à-vis du véritable savoir.

Les sciences ont largement fait la preuve de la réalité (la véracité, la pertinence) des connaissances qu'elles présentent. Il en va tout autrement de la philosophie: rien ne vient indiquer que les prétendues connaissances philosophiques soient (en moyenne, sauf exceptions) réellement plus dignes d'être appelées des connaissances que n'importe quelle religion ou mythologie ; les regarder ainsi n'est que fantasme et croyance gratuite, où les philosophes ont l'art de s'auto-complimenter en étant à la fois juge et partie - cet éloge creux du nombril de la philosophie est à peu près la seule chose en laquelle les philosophies en vigueur sachent vraiment exceller.

Par conséquent, au nom du principe de laïcité, la philosophie mériterait d'être bannie une bonne fois du registre de ce qui est officiellement reconnu et financé par nos institutions éducatives, tant qu'elle ressemblera à ce qu'elle est maintenant.

Plus de détails par ici

Qu'est-ce que la Beauté ?

La notion des beauté des individus se définit de la manière suivante:
Soit P l'ensemble des individus. On définit la beauté comme étant une application B de PxP privé de sa diagonale, dans l'ensemble des nombres réels, comme suit.
Tout d'abord, il faut fixer une référence de peine qui puisse être à peu près perçue de manière égale par tous et dont la durée peut être modulée arbitrairement suivant une intensité constante, par exemple un travail pénible standard; ainsi qu'une durée de référence t0, comme par exemple 5 minutes. Espérant que ces choix n'auront guère d'influence sur le résultat, on définit alors pour tout x,y dans P, le nombre réel B(x,y) comme étant le rapport de temps t/t0 où t est la durée maximale de la peine que x serait prêt à subir en échange de la possibilité d'embrasser y pendant une durée égale à t0, plutôt que de rester seul à ne rien faire pendant cette même durée.

S'inspirant de cette idée, on peut aussi concevoir des manières analogues de définir la beauté d'autre chose.

Y a-t-il opposition entre raison et passion ?

J'ajoute ce sujet ici, après un coup d'oeil sur un petit résumé de philosophie officielle à ce sujet, que j'ai trouvé complètement absurde.

Il y a des gens qui disent qu'il faut lutter contre ses passions pour accéder à la raison.
D'autres qui prônent exactement le contraire, en exhortant à laisser parler le coeur et en dénigrant la raison.
Je reconnais qu'il y a hélas trop souvent, dans le monde actuel, de nombreux cas où les sentiments empiètent à tort sur la raison. Je pense en particulier bien sûr à la foi religieuse, et à bien des cas où, les gens ne sachant pas raisonner, apprécient les affirmations suivant les sentiments que ça leur évoque directement, à savoir, suivant que ces propos semblent "gentils" ou "méchants", que "ça leur parle" ou autre chose de ce genre.
Bien évidemment il y a aussi de mauvaises passions à faire cesser...
Il y a aussi hélas trop souvent, dans le monde actuel, des cas où une certaine forme de rationalité mal placée, je dirais une pseudo-rationalité, empiète à tort sur les sentiments. Je pense en particulier à toute la bureaucratie, qui, dans sa prétention de rationaliser le monde, ne sait en fait bien rationaliser que sa propre bulle dans laquelle elle s'enferme. En particulier, toute cette manière pseudo-rationnelle de pseudo-rationaliser toute la vie de la jeunesse, suivant laquelle le système scolaire se donne pour mission fondamentale d'écraser la vie et les passions des jeunes, ravalant sagement celles-ci au rang d'antiquités virtuelles et mortes que constituent les romans au programme de la littérature, prenant stupidement cela comme recette supposée universellement nécessaire et suffisante pour que puissent, on ne sait comment, germer en eux des facultés rationnelles supposément supérieures à tout ce qu'ils auraient jamais pu développer dans la dignité.

Non, mais si enfin on se mettait dans la voie de faire les choses bien, et pas absurdement comme ce qui est ainsi fait d'habitude, on découvrirait qu'il n'y a pas d'opposition fondamentale entre raison et passion. La voie de la solution ne consiste pas, d'une quelconque manière, à tenter une lutte frontale de l'une contre l'autre en espérant la victoire de l'une sur l'autre, mais à découvrir qu'en fin de compte, il convient à toutes deux de pleinement s'épanouir sans jamais s'opposer, parce qu'elles habitent, ou du moins devraient habiter, des mondes différents qui tout en se devant de communiquer suivant les besoins, se doivent de toujours distinguer leurs terrains respectifs afin d'éviter de malheureuses confusions et les faux conflits qui en résultent. Même si, par nature, raison et passion ne sont que des activités particulières d'une seule et même conscience (au point que la faculté de raisonner peut tomber en panne faute de satisfaction des passions, je parle ici d'expérience).

De même, par leur incomparabilité, il n'y a pas non plus à dire dans l'absolu que l'une soit de valeur supérieure à l'autre: chacune est tout simplement en monopole légitime dans son propre rôle. Ainsi, dans quelques discussions par email, il est arrivé que des personnes soient choquées par la manière suivant laquelle, d'après elles, je nierais toute valeur de la passion en la tenant pour rien, et me réfugierais dans une sorte de rationalisme absolu et totalitaire, aveugle aux valeurs du coeur. Cela est un malentendu. Tout ce que je prétends en fait, c'est que seules les oeuvres de la raison peuvent adéquatement être baptisées du nom de "vérité". Il ne s'agit pas ici d'une quelconque revendication de valeur absolument supérieure, mais seulement d'une question de qualification à être proprement appelées d'un certain nom. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des vérités essentielles qui concernent les passions, au contraire: seulement, le plus souvent, soit ces vérités sont indiscutables parce que triviales ou ineffables et n'ont donc pas besoin de la raison, mais alors il n'y a pas non plus lieu d'y pratiquer le moindre enseignement, et donc pas à faire explicitement référence à la vérité; soit elles ne sont pas triviales et ont besoin d'être l'objet d'un discours; dans ce dernier cas, un certain usage de la raison est nécessaire. Et là, la raison agit en commençant par observer les passions, comme toute science qui se base sur l'observation.

Alors, cela a-t-il malgré cela un sens de parler d'une comparaison des valeurs de la raison et de la passion ? En fait si, mais pour des raisons extrinsèques. J'explique:

La source de toute valeur est le bien, le bonheur, donc la passion. Donc en soi, la passion serait la seule valeur. Oui mais : hélas, en ce monde, les erreurs sont la cause de grandes souffrances et pertes de bonheur. Cette situation est ce qui donne à la vérité, et donc à la raison, sa valeur en tant que remède à ces erreurs et à leurs conséquences. Et, ce qui s'avère obscurcir et bloquer la découverte des vérités manquantes dont dépend la guérison de ces souffrances et le salut des passions, est le plus souvent cette manière suivant laquelle la plupart des gens s'attachent à penser avec leur coeur, qui, faute du filtre de la fine analyse rationnelle, demeure incapable de voir suffisamment loin pour pouvoir se secourir lui-même à travers les labyrinthes du monde réel qui le séparent d'avec lui-même (ses actions de ses satisfactions).
Dans un monde où la situation serait autre, que tout aille bien ou que du moins tout acte portant à conséquence sur le bonheur ou le malheur soit parfaitement éclairé ou conduit d'une quelconque manière à la meilleure option, alors la recherche spéciale de vérités supplémentaires au-delà de ce qui serait déjà bien établi, n'aurait ni plus ni moins de valeur qu'une possible passion parmi les autres.

On peut encore décrire la situation par ce parallèle qui résume bien des choses : la raison est à la passion ce que le travail est à la consommation.

Sur le non-problème de l'attachement

Ayant feuilleté le livre "La tentation du christianisme" ayant pour objet de situer le christianisme des premiers siècles dans le contexte philosophique de l'époque, dont quelques idées sont présentées par ici (la philosophie grecque et la réponse chrétienne), voici mon point de vue philosophique sur un certain aspect des questions évoquées, pour expliquer mon désaccord avec cette réponse chrétienne.
La philosophie grecque appelait l'homme à trouver sa place chez lui, conformément à l'ordre universel dans les choses "mortelles", plutôt que d'aspirer à des transcendances qui ne correspondent pas à sa nature et sa vocation. En un sens je serais d'accord, sauf que (chose dont les Grecs ne pouvaient mesurer l'ampleur, faute des connaissances scientifiques adéquates), il n'y a pas de véritable ordre dans les choses mortelles qui soient véritablement conçues pour nous, car nous ne sommes pas le centre de l'univers, l'ordre évolue à travers les millions d'années et reste à construire encore et toujours plus avant. Il est donc "normal" bien que tragique, que "notre chez nous" aille si mal, sans pour autant que ce soit notre faute ni que quelque chose de mieux ait a priori l'obligeance d'être disponible à notre quête sur la courte durée d'une vie humaine.
Par ailleurs, la philosophie grecque, à l'instar du bouddhisme, prétendait que rien n'est permanent, tout est mortel; et que c'est un malheur de s'attacher aux choses mortelles, car la mort d'une chose sera un malheur pour qui s'y est attaché. Par conséquent, elle enseigne de ne pas s'attacher aux choses charnelles (même si on peut aussi en profiter du moment qu'on "ne s'y attache pas") parce qu'elles sont mortelles. A quoi le christianisme répond, pour s'excuser les passions "charnelles" que l'homme ne peut, de fait, pas éviter, qu'en fin de compte Dieu aurait prévu une bonne raison de s'attacher sans risque à ces choses charnelles, à savoir qu'elles sont promises à la résurrection.
Mon bilan: le christianisme a ainsi répondu à une erreur par une autre erreur. D'abord, l'attachement et la souffrance suite à la mort ou la disparition de ce à quoi on s'est attaché, est un non-problème, ou peut-être est-il seulement un problème dans certaines circonstances, mais ce n'est pas, en tout cas, la principale cause de souffrances dans le monde. D'abord ça n'a pas grand sens de vouloir faire une distinction entre l'amour "attaché" et l'amour "détaché". L'éventuelle souffrance suite à l'éventuelle disparition de ce qu'on aimait, dépend de tellement d'autres choses que de la manière suivant laquelle on aimait. Et par exemple, il se peut que justement on soit amené à regretter davantage quelque chose du fait qu'on n'a pas assez profité (auquel on ne s'est pas assez attaché), que dans le cas contraire. Je pense que les choses se font assez bien naturellement, et qu'il n'y a pas lieu de donner des leçons spéciales de détachement. Par exemple: a-t-on jamais trouvé dangereux le fait d'apprécier un morceau de musique pour la seule raison qu'il a une durée finie ? Non car après l'avoir entendu une fois, on en prend ensuite avec soi la joie et le souvenir. Et si ça ne suffit pas, on peut toujours réécouter le morceau. Ainsi après la mort, le bénéfice qu'on a tiré de la vie demeure; on peut toujours se remémorer sa vie, et si ça ne suffit toujours pas il y a encore la réincarnation qu'on peut envisager. Ainsi, même si la personne qu'on aime est mortelle et qu'on souffre ensuite du déchirement de sa disparition, ce déchirement lui-même est temporaire car des retrouvailles après la mort sont possibles.
On peut aussi dire que si une chose à laquelle on s'attache est mortelle, l'attachement à cette chose est lui-même mortel, au sens où il finira par s'user par l'ennui. Et de toute façon qu'il le fasse ou non, il n'est nullement contradictoire avec le fait de pouvoir découvrir d'autres choses encore plus belles, qui pourront rendre superflu l'attachement précédemment contracté. Donc, même si je suis attaché à un chez moi, je n'ai pas à craindre la moindre difficulté à ce que je m'accomode à des choses encore meilleures qui pourraient apparaître ensuite.
Enfin, la réponse chrétienne en terme de résurrection de la chair est parfaitement ridicule: pourquoi diable faudrait-il prendre la matière pour ce qu'elle n'est pas, pour s'excuser de l'apprécier de la manière qui nous est donnée ? (voir autres commentaires sur la résurrection). Si on veut regretter la matière perdue et revenir à l'aventure, une réincarnation suffit entièrement à moindre coût. Tout comme après avoir apprécié une mélodie on appréciera aussi bien d'en entendre une variante, évitant de s'ennuyer. Mais ce n'est qu'une possibilité parmi d'autres. Par rapport à ça, l'idée chrétienne de vouloir reprendre tout spécialement les mêmes atomes pour en faire quelque chose, soit de comparable, soit de très différent, est de toute manière ridicule. De toute façon, tout ce à quoi on s'attache est mortel d'une manière ou d'une autre. Le chrétien s'attache à la foi en (l'idée de) "Jésus" et de son histoire, ce qui est un objet aussi éphémère qu'inventé. Toute idée de spiritualité est généralement ni plus ni moins un fouillis d'idées erronnées, qui n'a de stable que sa prétention, et ne protège donc nullement plus qu'autre chose du risque de déchirement - qui, de fait, devra venir tôt ou tard pour pouvoir quitter les erreurs sur lesquelles elle se fondait. Par contre, s'il y a une chose qui n'est pas mortelle, c'est les mathématiques. Donc, si vous voulez vous attacher à des choses absolues et immortelles, intéressez-vous donc aux mathématiques.

Le bien aurait-il besoin du mal pour exister par contraste ?

Autre erreur de la même veine qu'on rencontre parfois: que la souffrance soit "bonne" dans la mesure où elle permettrait au bien d'exister par contraste. Au point que quelqu'un (partisan des idées de Walsch celui-ci, mais bien d'autres pourraient en dire autant) a avancé explicitement que s'il avait l'occasion de guérir les souffrances du monde en appuyant sur un bouton, il ne le ferait pas. Espèce de philosopheux, dites-moi donc: combien de fois avez-vous déjà entrepris de vous blesser vous-même pour le seul plaisir de voir votre douleur disparaître par la suite ? Si vous ne l'avez jamais fait, alors pourquoi trouvez-vous ça bien de laisser le monde dans la souffrance au prétexte que ça permet à la joie (et plus précisément la vôtre, sans doute) d'exister ?

Qu'est-ce que le capitalisme spirituel

Le capitalisme spirituel est un complot mondial organisé par l'inconscience des Maîtres de Spiritualité à l'insu de leur plein gré, qui offre à leur propre classe spirituellement dominante de gens riches d'amour et de sérénité (en un mot : riches de spiritualité), de s'enrichir encore d'amour et de sérénité en les volant, par amour et en toute sérénité (en vertu de la fière inconscience de leurs actes) à ceux qui en sont pauvres, à travers la pratique des leçons de spiritualité que ces riches prodiguent à ces pauvres. A savoir, par cette manière qu'ont les riches de sérénité, de venir écraser sous le poids de leur sérénité le témoignage de ceux qui en sont pauvres, en affirmant qu'il ne tient qu'aux pauvres de sérénité de prendre leçon des riches de sérénité pour devenir sereins eux-mêmes, et par là, les faire se sentir cons ou de quelque manière coupables auprès d'eux-mêmes de ne l'avoir pas fait déjà, et de ne pas pouvoir le faire. Pour plus de détails et d'explications sur les mécanismes du capitalisme spirituel, voir cet exposé sur un exemple essentiel.

Quel est le caractère spécifique de l'homme qui le distingue de l'animal

Sa capacité à détruire l'environnement et la biodiversité.

En effet, vus la débilité profonde que nous venons de voir, et plus généralement l'immoralité, qui caractérisent l'attitude de la plupart des gens (et surtout les professeurs de philo ordinaires dans la mesure où c'est sensé être leur spécialité) aveugles à ce qui est sous leur nez en matière de morale et de sens de la vie, je ne vois rien d'intéressant et de significatif par quoi ils se distingueraient positivement du reste de la faune terrestre.

A part ça, les animaux ont, comme les humains, une conscience immatérielle, qui dirige leur comportement (de manière bien différente de ce que tout système purement matériel pourrait faire, voir détails par ici de ce que je veux dire), et qui subsiste après la mort biologique.
Du moins les vertébrés: j'avoue mon ignorance sur le statut exact du reste du vivant.

Quelle est la différence entre un philosophe et un scientifique

Le philosophe s'intéresse à la théorie de la critique rationnelle; le scientifique s'intéresse à la pratique de la critique rationnelle.

Qu'est-ce que la vérité

Texte sur une page séparée

Qu'est-ce que la spiritualité

Suivre le lien vers la page ou cette partie a été déplacée.

Qu'est-ce que la fermeture d'esprit

La fermeture d'esprit est l'attitude qui consiste à accuser de fermeture d'esprit et/ou à mettre dans le même panier, quiconque pour le seul motif qu'il ne s'intéresse pas à la même ou aux quelques mêmes questions, musiques ou autres sujets d'intérêt que soi. Comme si le monde ne regorgeait pas d'une profusion de sujets d'intérêts possibles également dignes d'intérêt, et comme s'il pouvait y avoir le moindre intérêt à espérer que des millions de personnes s'unissent pour s'intéresser à l'identique à une chose, joindre une même conviction mise sur un piedestal, ou s'interroger sur une même question, aussi honorable qu'ait pu être ce sujet d'intérêt, cette idée ou cette question par ailleurs.

Pourquoi le monde est-il peuplé de tant d'antilibéraux ?

Parce que le libéralisme est une compréhension du monde qui s'appuie sur les concepts de monnaie et d'équilibre des marchés; qu'il s'agit ici de concepts mathématiques, et qu'en général les gens n'aiment pas les mathématiques.
Plus précisément, les concepts mathématiques étant par excellence le seul moyen de penser sainement sur des problèmes complexes (du moins ceux d'un certain type, faisant intervenir des grands nombres...), cela traduit le fait que les gens n'aiment pas (ou ne savent pas et ne veulent pas reconnaître leur manque) penser sainement. Ils préfèrent bien mieux réagir aux informations suivant leurs pulsions animales, revernies du doux nom de "spiritualité".

Pourquoi y a-t-il tant de mathématiciens antilibéraux ?

Réponses:
1) Les mathématiques ne sont pas un tout mais une multitude de spécialités. Un mathématicien spécialiste d'un domaine peut être ignorant dans un autre domaine mathématique. Ainsi on peut être mathématicien sans avoir réfléchi à l'économie suivant un esprit mathématique, et ainsi se contenter d'adopter les idées reçues de son environnement familial ou autre;
2) Les statistiques sont complètement biaisées du fait que dans le monde actuel il est interdit de vivre en mathématicien de manière libérale, alors que ce serait pourtant tout-à-fait possible à la base. Pour devenir mathématicien officiel il faut se plier au moule de la bureaucratie. Il y a des esprits mathématiciens qui, ne pouvant s'adapter à cette bureaucratie intellectuellement asphyxiante, sont écrasés par le système et dépourvus de moyens de s'épanouir vraiment en tant que mathématiciens dans la société, encore moins de se faire reconnaître en tant que tels; à leur place, les institutions recrutent beaucoup de bureaucrates seulement bons à perpétuer le système sans originalité, comme il en faut pour répéter sans broncher les cours débilisants convenant à la grande masse des étudiants. Il peut aussi y avoir entre les deux, de vrais mathématiciens qui se sont simplement adaptés à la bureaucratie et ont bien appris la docilité envers le système, à "ne pas cracher dans la soupe".

Serons-nous un jour gouvernés par les machines ?

Question absurde par son présupposé: comme si ce n'était pas déjà fait ! en réalité nous sommes déjà depuis longtemps gouvernés dans une large mesure par une grosse machine nommée administration. Et même s'il n'y avait pas d'administration, nous serions déjà gouvernés par une quelconque autre machine comme le darwinisme et la loi de la jungle. Exemple: je me souviens d'entendre un jour à la gare du Havre un lycéen qui devait prendre un train pour Rouen pour passer son oral du bac de français. Mais à cause d'un incident technique, il n'y avait pas de train partant à l'heure prévue, de sorte que cet élève n'allait pas pouvoir se rendre à l'heure à son oral. Donc : une année de préparation "réduite à néant". On peut apprécier le non-sens multidimensionnel qui a été ainsi institutionnalisé pour gouverner la vie des gens. Et tout le monde qui trouve ça normal et approuve cet ordre établi mais qui se fait une épouvante à l'idée qu'un jour les hommes risquent d'être gouvernés par des machines. Hahaha...
En fait, la seule question qui a un sens, c'est de savoir si nous voulons continuer à être gouvernés par une machine stupide et aveugle aux subtilités du réel, ou bien par une machine souple et intelligente propre à s'adapter à tous les réels besoins.

Résumé de mes convictions sur l'éducation

Vous pouvez raconter et mettre en pratique tout ce qui vous semblera bon en matière de politique éducative adéquate à la majorité de la population. Ce n'est ni ma compétence ni mon problème. Mais je vous en supplie de grâce, daignez enfin accorder officiellement à la faible minorité des jeunes sains d'esprit, quelle que soit leur vocation professionnelle (y compris scientifique) le droit d'aller librement développer leurs connaissances, leur esprit et leur avenir professionnel hors du moule de ce gigantesque asile d'aliénés. Et daignez aussi cesser de porter artificiellement préjudice sur la carrière (notamment dans les domaines de recherche scientifique) de ceux qui auront osé se construire librement, pour le seul prétexte qu'ils auraient commis cette faute impensable et impardonnable d'avoir été des hommes libres et sains d'esprit et avoir eu l'audace de vivre en conséquence.

Non en fait à part ça, j'ai bien quelques petites idées, à savoir par exemple que je déplore infiniment d'observer à quel point la plupart des gens s'avèrent être des sortes d'illettrés de la pensée, sur certaines questions et considérations essentielles comme la morale, avec deux catastrophes à la clé: d'une part en général, que ça laisse le monde patauger dans les problèmes car il n'y a personne pour aller du bon pied vers la construction d'un monde meilleur; d'autre part, que les rares personnes sachant penser sainement sur différents sujets et notamment motivées par la construction d'un monde meilleur, se trouvent regardées de travers et méprisées, et fortement encouragées à revenir à la norme de la médiocrité, justement pour le tort de penser sainement, de par le caractère incongru et impardonnable de ce fait de penser sainement au milieu d'un monde illettré. Car on a beau penser le plus sainement du monde, il est pénible de se voir en quelque sorte l'obligation de réexpliquer ses raisons depuis le départ à chaque nouvel interlocuteur qui de toute façon n'aura pas le dixième de la patience nécessaire pour comprendre ces sujets relativement complexes, mais qui vous jugera négativement sur la base de son ignorance des évidences dont vous disposez.

Autrement dit, il y aurait bel et bien quelques vérités difficiles et essentielles qui mériteraient qu'on les fourre dans le crâne de la jeunesse à coups de marteau. Hélas, l'administration est méthodiquement beaucoup trop bête pour arriver à trouver lesquelles. Il est tellement dommage de voir cette perte de temps et d'énergie à marteler des choses inutiles comme les noms des rois de France, en passant sous silence les choses les plus essentielles, que les gens n'auront plus le courage de méditer ensuite.

Qu'est-ce qu'un devoir scolaire

Un devoir scolaire est un travail de singe payé en monnaie de singe.

Qu'est-ce qu'une fraude aux examens

C'est un faussage au carré.

Le bien et le mal

Divers développements sur le sujet de Philosophie morale: les orgines du mal et comment y remédier, ont été déplacés sur une page séparée.

Pourquoi Dieu a-t-il créé l'amour ?

Pour torturer par son absence, comme un supplice de Tantale, quelques personnes (dont moi) qui s'en trouvent privés alors qu'ils en auraient un vital besoin.

L'enfer existe-t-il ?

Bien sûr qu'il existe ! Et j'en d'autant mieux assuré que j'en ai moi-même subi la dure expérience.
En fait; plus précisément il y a plusieurs enfers. Voici ceux que j'ai personnellement traversés (donc, sans prétention à l'exhaustivité).
Il y a d'abord l'enfer des moqueries et persécutions par les mauvais camarades de classe (au collège principalement).
Ensuite il y a l'enfer des classes préparatoires (sup-spé) avec ses travaux forcés et ses instruments de torture (course à la recopie du tableau, devoirs hebdomadaires...)
Enfin il y a l'enfer du célibat. De celui-ci, je peux témoigner le caractère éternel. En effet, je l'ai déjà subi atrocement pendant au moins une éternité (voire peut-être deux ou trois...)
Accessoirement, j'ai aussi pu avoir un aperçu de l'enfer de la psychiatrie et de ses traitements "antidépresseurs" (sic).

Quels sont les péchés capitaux ?

Prévenons d'abord qu'il n'y a pas de règle exacte qui détermine qui sera ou non condamné à l'enfer. Non que l'écart par rapport aux règles formelles relève de la subtilité d'une quelconque sagesse divine pénétrant le secret des coeurs, loin de là : la détermination finale relève plutôt d'une grande loterie aveugle, seulement plus ou moins influencée par le fait d'avoir ou non commis un ou plusieurs des péchés capitaux qui y mènent.
Voici donc une liste (non-exhaustive) des péchés capitaux

Cependant, si tous ces péchés mènent effectivement en enfer, cela vient en définitive du fait que telle est la décision de justice qui est démocratiquement prise, entérinée et mise en oeuvre par toute l'humanité. C'est en effet cette humanité qui a décidé de condamner à l'enfer ceux qui commettraient les péchés ci-dessus, et de ne pas les en pardonner, en demeurant sourde à quelque mouvement de repentance et de supplication que ce soit de la part de ceux qui les auraient commis. C'est cette humanité qui a résolument décidé d'obliger les élèves sérieux à demeurer en classe avec les emmerdeurs en laissant ces derniers agir plus ou moins suivant leur bassesse. Qui met un point d'honneur à n'offrir de carrière scientifique qu'aux gens ayant suivi le cursus des classes préparatoires, et à chaudement recommander aux parents d'élèves intelligents de les y envoyer. A ne surtout pas communiquer à des tiers les adresses de personnes ayant séjourné quelque part, pour des "raisons de sécurité" (sic). A ne pas offrir une seconde chance (ni même une première) à ceux qui auraient raté la leur, par quelque moyen organisationnel collectif de rencontre amoureuse que ce soit. Par exemple, à ne pas ouvrir de non-discothèque qui puisse permettre à ceux qui n'aiment pas la discothèque, de se retrouver. Et à envoyer leurs victimes entre les mains des psychiatres pour ne pas les arranger.

Voir le texte plus complet d'un credo des célibataires en anglais

Ma devise

Conscience sans science n'est que ruine de la civilisation.

Ma citation préférée

Einstein: "Deux choses sont infinies: l'univers et la bêtise humaine. Mais je ne suis pas sûr pour l'univers".


Retour