Critique de la relativité d'échelle de Laurent Nottale

par Sylvain Poirier

Version imprimable avec extraits des plus importants points de discussions extérieures en référence.

Avez-vous entendu parler de Laurent Nottale et de sa théorie de la relativité d'échelle ? Probablement que oui si vous vous intéressez à la physique de très loin à coup de revues et ouvrages de vulgarisation trouvés à la librairie ou chez les marchands de journaux.

En effet, c'est le nom donné à un certain ensemble d'ouvrages et de prépublications de l'astronome et astrophysicien français Laurent Nottale et de son équipe, éventuellement publiés mais rarement dans des journaux de physique théorique, et dont ils ont fait courir auprès des milieux de vulgarisation la rumeur qu'il s'agissait d'une nouvelle théorie physique visant à unifier la physique et généraliser la théorie de la relativité générale à l'aide d'une généralisation du principe de relativité.

Cette rumeur a d'abord consisté à laisser entendre au public, comme une chose à admettre comme allant de soi sans égard à vérifier son accord avec l'avis réel des physiciens théoriciens sur ce point, que tout l'édifice actuel de la physique reposerait sur une hypothèse de différentiabilité de l'espace-temps qui aurait été posée arbitrairement au départ, et dont il devrait automatiquement avoir un sens de la remplacer simplement par son contraire, pour déterminer aussi symétriquement par cette alternative une autre physique. De celle-ci, hypothèse d'une forme de fractalité qui n'a toujours pas été précisée, également désigné sous l'appellation d'un tout aussi mystérieux et indéfini principe de relativité d'échelle, ainsi supposément synonyme du principe de fractalité, il aurait déjà été tiré (suivant un raisonnement non élucidé par les chercheurs extérieurs à son équipe), bien mieux que ce qui a pu être obtenu par toute autre théorie, de multiples et extraordinaires retombées dans de nombreux domaines: elle aurait permis d'expliquer ou réexpliquer un champ extrêmement vaste de la plupart des données de la physique et de l'astronomie, depuis des théorèmes qui étaient déjà bien compris par ailleurs jusqu'à diverses observations astronomiques qui n'avaient pas encore été modélisées, sans parler bien sûr des lois régissant les phénomènes d'évolution des espèces et les marchés financiers.

Une méthode essentielle à la base du développement de cette théorie, consiste à donner valeur de construction ou de démonstration, à des invocations d'analogies, basées sur des ressemblances de descriptions ou d'expressions en langage vulgarisé, reliant un objet considéré avec des constructions, méthodes et résultats célèbres par ailleurs qui concernaient de tout autres objets, sans s'occuper de vérifier si ces constructions (exemple: la formule de transformation de Lorentz) qui avaient bien un sens précis et rigoureux sur leur objet habituel (passage d'un référentiel galiléen à un autre), peuvent ou non en retrouver un sur le nouveau terme de la comparaison auquel on veut les appliquer (changement d'échelle de résolution dans une description), et encore moins de préciser lequel.

Par contre, si vous vous occupez de physique plus sérieusement dans un milieu d'enseignement ou de recherche raisonnable, il est déjà beaucoup moins probable que vous en ayez entendu parler, et pour cause: une telle théorie n'existe pas, ni même un principe de relativité d'échelle, ou du moins s'il était possible d'en formuler un ayant quelque chose à voir avec ce que Laurent Nottale a raconté, il serait trivialement faux. A ce sujet, les milieux de la vulgarisation se sont fait rouler par ce qui ne se distingue guère d'une imposture (même si, à ce qu'il paraît, Nottale ne serait qu'un doux rêveur et se serait donc abusé lui-même par sa propre imposture montée par inconscience, ce qui est tout de même hallucinant - surtout si on s'interroge sur la participation de son équipe à cette folie). (Pour éviter les malentendus: il ne m'appartient pas de juger les raisons initiales du statut de Laurent Nottale au CNRS. L'objet de cette critique est uniquement sa prétendue théorie de la relativité d'échelle comme nouvelle théorie physique, sur laquelle repose l'image qu'il se donne auprès du public, ainsi que cette relation ambigue qu'il entretient avec ce public.)

Or, malgré que la plupart des physiciens sérieux ayant étudié la question s'en soient vite rendus compte (voir preuves), on constate qu'à part le présent site il n'y a presque personne qui se soit dérangé pour signaler ce problème au public (sinon bien sûr entre scientifiques tout est clair). Mais alors pourquoi, demanderez-vous ?

C'est simple: puisqu'il n'existe pas de théorie de la relativité d'échelle, il est normal qu'il n'y ait personne pour passer son temps à proclamer l'inexistence de quelque chose qui n'existe pas: un tel travail d'analyse de cette imposture et de contre-information à son sujet serait un travail sans intérêt, sans aucune valeur scientifique, qui ne rapporterait rien à son auteur (ni argent ni réputation parmi ses pairs qui partageant l'absence totale d'intérêt envers cette théorie qui n'existe pas, ne s'intéresseront pas non plus à une telle chasse contre le néant).
Ainsi, pour pouvoir le critiquer, non seulement il faudrait étudier les travaux de Nottale en profondeur à la recherche désespérée d'une signification introuvable car chaque texte de Nottale repose sur et invoque des soi-disantes notions et résultats non définis et parachutés d'on ne sait où, mais ensuite comment se lancer dans une critique explicite de quelque chose qui n'est "même pas faux", ne montrant pas grand-chose de précis à critiquer ?

Et donc, pour avoir le droit de critiquer la relativité d'échelle, c'est-à-dire le faire précisément et scientifiquement, il faudrait, comme d'hab et aux dires d'ailleurs explicites (faits en privé - mais cités ici, niac niac) des grands partisans de la relativité d'échelle eux-mêmes, avoir d'abord consacré sa vie au vrai travail sérieux et constructif d'invention et de développement gracieux et intégral de tout le contenu théorique nécessaire pour faire de la relativité d'échelle une théorie solide et défendable à mettre sur le compte de Nottale afin de pouvoir enfin y répondre.
Pourtant en même temps si on les comprend bien, le résultat même d'une telle démarche raterait sa cible, puisqu'ils disent en substance : oui bon tout le monde sait bien que dans les détails la relativité d'échelle n'a aucune rigueur, presque toutes les définitions sont absentes et beaucoup d'arguments ne sont pas bons MAIS le problème n'est pas là car la valeur de sa théorie réside dans les idées globales, la démarche, l'intuition, les questions qu'il pose qui peuvent éventuellement être valables et source de recherche futures visant à construire plus rigoureusement de telles notions.
Alors, pour répondre à cela, j'ai plus précisément développé et mis en liens ci-dessous une critique globale contre ses idées, sa démarche, son intuition.
Bien sûr que sur le plan mathématique on peut toujours s'amuser à inventer des notions plus rigoureuses en rapport avec les idées qu'il évoque. Mais l'ambition fondamentale de Laurent Nottale auprès du public étant il me semble dans le domaine de la physique, nous allons voir cette question particulièrement.

Liste rapide de critiques qu'on peut faire

En gros: il prétend généraliser des principes (celui de relativité), et abandonner des hypothèses (celle de différentiabilité). Et son tort, c'est de faire le contraire de ce qu'il dit, c'est-à-dire qu'il propose une régression et un enfermement dans des principes et hypothèses étriquées en comparaison des théories actuellement en vigueur, jusqu'à rejeter tous les principes de relativité qui y sont actuellement admis, ainsi que les avancées de la physique quantique.
Plus précisément:

- Il n'y a jamais eu d'hypothèse de différentiabilité en physique mais seulement usage implicite des distributions, il n'y a donc aucun sens de prétendre la lever. Quoi qu'il en soit, les fonctions non-différentiables sont des outils parmi d'autres et ne constituent pas une théorie physique fondamentale. Une classe de régularité n'est pas une hypothèse physique mais un possible résultat conséquence de lois précises qu'il faut d'abord établir. Pour cela, rien n'empêche d'utiliser des équations différentielles, quitte à découvrir à la fin que les principales fonctions qui interviennent physiquement ne sont pas différentiables, comme cela arrive effectivement en théorie quantique des champs.

- Nottale prétend tirer les conséquences d'un espace-temps non-différentiable sans avoir besoin de préciser ses irrégularites ni les lois qui les dirigent: nulle étude effective des possibles irrégularités, de leurs causes et de leurs conséquences ne se trouvent (du moins à premiere vue) dans ses travaux, mais seulement une utilisation magique de calculs sur les dimensions fractales; de telles lois contrediraient l'équation d'Einstein conséquence du principe de moindre action garant de la conservation de l'énergie. Or, comment remettre en question une conséquence (expression) de la conservation de l'énergie, à moins de remettre en question la conservation de l'énergie ?
(Voir la section différentiabilité pour de plus amples commentaires sur ces deux premiers points)

- Les études d'irrégularités de trajectoires de particules ne sauraient tenir lieu d'études d'irrégularités de l'espace-temps; d'ailleurs s'il se permet d'écrire des combinaisons linéaires de dérivées à gauche et à droite sans ressentir le besoin de se demander si cela a un sens et lequel, c'est bien qu'il considère implicitement l'espace lui-même comme différentiable. Ainsi, non content d'enfoncer la porte ouverte de la non-différentiabilité, il ne prend même pas la peine de la franchir.

- Il n'y a pas de principe de relativité d'échelle qui puisse se définir rigoureusement et ait quelque chose à voir avec les principes de relativité restreinte et générale, d'ailleurs bien différents l'un de l'autre, si on veut respecter l'évidence de définissabilité physique absolue des étalons de mesure; quand bien même il y en aurait un avec un groupe continu de dilatations aboutissant à une "transformation de Lorentz d'échelle" (qui n'a d'ailleurs aucun sens) cela impliquerait la différentiabilité des dilatations, contrairement à la prétention de s'affranchir de la différentiabilité de l'espace-temps.

- En général, cette "théorie" emploie si souvent "pour bien introduire et faire comprendre les choses" tant d'analogies poétiques comme substituts de constructions rigoureuses impossibles et qui ne figurent nulle part. Notamment, le charme des images fractales non-lisses et présentant des auto-similarités entre différentes échelles qu'on a doré contempler dans les jolis livres sur les fractales, tient ici implicitement lieu de preuve d'un lien logique nécessaire entre les notions non-définies d'espace-temps non-différentiable et de principe de relativité d'échelle, sans qu'il soit jugé utile de l'expliciter davantage.
 
- Il prétend inclure la mécanique quantique, alors que le principe de superposition quantique d'états engendre des effets fondamentalement originaux comme la violation des inégalités de Bell, dont il est connu qu'aucune théorie locale (respectant la relativité restreinte) et de type classique sur le plan métaphysique (donc, sans superposition quantique d'états) comme la RE, ne pourra jamais les reproduire.

- Comment donc prétendre introduire une théorie à la fois fondamentale (visant à apporter de nouvelles avancées en physique des particules au-delà des théories connues) et apportant de nouvelles prédictions dans des problèmes d'astronomie dont rien n'indique qu'ils subissent l'influence déterminante de phénomènes inconnus, comme le problème de la formation de systèmes planétaires, dont la principale difficulté est donc la gestion statistique et autres de la quantité astronomique de détails possibles suivant les lois fondamentales connues ? Apparemment, Nottale trouve l'ensemble des physiciens bien trop frileux d'invoquer depuis toujours la recherche d'une Théorie du Tout de la physique ayant "seulement" pour but d'engendrer de manière cohérente les fameuses 4 interactions fondamentales qu'on connaît comme étant à la base de quasiment tous les phénomènes observés, avec la physique quantique. Il trouve nettement plus intelligent de passer directement à la vitesse supérieure en annonçant la sortie d'une Théorie Unifiée du Tout et du N'importe Quoi incluant les systèmes planétaires, la biologie et l'économie, qui décrirait ainsi par les mêmes équations aussi bien les lois fondamentales que les phénomènes qui n'en sont que conséquences astronomiquement éloignées, sans se soucier de savoir si les prédictions ainsi directement obtenues sur ces phénomenes éloignés sont en cohérence (par quel miracle ?) ou en contradiction (on s'en fout, personne ne pourra vérifier) avec ce que seraient réellement rigoureusement les conséquences des lois fondamentales sur ces phénomènes.

- On a toujours su que les "trajectoires" des particules en physique quantique, pour autant que ce mot puisse avoir un sens, ne sont pas différentiables. Ceci parce que les principes de la théorie quantique affranchissent les particules du besoin de suivre des géodesiques là ou la constante de Planck entre en jeu; ceci n'a nul besoin de se relier à une quelconque irrégularité de l'espace-temps, laquelle dévierait davangage les particules sur les grandes longueurs que sur les petites, contrairement à ce qui se passe en physique quantique.

- Aux critiques théoriques on peut ajouter l'analyse des soi-disantes "prédictions" sorties du chapeau pour coller aux observations: voir le compte-rendu de Didier Lauwaert dans les newsgroups à ce sujet.

Réfutations détaillées de la relativité d'échelle

Y a-t-il un principe de relativité d'échelle ?

Lever l'hypothèse de différentiabilité

Réfutation du principe de relativité d'échelle à l'échelle macroscopique

Laurent Nottale nie, ignore et contredit grossièrement la physique quantique quand il en parle.

Réfutation du modèle fractal de l'espace-temps à l'échelle quantique

Analyse du site de Laurent Nottale

Analyse de "Fractal space-time and microphysics" chapitre 1
Analyse de "Fractal space-time and microphysics" chapitre 2

Ce que d'autres en pensent: références et discussions.

Autre commentaire (par lequel cette critique avait commencé):
Analyse du fameux livre grand public de Laurent Nottale, La relativité dans (vraiment) tous ses états

FAQ

(pour éviter aux gens de me ressortir quelques arguments ridicules et hyperusés prétendant défendre Laurent Nottale)

"Vous dites notamment que les scientifiques sérieux rejettent sa théorie. Pour moi ceci n'est pas une preuve que Nottale a tort."

Evidemment, et pour moi non plus. Faudrait vraiment avoir l'esprit tordu pour imaginer une seule seconde qu'on puisse juger une chose à sa réputation, surtout quand on ne sait pas quels sont précisément les motifs et le contenu de cette réputation pour savoir si la conclusion qu'on en tire en rend compte fidèlement ou pas. Ceci dit s'il suffisait à n'importe quel guignol tombé de la dernère pluie comme il y en a tant, racontant n'importe quoi pour mériter considération par tout un chacun en dépit d'une réputation défavorable, on ne serait pas sortis de l'auberge. C'est donc au moins basé sur sa réputation positive auprès du public (voire, de son statut au CNRS) que vous croyez bon de prendre sa défense. Vous raisonnez en termes de réputation au lieu de regarder le contenu, et votre argument se détruit lui-même.
Sérieusement, au cas où par malheur vous ne l'auriez pas remarqué: je base évidemment ma preuve que Nottale a tort uniquement sur l'analyse du contenu de sa "théorie" (et de sa vacuité), que je n'ai pas cessé de détailler en long, en large et en travers dans les textes ci-dessus. La remarque de la mauvaise réputation a uniquement pour but de dire que ma critique n'est pas une élucubration isolée de quelqu'un qui aurait raté un point essentiel à sa compréhension, mais l'expression de ce que beaucoup de scientifiques sérieux pensent.

"Vous critiquez les gens qui proposent de nouvelles théories"

Faux. Je critique les gens qui profèrent des aneries, point. Qu'une anerie soit apparemment nouvelle ou pas n'a rien a voir avec le problème. En fait si, bien sûr ça s'explique. D'une part, par le fait qu'avant les gens avaient honte de dire des aneries, et que si quelqu'un en disait une, les autres la réfutaient aussitôt ou du moins, voyant aussitôt le ridicule, l'ignoraient en sorte qu'on arrivait à l'oublier, ce qui peut ensuite donner l'impression que personne n'y avait songé serieusement, donc que c'est encore "nouveau". Mais en fait l'impression de nouveauté est généralement illusoire: ce n'est qu'une nième version ressassée d'une même anerie qui a déjà été réfutée 36 fois, et donc ce n'est pas vraiment nouveau. D'autre part, par le fait qu'il devient très facile de débiter des montagnes d'aneries toujours nouvelles à partir du moment où on arrive à en avoir l'indécence; mais qu'il est beaucoup plus difficile de trouver de nouvelles bonnes idées. Mais de toute manière il ne m'a jamais traversé l'idée saugrenue de mettre tout ce qui est nouveau dans une même catégorie et de porter un quelconque jugement sur une théorie en me basant sur ce seul aspect superficiel des choses, si ce n'est par nécessité de répondre à des gens qui m'interpellent en brandissant cette même idée saugrenue.

"S'il fallait rejeter une théorie pour son manque de rigueur, la physique quantique n'aurait jamais vu le jour"

Bien sûr. Ce que je reproche à la relativité d'échelle ce n'est évidemment pas son absence de rigueur mais sa vacuité conceptuelle. Le problème de la mesure en physique quantique ainsi que les difficultés de la théorie quantique des champs sont des manques de rigueur formelle, cependant que le sens profond d'une théorie existe et peut se flairer au-delà de ce manque de rigueur. Je pense avoir un bon flair du sens profond des choses au-delà de leur manque de mise en forme, pour avoir depuis longtemps scruté la relativité restreinte et avoir trouvé que sa présentation habituelle ne reflétait pas bien son sens; pour m'être débrouillé à formuler la relativité générale sans utiliser d'outil de calcul bien solide; pour avoir senti sans problème que le delta et autres distributions en physique avaient un sens avant d'en avoir vu une définition mathématique rigoureuse; pour m'être fait une idée assez satisfaisante de la physique quantique ayant assez naturellement flairé que ça avait un sens, et être aussi arrivé à me faire une idée de la théorie quantique des champs. Dans ces conditions donc justement, puisque j'ai le flair et l'expérience de sentir ce qui peut avoir un sens profond au-delà des problèmes de rigueur formelle, et que la nouveauté et la réputation ne sont pas non plus pour moi des caractères dignes d'attention, comment expliquer que j'en arrive à trouver la relativité d'échelle aussi grossièrement vide de sens, d'après vous ?

Voir aussi ma réponse à un autre message dans la page de références.

Pour finir, voici ma reponse à la Question Très Souvent Non Posée:

"Voulant exprimer mon profond désaccord avec cette critique dévastatrice, je veux y répondre d'une manière intelligente, exprimant les vraies bonnes raisons sur lesquelles je m'appuie, vraiment propres à défendre Laurent Nottale et sa théorie. Comment puis-je faire ? "

Vous pourriez pour cela, par exemple, tenter de relever un des défis suivants, ou d'autres du même style en réponse à des points particuliers que j'ai soulevés dans les analyses ci-dessus:
1) Ecrire un énonce du principe de relativite d'échelle ayant un sens mathematique véritable, profond et rigoureux, sans être pour autant trivialement faux en ce qui concerne notre univers physique.
2) Expliquer la signification mathematique exacte de l'interprétation de l'électromagnétisme qu'a exprimée Laurent Nottale dans le cadre de sa relativité d'échelle.
3) Préciser si les inégalités de Bell sont ou non valides dans le cadre de la relativité d'echelle. Si oui, comment se fait-il que leur violation ait apparemment été observée. Si non, préciser en quoi le raisonnement de Bell applicable en principe à toute théorie locale, compatible avec la relativité restreinte (donc sans déplacement d'infos plus vite que la lumière) et de métaphysique classique (parlant d'une réalité en soi indépendante de l'observateur, sans superposition quantique d'états) ne s'applique plus en relativité d'échelle qui parle pourtant d'un espace-temps fractal fait de points. Decrire le processus de la mesure en relativite d'echelle. Est-il ou non semblable a celui de la reduction de la fonction d'onde, et comment l'invariance relativiste est-elle preservee ? Autrement dit, cela apporte-il un eclairage sur les paradoxes quantiques ?
4) Expliquer la RE a ce physicien qui a vainement essaye de la comprendre et n'a recu aucune reponse de Nottale.

Alors ?

Laurent Nottale, Philippe Girard ("philippefr", auteur du site fractalspace), Charles Alunni sont au courant de cette page, et qu'elle est référencée chez dmoz. Ils ont été invités à répondre dans fr.sci.physique. Je ne vois pas ce qui peut les retenir de le faire, si ce n'est qu'ils n'ont pas d'arguments pour leur défense.
Notamment, Philippefr et un autre (pourtant non impliqué) mentionnent par email leur interrogation sur mes motivations.

A cela j'ai plusieurs choses à répondre:
- Je n'aime pas le mensonge. Quand je constate une imposture, il me semble de mon devoir d'avertir les gens.
Lors de ma correspondance avec Philippe Girard d'il y a longtemps, il a obtenu de moi de m'abstenir de critiquer fermement, réclamant le bénéfice du doute du fait que je n'avais pas examiné les choses attentivement au-delà du livre grand public. Il affirmait que les scientifiques ayant examiné les choses plus à fond trouvaient cette théorie sérieuse. Je lui ai accordé. Mais après avoir gratté un peu plus, je vois qu'il a ainsi abusé de ma crédulité. Maintenant cela suffit.

- En tant que citoyen responsable j'estime de mon devoir de dénoncer les gaspillages de l'argent public. Vous allez dire cela ne change rien c'est un fonctionnaire. D'abord ce statut de fonctionnaire ne me plaît pas (permettant, de manière discriminatoire et définitive aux uns de pantoufler pendant que les autres moins chanceux continuent à galérer toute leur vie hors de la recherche ou dans d'autres conditions...), ensuite je suppose que son statut lui permet de recruter d'autres chercheurs sur le même thème bidon, aggravant ce gaspillage.
.
- Epargner aux gens le coût, le temps et le gâchis de leurs ressources intellectuelles d'acheter un livre présentant des thèses bidon, ou de lire un site web de même.

Déjà, ça devrait suffire.
Mais en fait, j'avoue qu'il y a aussi autre chose.
Quand je parlais à des mathématiciens ou institutions en place (avant d'être finalement recruté) de mon projet d'apporter de nouvelles idées au niveau des théories mathématiques et physique "de base" et que je demandais pourquoi il semble être si difficile d'arriver à être payé pour cela contrairement à la "recherche pure" dont je ressens beaucoup moins l'utilité publique, ou à trouver quelque université ou autre laboratoire dans le monde qui s'intéresse à ce genre de question, on me répondait par une sorte d'indifférence (et d'un avertissement que ce n'est pas cela qui fait la valeur d'un mathématicien, mais seulement le travail de "recherche" spécialisée éloignée de l'enseignement...), comme un mur du silence à peu près comme ce qui est justement fait envers n'importe lequel de ces fous paranoïaques ou non qui prétendent tout révolutionner sans vraiment connaître ce qu'ils critiquent, et qui accusent exagérément l'inertie des institutions. Ca n'a pourtant rien à voir, puisqu'il ne s'agit pas de critiquer la science actuelle mais de poursuivre un objectif habituellement négligé, celui de renouveler la manière dont elle est présentée; vous pouvez vous-mêmes vérifier l'intérêt du début déjà accompli, même s'il n'y a encore qu'une partie relativement petite de ce que je comptais faire. Alors, puisqu'on défend les institutions au nom de la résistance de la communauté scientifique face au chaos, j'ai ressenti le besoin d'attirer l'attention sur cette nécessité d'un discernement qui dépasse l'usage des habituelles rigidités institutionnelles, puisque ces mêmes institutions peuvent aussi abriter à l'occasion quelques-unes de ces folies antiscientifiques (de gens qui nient et ignorent la science actuelle en prétendant la révolutionner) sous sa protection et son financement public.
Je ne demande même pas en fait une pleine reconnaissance de mon projet. Seulement (ici il ne sert plus à rien de parler de mon cas personnel de maintenant mais de la situation générale, et de ce qui aurait été préférable pour moi par le passé au lieu de perdre ma jeunesse à l'école à poursuivre absurdement des diplômes et des statuts parce que tout le monde disait que j'en avais "besoin"...) je regrette les rigidités administratives qui ne permettent même pas aux esprits originaux de vivre libres avec un minimum vital : un revenu nettement moindre que celui habituel des chercheurs me semble suffisant pour vivre décemment sans souci majeur, et pour pouvoirmarge de liberté suffisante pour pouvoir m'y consacrer en paix sans être harcelé par les inquiétudes matérielles quant à l'avenir (surtout les inquiétudes des proches en fait) liées au fait qu'en matière de statuts, l'administration ne connaît pas de demie-mesure, mais hisse le spectre de l'exclusion sociale et scientifique contre ceux qui ne rentrent pas parfaitement dans les rangs (cette exclusion sociale potentielle des non statutaires s'effectuant au nom de la "protection sociale des chercheurs" bien évidemment).
Dans le même ordre d'idées, je voudrais aussi appeler à prendre conscience de la nécessité d'un dialogue plus important entre les scientifiques et le public, afin de mieux expliquer à ce dernier l'état des connaissances scientifiques et pourquoi la position de la science est ce qu'elle est, pour beaucoup de raisons et en particulier en sorte d'éviter aux gens de tomber dans le piège des charlatans d'une part, d'autre part de réduire le risque de voir se lever un grand nombre de gens qui sincèrement gâchent leur vie à défendre leurs idées personnelles que tout dans leur environnement les pousse à croire géniales (comparativement à ce que les institutions scolaires leur ont montré en guise de science). Car la science n'a pas su se montrer sous son vrai jour en donnant d'elle-même le genre d'image honorable qu'elle mérite: gardant par effet d'inertie comme si elle en était jalouse (mais aussi à cause de la culture fortement antiscientifique de la société qui lui est hostile, problème de l'oeuf et de la poule en quelque sorte) ses trésors d'intelligence enfermés dans sa tour d'ivoire bien loin des vicissitudes scolaires et médiatiques, comment pourrait-on en deviner la splendeur ?


Les discussions publiques sur la relativité d'échelle où vous pouvez participer, se trouvent:
- Sur l'article Wikipedia
- Dans le blog de Jean Zin (discussion maintenant fermee).



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