La zététique, une honte
pour la science
(dans la mesure où la
zététique passerait pour représenter la science,
prétention à réfuter pour défendre les
valeurs de celle-ci)
Ce texte fait suite au texte sur le paranormal,
dont la lecture est ici supposée acquise (du moins les parties
sur les preuves du paranormal, avec les références)
Quel est le programme officiel de la zététique
C'est l'art du doute et de la démarche scientifique, visant
à déjouer les dogmes et les montages des pseudo-sciences,
ce qui signifie ou plutot devrait signifier; s'abstenir de croire une
chose tant que des preuves raisonnablement solides de sa
réalité ne se sont pas manifestées, et uniquement
dans ce cas; mener des enquêtes avec neutralité et
objectivité pour chercher à établir de telles
preuves ou des preuves contraires si elles existent; répondre
aux mensonges et aux désinformations.
Quel est le programme réel de la zététique
Sans enquête suffisamment approfondie (qui puisse se comparer a
et rendre compte des meilleures raisons et des meilleures preuves du
paranormal qui existent), annoncer des conclusions toujours coherentes
avec le dogme matérialiste de la non-existence du paranormal,
qui a pourtant deja ete largement refutee par ce que beaucoup ont deja
vecu et experimente. Faire cette propagande au nom de la science, en
présentant ce dogme comme l'incarnation de celle-ci. Pratiquer
la désinformation en se concentrant sur les formes les plus
ridicules de ce qui se présente comme paranormal, comme les OVNI
et les crop circles, aux dépends des formes les plus
sérieuses ayant fait leurs preuves, comme par exemple les NDE.
Rejeter systématiquement les témoignages de
phénomènes paranormaux comme n'etant que des temoignages
et donc inverifiables par definition, sans égard à leur
nombre et à leur fiabilité, ou reinterpretes a la maniere
materialiste pourtant largement artificielle, ne rendant compte de
rien, et incompatible avec nombre d'aspects de ces experences, par
exemple au prétexte que, par principe, un témoignage de
faits ne vaudrait rien pour la science tant qu'il n'est pas
répétable à l'identique. Dresser et publier ses
conclusions en ne s'etant pas suffisamment informe ou apprecie en
profondeur toutes les preuves manifestes du paranormal qui ont
été établies et sont connues par d'autres. Passer
outre le fait que la question de l'existence du paranormal ne consiste
pas à savoir s'il existe des faux et des impostures dans ce
domaine, mais, comme toute question d'existence et non
d'universalité, que c'est donc uniquement aux formes les plus
crédibles du paranormal qu'il faudrait se concentrer pour y
répondre véritablement. En effet, l'existence d'autant de
faux qu'on veut ne changera rien au fait que les quelques
phénomènes réellement paranormaux qui ont pu
être observés suffisent à établir
définitivement l'existence du paranormal et donc la
fausseté des dogmes matérialistes qui en niaient la
possibilité. Or les preuves de l'existence du paranormal
abondent, comme indiqué dans le texte texte
précédent sur le paranormal.
En fin de compte, la zététique aboutit a un resultat
contraire de celui qui devrait ressortir si son programme etait
reellement mene a bien. Et ce qui est grave, c'est qu'ainsi elle
discrédite la science:
Quels sont les impacts de la zététique auprès
du public
La zététique vise en particulier à s'adresser au
public, pour promouvoir les valeurs de la science. Comment le fait-elle
? En claironnant que la science ne reconnaît pas l'existence des
phénomènes paranormaux en tant que tels. Pour ce faire,
certains se fourvoient dans une confusion dialectique en disant que le
paranormal ne peut pas exister par definition puisque des qu'il sera
connu il deviendra normal. Ceci passant a cote du veritable probleme
qui est de faire la distinction entre la preuve observationnelle de la
realite d'un phenomene et son explication. Car on a beau prouver
experimentalement aussi rigoureusement qu'on veut la realite de
certains phenomenes (c'est en fait largement fait), il reste que ces
phenomenes sont incompris par la science, c'est-a-dire, la question qui
se pose est de savoir s'il serait impossible d'en rendre compte (sa
nature et ses causes) sans un changement radical de paradigme. Le
paradigme qui fonde la science actuelle, suivant lequel tous les
phenomenes sont des consequences indirectes des lois de la physique, et
dont la vie ne serait pas une exception, n'a aucune garantie de
s'appliquer aussi a la conscience, puisque la conscience n'a encore
jamais vraiment ete objet de science. Le centre de la question de
l'existence du paranormal en tant que tel, est donc son role de preuve
que ce paradigme ne s'applique plus. Ainsi, le fait meme de nier par
definition tout contenu au terme de paranormal, comme dire que le
paranormal deviendra normal lorsqu'il sera connu, c'est souscrire
implicitement au dogme materialiste suivant lequel tous les phenomenes
sont de la meme nature, dont la science peut rendre compte pareillement
sans trop de changements.
Or il y a un problème: c'est que dans le public, nombreux sont
ceux qui sont soit directement témoins de la
réalité du paranormal, soit qui connaissent des gens
dignes de confiance qui le sont. Or, comment voulez-vous que tous ces
gens qui connaissent des preuves de l'existence du paranormal,
reçoivent et interprètent les grandes proclamations
suivant lesquelles la Science avec tous ses acquis, sa rigueur et sa
fameuse demarche scientifique, est toujours incapable d'en
reconnaître l'existence, si ce n'est de conclure que la
démarche scientifique est une méthode qui sert à
justifier rigoureusement avec succès des conclusions fausses
fixées d'avance (dont en particulier son dogme
matérialiste favori) au mépris de toutes les
évidences contraires aussi manifestes soient-elles ?
Parce que j'aime la science, ça me fait mal pour elle de la voir
ainsi discréditée en public par tous ceux qui
prétendent parler en son nom, pour annoncer des conclusions
fausses. Ne dit-on pas qu'une chose ne souffre pas tant d'être
vigoureusement combattue, que d'être piteusement défendue.
Ainsi il n'y a pas de plus désastreuse défense de la
science, que de proclamer ainsi les dogmes matérialistes en son
nom, en toute méconnaissance du dossier et armés des
non-arguments ridicules face à ce qui vraiment
dérangerait ses dogmes. Mais ce que je cherche à
expliquer pour défendre la science que j'aime, c'est que cette
soi-disante science officielle qui nie le paranormal, n'est pas la
vraie science, mais une pseudo-science.
Ceci ne caracterise certes pas forcement la pratique et les intentions
des zeteticiens en eux-memes, mais qualifie son bilan, ses conclusions.
En effet, pour faire une comparaison, a quoi bon publier de superbes
demonstrations de contradictions mathematiques comme 1+1=3 ? De telles
demonstrations ont beau etre aussi geniales qu'on veut, du moment
qu'elles arrivent a des conclusions fausses, elles sont fausses et a
jeter. Ainsi, il m'importe peu que les zeteticiens aient deploye de
super methodes scientifiques a l'appui de leurs doutes. Seulement, mon
experience ayant montre clairement, a plusieurs occasions, de plusieurs
manieres completement independantes (dont j'ai mentionne certaines), la
realite du paranormal, les motifs du doute d'autrui ne me regardent
guere.
Qui ou quoi les zététiciens représentent-ils ?
Les
zététiciens eux-mêmes le reconnaissent, la croyance
au paranormal augmente avec le niveau d'instruction universitaire,
y compris le niveau d'instruction scientifique. Quelle est donc cette
communauté scientifique dont il est question dans les articles
Wikipedia sur le paranormal et la metapsychique, qui n'aurait pas
reconnu l'existence du paranormal ("la réalité et le
statut ne fait pas l'objet d'un consensus au sein de la
communauté scientifique (ils sont rejetés) ", "La
réalité de ces phénomènes n'a jamais fait
l'objet d'observations scientifiquement validées et n'est pas
admise par la communauté scientifique.") ? Et moi alors, je n'en
ferais pas partie peut-être, de la communauté scientifique
? En effet je considere que des preuves du paranormal existent, j'en
rapporte de source sure (voir texte precedent sur le paranormal). Si
donc je considere que je connais des preuves, et je ne pense pas etre
le seul scientifique en ce cas, l'affirmation que la communaute
scientifique ne reconnait pas la realite du paranormal ne peut avoir
aucun sens pour moi. Pour qui se prennent-ils ? Cette remarque
s'adresse donc en toute rigueur aux auteurs des articles Wikipedia. Si
l'attitude de la zetetique en ce sens est plus moderee, qu'attend-on
pour moderer aussi les articles Wikipedia a ce sujet ? Une bonne
formulation serait par exemple: "La question de l'existence de preuves
valides de phenomenes inexplicables par les paradigmes scientifiques
actuels qui auraient ete observees, ne fait pas l'objet d'un consensus
parmi les scientifiques".
La pire des pseudo-sciences: la
psychiatrie
Pour avoir eu un peu affaire à la psychiatrie, je
témoigne qu'il s'agit bien de la pseudo-science la plus
grossière et dangereuse qui soit, d'autant plus qu'elle est
institutionnalisée comme médecine de sorte que ceux qui
ont le malheur d'avoir l'obligation de demander ses services et de
suivre ses traitements (pour des motifs de problèmes
sentimentaux par exemple), se trouvent statutairement obligés
d'être victimes de sa barbarie (je n'exagère pas). En
effet, j'ai été obligé de prendre ce congé
car n'étant pas titularisé, je n'avais pas le droit de
prendre un congé sans solde, sauf à démissionner,
ce que tout le monde autour de moi trouvait insensé et qu'il
m'était donc socialement impossible de demander; mais je ne vois
nullement en quoi perdre mon statut et les graces de continuer à
me faire gérer par cette administration débile et
totalitaire, aurait été plus regrettable que cela n'a
été de suivre les traitements barbares que j'ai suivis
heureusement beaucoup moins que ce que j'étais sensé
suivre, et dont il me reste des séquelles bien des mois plus
tard. En effet j'avais dû signer l'obligation de suivre les
traitements qui me seraient prescrits soi-disant pour mon bien. C'est
donc bien de l'institutionnalisation de la barbarie qu'il s'agit ici.
Voici quelques caractères de cette barbarie
pseudo-scientifique dont je témoigne (j'ai vu principalement
deux psychiatres, et ai été orienté vers le
deuxième en entendant dire qu'il avait bonne réputation,
de fait il avait l'air sympatique mais... ça me suffit !):
- Diagnostics de schizophrénie à tort et à
travers; barbarie des traitements en ce sens. J'ai eu beau tenter
d'expliquer à mon premier psy pourquoi j'estime n'être pas
schizophrène, il ne voulait rien entendre mais s'est
contenté d'argument d'autorité, en me renvoyant à
la la consultation d'un de deux autres psys experts de son choix
à l'université de Rouen pour qu'ils me confirment son
diagnostic. Par ailleurs j'ai entendu parler de quelqu'un qui eut le
malheur d'avoir affaire à la psychiatrie, et qui n'avait pas
tant de problèmes que cela mais ayant été
étiqueté schizophrène a été
amené à suivre des traitement qui ont fait de lui un
légume: il a grossi et sa famille ne le reconnaît plus,
ils trouvent que ce n'est plus lui, sa vie est complètement
anéantie, et il doit continuer à suivre les traitements
parce qu'il en est désormais dépendant.
- Absence de transparence dans l'établissement de diagnostics et
l'objectif des traitements prescrits. Il m'était en effet
très difficile d'obtenir de mes psys des explications sur leurs
diagnostics et ce qu'ils espéraient soigner ainsi. Ils se
contentaient en effet de me dire que j'en avais besoin, que ce serait
bon pour moi, mais ils ne cherchaient pas à me l'expliquer pour
savoir si je suis d'accord. Ils m'ont fait avaler leurs poisons par
ruse, mensonge et obscurité, sans mon consentement
éclairé. J'appelle ça une violation de
liberté (il me semble d'ailleurs avoir vu passer la notion de
consentement éclairé dans la législation, mais je
n'ai guère d'espoir de faire valoir cela dans le présent
cas, vue la situation).
- Toute marque d'intelligence originale et d'indépendance
d'esprit est regardée par les psychiatres comme pathologique. A
la fin de mon aventure, comme j'ai protesté par écrit
contre mon dernier psychiatre, il m'a répondu en se justifiant,
en expliquant de quoi, d'après lui, je souffais: "du sentiment
ne pas être accepté par la société". Non non
et non, je souffre bien moins de ma différence avec la
société (qui n'est pas une non-acceptation, ne serait-ce
que du fait que par le succès de mon site j'en ai une sorte de
reconnaissance très importante finalement, seulement qui n'est
pas du type de reconnaissance que les institutions voudraient me faire
rechercher), que du fait de la barbarie des institutions qui cherchent
à tout prix à me conformer à leur
débilité et à leur barbarie, et qui trouvent
pathologique de ma part que ce ne soit pas mon rêve le plus cher
que de la supplier de m'intégrer à elle. J'ai souffert du
fait que le monde n'ait pas voulu me foutre la paix; à part
ça je souffre de n'avoir pas trouvé une femme, mais me
faire accepter une femme que je n'aimerais pas, ou encore soit-disant
compenser par d'autres relations sociales, ne saurait de toute
manière en être la solution. Mais la revendication de la
différence comme un avantage, et le besoin que la
société nous foute la paix, n'est pas une chose que les
psys sont capables de concevoir.
- Mensonge sur l'interprétation des "effets secondaires" (en
réalité principaux), prétendument expression de
pathologies latentes qui viennent à s'exprimer, alors qu'elles
ne s'étaient absolument jamais produit jusque-là:
palpitations cardiaques, tremblements...
- Incapacité de s'excuser. Quels que soient les désastres
qui résultent de leurs traitements, les psys ne seront jamais
désolés, ils chercheront seulement à se justifier,
en faisant valoir leurs diplômes et autres...
- Mépris du patient, abus de pouvoir sur personne
vulnérable: sous prétexte qu'ils ont leurs super
diplômes et que les gens qui viennent les voir ont des
problèmes, ils ne cherchent même pas à comprendre
pourquoi on vient les voir, du moment qu'on est là ils se
croient permis de nous prendre pour des moins que rien, des cobayes,
des débiles mentaux, des irresponsables etc. Même le fait
que j'aie un doctorat en maths ne semblait pas leur inspirer la moindre
présomption de crédit envers la pertinence de mes
appréciations.
- Ce mépris est également adopté par les
secrétaires et concierges des établissements. En effet,
au centre Pierre Janet du Havre où j'avais vu mon premier psy,
j'ai tenté de discuter du problème avec la personne de
l'accueil. Son mépris envers moi fut total. Mon
expérience ne valait rien à ses yeux, n'étant
guère que "ce que vous pensez", du pipi de chien, une marque de
débilité, et surtout je devais absolument me taire dans
les couloirs, pour que personne n'entende mon témoignage. Bref,
on se croirait vraiment sous Staline. Eh bien non, je ne me tairai pas.
Allo ? La France d'aujourd'hui est-elle vraiment un pays de
liberté ? Y a-t-il quelqu'un pour élever la voix contre
le totalitarisme barbare ? Finalement, j'obtins de voir une assistante
sociale, et je lui exposait le problème. Elle semblait tomber
des nues, n'ayant jamais entendu de telles choses. Sans doute les gens
déprimés n'ont-ils pas suffisamment confiance en leur
propre jugement (réellement difficile à former et
à affirmer en de telles circonstances il est vrai) pour
protester jusque-là ? Surtout, la loi du silence s'impose dans
ces milieux.
- Enfin, je mentionnerai l'affaire du dernier "médicament" que
j'ai pris, qui m'a été prescrit alors que je venais
justement de mettre en garde mon psychiatre sur le fait que j'en avais
marre de ces traitements absurdes et néfastes pour la
schizophrénie que je n'ai pas, et que je refusais absolument de
prendre toute substance qui risquerait de porter des effets
néfastes à long terme. Résultat, il me prescrivit
du SEMAP en me disant d'en prendre une demie-pilule par semaine en
commençant tout de suite et si cela aurait un effet
néfaste je m'en apercevrais le jour même, et il me
prescrirait autre chose. Résultat, avec une seule demie-pilule
(évidemment que je n'en ai pas repris ensuite !) cela eut des
effets dévastateurs qui ont commencé au bout de quelques
jours, ont demeuré plusieurs mois et dont il me reste des traces
d'effets sensibles au bout d'un an.
J'en ai discuté avec le pharmacien. Il était d'accord
avec moi sur
toute la ligne, la différence étant sa
résignation: il est tenu de
l'obligation légale de vendre les "médicaments" qui lui
sont demandés,
alors même qu'ils sait qu'ils sont de toute manière
néfastes. D'après
lui, on ne peut toute façon rien faire, car la psychiatrie est
une
institution.
L'ultime justification de cette barbarie que j'ai pu entendre: que
soi-disant je suis libre, je ne suis pas obligé de voir un psy
particulier, je peux en changer, je n'aurais donc dans ces conditions
aucun motif de me plaindre. Objections: comme je disais, par leurs
mensonges les psys m'ont empoisonné en l'absence de mon
consentement éclairé. Je ne suis donc pas libre. D'autre
part, je ne suis pas libre de prendre n'importe quel psy puisque la
plupart ont leurs carnets de rendez-vous complets pour plusieurs mois
à l'avance. Ensuite, il est inadmissible que les listes de psys
respectables d'une part, ceux barbares à éviter d'autre
part, ne soient pas rendues publiques: comme j'expliquais sur la dictature du hasard, cette absence condamne
totalitairement les gens à subir les traitements des barbares,
en les empêchant de les éviter. Autrement dit, ça
n'a aucun sens de dire que les bons psy "existent" abstraitement, la
seule chose intéressante serait de les indiquer nommément
pour permettre enfin aux gens de les trouver en pratique, et
vérifier si c'est vrai (si ceux qu'on dit bons le sont
effectivement, et n'en donnent pas seulement l'illusion sur un coup de
chance). Enfin, il est inadmissible
que les psys commettant ces actes barbares que je mentionne plus haut
ne soient pas immédiatement démis de leurs fonctions, si
ce n'est condamnés à la prison pour empoisonnement. Je ne
vois en effet aucun sens à essayer encore un autre psy tant que
la psychiatrie dans son ensemble maintient son statut d'activité
totalitaire irresponsable, cautionnant ces barbaries en permettant
à ceux qui les commettent de continuer à exercer.
Qu'est-ce que c'est que ce jeu de la roulette qui fait tourner
indefiniment les patients d'un psy barbare a un autre psy barbare pour
les obliger à continuer a s'empoisonner avec des psys toujours
differents sans espoir raisonnable d'arriver a quelque chose
d'acceptable ?
En conclusion, j'estime qu'il est immoral de payer des impôts
à un Etat qui forme et institue une telle mafia.
Qu'on ne se méprenne pas sur le sens de mon propos: une
idée courante de l'antipsychiatrie serait de dire qu'il n'y a
pas de maladie mentale. De mon côté je ne m'aventurerais
pas à une telle affirmation. Je dirais même au contraire,
il me semble clair qu'il y a effectivement dans la sociéte de
dangereux psychopathes, irresponsables de leurs actes, qu'il y aurait
grand besoin d'enfermer et de soumettre à des traitements de
choc. Je veux parler des psychiatres bien entendu.
Voir un
autre petit témoignage sur un fil de discussion de forum citant
cette page
Défense de la neurodiversité
Voir aussi: Un
Cafe Pour Socrate
Les zététiciens sont des gogos
Voir la réponse
qui m'a été adressée en octobre 2003, suite
à ma prise de contact avec www.pseudo-sciences.org au sujet de
la relativité d'échelle. Manifestement, les
zététiciens sont bien incapables de distinguer entre
vraies et fausses sciences. Du moment que quelque chose ressemble
à une science et ne contredit pas les dogmes
matérialistes, les zététiciens laissent passer.
Mais l'exemple le plus énorme est bien la psychiatrie, qui
n'invoquant non plus rien de paranormal, n'interesse pas non plus la
zetetique.
Mais, qui prétend faire oeuvre de dénonciation des
pseudo-sciences et n'a pas compris que la plus socialement devastatrice
des pseudo-sciences qu'il y aurait besoin de dénoncer est la
psychiatrie, n'est en réalité qu'un vulgaire gogo.
S'attaquer aux faibles
Ainsi, les zététiciens ne s'attaquent pas à cette
vraie pseudo-science barbare qui sévit dans notre
société, parce qu'elle est inscrite dans les
institutions. De plus, je remarque que la psychiatrie et autres psys
sont le seul domaine possiblement scientifique qui s'adresse
véritablement et directement aux gens (les autres domaines
s'adressent à des choses). N'est-il pas d'autant plus
impérieux de particulièrement soigner et surveiller la
partie de la science qui s'adresse véritablement aux gens pour
espérer mieux faire reluire les valeurs de la science
auprès du public ? Mais visiblement les
zététiciens s'en moquent. Ont-ils donc peur des
institutions, ou se laissent-ils influencer par elles comme un argument
d'autorite ? Ils préfèrent aller chasser les mouches avec
grands fracas. Ils s'attaquent aux faibles et à ce qui n'est
rien, aux petites idées folles et farfelues qui ne font
guère de mal, à tout ce qui ne prétend même
pas être une science et qui étant inscrit dans la
mythologie populaire comme l'astrologie, ne disparaîtra de toute
manière pas de sitôt. D'autre part ils attaquent et nient
en fermant les yeux ce qui déjà a été
traité et prouvé scientifiquement. Ils s'attaquent
à ce dont beaucoup de gens sont témoins, à quoi
leurs déniements ne changeront rien. Ce faisant, ils laissent
sans se poser de questions la pire, la plus aveugle, inhumaine et
débile des pseudo-sciences sévir en maître sur la
population. Ainsi ils perdent leur temps et discréditent la
science auprès du public. Pour que vraiment les gens respectent
mieux un jour les valeurs de la science, il faudrait bien s'y prendre
autrement...
Vous allez dire: les zeteticiens n'en ont pas fait expres de faire
toutes ces gaffes, c'est donc pas de leur faute, ils ne font que
s'interesser aux guignoleries du faux paranormal, alors ils trouvent
logiquement que c'est du pipo, le reste c'est pas leur probleme. Ou
encore, ils n'ont eu que l'occasion de prendre partiellement
connaissance du vrai paranormal et de ses preuves, qu'ils n'ont pas eu
la chance de verifier par eux-memes, de sorte qu'avec ca ils ne peuvent
pas honnetement etre convaincus, ce n'est pas de leur faute s'ils ne le
sont pas.
Bof, la justification du mal par les bonnes intentions qui le motivent,
la justification des contre-verites par l'amateurisme qui s'ignore ou
la betise de leurs auteurs, ca me lasse (meme chose qu'avec le
christianisme). Le probleme, c'est que, quelle que soit la sincerite de
leurs efforts et de leur demarche, le resultat lamentable est la:
l'image d'une communaute plus ou moins officielle de gens qui disent
exercer leur esprit critique au nom de la science, et qui restent a
cote de la plaque...
Réponse à leurs commentaires
Un commentaire
sur mon texte est paru sur le site de l'Observatoire
Zététique.
"feignant
de s'intéresser au paranormal afin de nier son existence"
Je ne nie pas qu'ils soient sincères, seulement ils sont
prisonniers d'une forme restrictive de démarche, et aussi ont eu
la malchance de ne pas être assez directement témoins de
ces phénomènes, de sorte qu'hélas ils arrivent
à des conclusions fausses, et à leurs misérables
déclarations comme quoi ils ne peuvent reconnaître
l'existence des preuves qu'ils n'ont pas eu l'occasion de
vérifier par eux-mêmes... ce qui, dans la mesure où
ils vont ainsi jusqu'à douter à tort de
l'honnêteté ou
de la lucidité d'un grand nombre de témoins (même
s'il y en a aussi
vis-à-vis desquels le doute serait justifié), est
finalement assez équivalent à un mépris injuste
envers tous ces gens.
"
M.
Poirier considère que le témoignage d'une personne de
confiance est
suffisant pour ne plus douter de l'existence d'un
phénomène
extraordinaire. Pourtant, l'erreur et le mensonge existent dans notre
monde plus sûrement que les fantômes ou la mémoire
de l'eau. Comme le
préconise le philosophe David Hume dans Enquête sur
l'entendement humain,
il est donc plus vraisemblable, en entendant un ami nous raconter
comment il a vu devant ses yeux Uri Geller tordre une petite
cuillère
sans la toucher, de penser qu'il se trompe, qu'il a été
trompé ou qu'il
cherche à nous tromper avant de croire à la
psychokinèse.
De plus, pareidolies,
illusions auditives, souvenirs reconstruits, fausses
coïncidences...
nous prouvent au quotidien que l'interprétation de nos
perceptions
sensorielles n'est pas toujours juste, que notre mémoire n'est
pas si
fiable et que nos sens peuvent donc nous induire en erreur. C'est pour
toutes ces raisons qu'un zététicien considère
qu'un témoignage n'est
pas une preuve."
Il ne s'agit pas pour moi de croire systématiquement tous les
témoignages, ni de nier l'existence de l'erreur et du mensonge,
mais de rappeler qu'il y a une distinction à faire entre
témoignages et témoignages, et que l'erreur et le
mensonge ont beau exister, ils ne sont pas tout-puissants. Face
à un témoignage d'une personne de confiance, un esprit
perspicace peut questionner le témoin sur les détails de
son expérience, et interroger d'autres témoins s'il en
existe, en vue de cerner plus précisément la
crédibilité de cette expérience. Suivant les cas,
il peut alors s'avérer, soit que les raisons de douter se
confirment, soit que la thèse de l'erreur ne puisse pas tenir la
route face à ces détails, de sorte que finalement le
témoignage aura valeur de preuve.
Ou sinon, il ne reste plus qu'à vivre dans le doute hyperbolique
de Descartes et à croire à son malin génie, mais
auquel cas il n'y a plus de connaissance possible sur quoi que ce soit.
Si aucun témoignage n'est fiable, alors rien (pas même la
science établie) ne l'est, et les
doutes contre les témoignages n'ont aucune force non plus.
Retour opinions - liens de critique du
pseudo-scepticisme et critique
de la psychiatrie