Critique du Bouddhisme

Ou il faudrait plutôt dire, pour parer aux objections des bouddhistes qui prétendent que, n'ayant pas expérimenté moi-même le bouddhisme mais développant la présente critique suivant une démarche rationnelle je ne fais ici que parler de la raison et que je n'ai pas la compétence de parler du Bouddhisme:

La vérité sur les contre-vérités du Bouddhisme

En effet je ne parlerai pas ici de la pratique de la méditation, mais de ce que le Bouddhisme affirme au titre de "vérité".
Car, si pour rester dans son domaine de compétence il faut avoir pratiqué le Bouddhisme pour pouvoir "critiquer le Bouddhisme", eh bien je resterai donc dans mon domaine de compétence, celui de la raison et de la vérité, en parlant donc ici, non du Bouddhisme (dont je ne serais apparemment pas compétent) mais des questions de vérité sur les sujets dont prétend parler du bouddhisme. Peu m'importe en effet du domaine que le Bouddhisme présente étant l'objet essentiel de son enseignement, à savoir la pratique de la méditation. Le problème est que, en dehors de cette pratique, le Bouddhisme présente un certain nombre d'affirmations sur la vie et sur l'univers. Donc il s'avance sur des questions de vérité. Or, comme nous allons voir, il s'avère que faisant ainsi il s'aventure hors de son domaine de compétence.
Car les questions de vérité sont du domaine de compétence de la démarche rationnelle et scientifique, non du Bouddhisme. Et il s'avère que bien des affirmations Bouddhistes dans le domaine des questions de vérité sur lesquelles il s'avance, peuvent être réfutées par la raison.

Introduction

Comme je l'ai fait sur tant d'autres sujets, j'exposerai ici quelques motifs de désaccord que j'ai avec le Bouddhisme.
Cela ne veut pas dire que je trouve cela totalement mauvais bien sûr. Au contraire je trouve plusieurs bons points communs avec mes positions:

- La tolérance, la liberté, la valeur de la diversité des modes de vie et de pensée et le dialogue; fondamentalement, une même voie ne saurait être convenable pour tous, car nous sommes différents.
- Placer le bonheur collectif comme objectif idéal de toute action
- La protection de la nature et le respect des animaux
- La non-violence comme méthode et mode d'organisation sociale (euh, en fait ce n'est peut-être là qu'une fortuite coïncidence, du fait que j'ai compris comment on peut effectivement faire efficacement un monde meilleur par des moyens purement pacifiques - comme si une formule mathématique pouvait être vraie par hasard)
- L'idée que le monde n'a pas été créé d'une manière qui fasse toutes choses parfaites, du moins en ce qui nous concerne directement ici-bas; il est donc criticable et améliorable.
- La recherche de la connaissance comme démarche individuelle, l'esprit critique
(et j'en oublie probablement)

Mais je trouve par ailleurs de profonds désaccords, de sorte que je conclus clairement n'être pas Bouddhiste. De plus, au vu des informations lues sur nombreux autres sites ci-dessous, il apparaît que le Bouddhisme est essentiellement une secte.

Voici exactement ma position vis-à-vis du Bouddhisme:
Je n'ai rien contre la médiation bouddhiste. Si quelqu'un est heureux à la pratiquer, tant mieux pour lui. Cela fait partie de la diversité des aspirations humaines. Mes désaccords concernent la doctrine qui va avec, car oui, ne lui en déplaise, ce n'est pas seulement une pratique de la méditation, c'est aussi une doctrine intellectuelle qui énonce sa vision du monde, ce qu'elle croit au sujet du statut de sa pratique et des problèmes du monde:

1) Concernant la vie après la mort, ses énoncés à ce sujet étant arbitraires et invérifiables.

2) Sur les conditions générales de bonheur sur terre et les causes de la souffrance, ses concepts peuvent parfois s'appliquer de manière plus ou moins juste à certaines personnes dans une certaine mesure, face à un certain type de psychopathologie (une certaine forme d'insatisfaction de principe irrationnelle), voire, au caractère positif de certaines personnes effectivement capables de trouver leur bonheur dans la vie monacale (sauf que par là même il commettent la faute de faire disparaître des générations suivantes les caractères génétiques qui l'ont rendu possible), mais la manière suivant laquelle le Bouddhisme extrapole ce constat en une vérité monolithique et universelle est fausse (et même un grand nombre de ses pratiquants de longue date reconnaissent discrètement que les "Quatre vérités" du Bouddhisme sont fausses, comme rapporté dans un site en lien plus bas).

3) Cette manière de présenter son type de voie (et ceux qui la suivent) comme en quelque sorte "spirituellement supérieure" à toute autre voie, et ses « vérités » comme « nobles », est prétentieuse et fausse.

De ce désaccord, j'ai déjà exposé des points essentiels dans d'autres textes à portée plus générale:
- Philosophie morale
- Qu'est-ce que la spiritualitéversion anglophone plus développée
- Une inspiration, pas une théorie

- Le culte de la violente paralysie sociale

- Une remarque sur la connaissance de la connaissance
Dans ce qui suit, je vais entrer dans des points de détails de désaccord plus spécifiques que j'ai avec la doctrine Bouddhiste.

Je vais prendre notamment en référence l'article "BOUDDHISME ET SCIENCE" (BS) . Par ailleurs je vais aussi citer des extraits de messages reçus d'un correspondant ayant réagi à une version précédente de cette page.

Foi ou esprit critique ?

BS:

"le bouddhisme n’a pas vraiment besoin de foi ou de croyance (...) mais il s’agit de confiance et non pas de croyance"


Ben euh si on interroge un chrétien évangélique il n'y a pas de différence: la foi est un acte de confiance en Dieu et en son Fils Jésus, et non une croyance. Mais cela est une tendance naturelle de l'esprit humain à ne pas reconnaître sa croyance en tant que telle: qui a conscience d'avoir adopté une croyance de manière arbitraire, ne l'a en fait pas vraiment adoptée. Donc même qui on est croyant prétendra ne pas l'être.

BS:

"n’étant fondamentalement pas une religion"

"il s’agit de confiance et non pas de croyance"
"Je prends refuge auprès du Bouddha, de son enseignement et de la communauté des moines". "Prendre refuge" signifie "se reposer sur, se confier à". Il s’agit de confiance en un maître, son enseignement et ses représentants"

Là encore les chrétiens évangéliques en diront autant sur leur rapport à Jésus.
Mais quelle différence entre faire confiance à un maître et croire que son enseignement est la vérité ? Il faudrait qu'on m'explique concrètement.

BS:

le Bouddha répondit : "Ne prenez pas pour vrai tout ce qu’on vous dit, même si ces paroles viennent de votre maître. Ne prenez pas pour vrai tout ce qui est écrit, même si ces écritures viennent d’hommes sages. Ne prenez pas pour justes toutes les traditions, les rumeurs, les déductions, les analogies de toutes sortes. Mais lorsque vous savez par vous-mêmes que certaines choses sont fausses et mauvaises, alors renoncez-y. Et lorsque par vous-mêmes vous savez que certaines choses sont bonnes et vraies, alors acceptez-les et suivez-les".


Je ne résiste pas à recopier de cette page la citation:

« Nous voudrions citer ici une discussion avec un moine tibétain nouvellement arrivé en Europe concernant la question de savoir si la terre était ronde ou plate ! Pour notre lama, le Bouddha ayant dit que la terre était plate, sa croyance se fondait sur les écritures. Pour nous, forts de nos certitudes scientifiques, il était évident et définitif que la terre était ronde... Après des heures d’argumentation, il nous fut impossible de parvenir à un accord, car comme ce fut souvent le cas au Moyen Age, deux visions du monde radicalement différentes s’opposaient. Ce qui fut intéressant dans ce débat, fut de constater que notre lama avait la même conviction dans la vérité des écritures que nous dans les démonstrations scientifiques. Aucune preuve, ni les cartes ni les photos prises par les satellites ne pouvaient entamer sa confiance. »


« Je ne vous apprend pas que le bouddhisme n’est pas (qu)’une religion, mais une vision, et/ou une interprétation de la réalité, et chaque perception de cette réalité est personnelle, tant au niveau intellectuel qu’émotionnel. »

Euh, quelles sont les religions qui se reconnaissent franchement comme telles ? Pas le christianisme évangélique en tout cas. C'est en effet une véritable mantra chez les évangéliques de prétendre que le christianisme n'est pas une religion (avec ses rites) mais une relation personnelle avec Dieu – oubliant que le mot « religion » signifie précisément cela. Avec le Bouddhisme c'est à peu près pareil. Une vision du monde ? Ben oui, une religion c'est aussi principalement une vision du monde, une interprétation de la réalité. Pour ma part je n'ai pas de temps à perdre à prétendre que ma démarche et mes positions ne constituent pas une religion, comme si un slogan si misérablement bref et de peu de sens pouvait suffire à exorciser quoi que ce soit. Pour rendre compte des différences fondamentales de ma démarche avec celles des religions, il est bien nécessaire d'employer des termes plus subtils comme celui de démarche rationnelle, et des explications plus longues pour donner un sens à cela. Tout en étant conscient du fait que la seule déclaration d'intention à suivre une démarche rationnelle n'est pas en elle-même une garantie de quoi que ce soit.

« Il n’est pas question de confiance ou de foi, mais d’analyse des phénomènes. »

La véritable analyse des phénomènes c'est ce qui s'appelle la science. Sinon on peut toujours s'auto-persuader qu'on analyse les phénomènes et qu'on en tire de prétendues connaissances, tant que cela ne satisfait pas le critère de Popper en faisant des prédictions effectives qui se réalisent, ce ne sera jamais qu'une illusion purement gratuite de prétendue analyse des phénomènes, des sophismes et des rêves qui n'auront rien à voir avec le réel.

L'intention de mise à jour scientifique

« Le Dalaï Lama a coutume de dire :  « si vous pouvez prouver de manière logique et rationnelle que quelque chose est faux dans le bouddhisme, nous le changerons immédiatement ». »

C'est comme quelqu'un qui continuerait à dire: « Si vous pouvez prouver de manière logique et rationnelle que quelque chose est faux dans notre doctrine de la terre plate au centre de l'univers, nous le changerons immédiatement ».

Comme d'hab, les tenants de la spiritualité ont une fâcheuse tendance à prendre leurs désirs pour la réalité: comme s'il suffisait de manifester ses bonnes intentions de se mettre à jour de ce qu'il est possible de savoir rationnellement, pour pouvoir conclure et professer qu'on est effectivement à jour. Le problème est en effet qu'il serait d'abord nécessaire de travailler à acquérir les connaissances nécessaires pour effectivement prendre conscience du fait qu'on n'est pas à jour. Puis une fois reconnu son obsolescence il faut qu'il existe effectivement un moyen de se corriger autrement que de tout jeter, ce que rien ne peut garantir a priori. Car si un individu découvre que pour se mettre à jour il doit rejeter le bouddhisme plus ou moins intégralement, quel bouddhiste peut honnêtement rester présent à revendiquer la mise à jour du bouddhisme aux connaissances établies ?

Hélas, le problème est que ce qui se présente d'habitude comme connaissances scientifiques, ce dont parlent les scientifiques dont s'entoure le dalai lama et autres, sont des sujets relativement disjoints des objets de l'enseignement bouddhiste, ce qui ne laisse pas d'occasion pratique de se rendre compte lorsque celui-ci raconte des choses insensées qui seraient facilement réfutables. Donc, ce n'est « pas de la faute » des bouddhistes s'ils commettent l'erreur de se croire en cohérence avec la raison alors qu'ils ne le sont pas. Il aurait fallu qu'ils acquièrent eux-mêmes un esprit scientifique pour l'appliquer à leur domaine, pour en découvrir les lacunes. Ainsi, on peut passer beaucoup de temps à présenter des choses qui semblent être des points d'accord entre le bouddhisme et la science, il n'en reste pas moins qu'il y a d'autre part des incompatibilités flagrantes. Vous ne voyez pas ? Bon ok, je vais vous aider.

La vacuité : un point d'accord ?

On peut effectivement voir un certain domaine d'accord entre bouddhisme et science. Mentionnons-le, avant de voir par ailleurs ses limites.

Il s'agit d'un certain parallèle entre l'idée de vacuité du bouddhisme, et le langage rationnel et mathématique de la science. En effet, là où les connaissances scientifiques sont les plus exactes, elles sont mathématisées, des constructions faites entièrement sur la base d'éléments simples qui sont de purs éléments mathématiques réduits à rien, interchangeables, dépourvus de substance. Tel est le langage universel dans lequel les choses peuvent s'exprimer et se connaître. Car se contenter d'admettre une substance en tant que telle serait en quelque sorte lui laisser son mystère, rester dans une forme l'ignorance à son égard.

Mais, est-ce à dire qu'il n'y a pas de substance ?

La science ne cherche pas à répondre à cette question, qui n'a scientifiquement pas de sens, c'est-à-dire qui n'est pas une question claire à laquelle on puisse apporter une réponse claire. On se contente tout simplement de laisser cela de côté.

Aussi une différence importante est l'attitude pratique: le bouddhisme fait de la vacuité une idée obsessionnelle, une mantra à laquelle il réduit bien des choses; tandis que le langage mathématique, qui par nature ne porte que sur des éléments « vides », dépourvus de substance, est simplement et tranquillement admis au départ comme langage plus ou moins universel de la connaissance; et une fois admis, on ne s'obsède pas à répéter que les choses sont vides. On se contente simplement et naturellement d'explorer le monde et de développer les connaissances dans ce langage. Il ne s'agit pas d'un dogme: simplement on essaie, et tant qu'on voit que cela permet de faire avancer les connaissances, on continue à faire ainsi avancer les connaissances. Cela rend en quelque sorte naturelle et transparente cette sorte de vacuité de tous les objets ainsi étudiés; tandis que, faute d'avoir intégré le langage mathématique et de s'en servir pour explorer le monde, la démarche bouddhiste est incapable d'assimiler cette vacuité de manière aussi naturelle. Alors, face à cette sorte de vacuité de la nature ou du moins de ce que l'homme est capable d'en connaître, vacuité qui s'avère si souvent plus répandue que ce à quoi leur esprit non-mathématicien aurait tendance à imaginer, la démarche bouddhiste se trouve par conséquent obligée d'en faire une doctrine lourde et obsessionnelle, au risque de tous les excès. A savoir, qu'elle finit surtout par n'exprimer que la vacuité de son propre savoir, qui refusant le langage mathématique nécessaire à toute véritable connaissance, et refusant de s'intéresser à un quelconques des multiples questionnements sur l'univers pour lesquels une connaissance est possible, mais préférant se concentrer égoïstement sur le misérable et incompréhensible nombril de leur âme, se retrouve dans la nécessité de tourner en rond sur une connaissance vide.

Or, ce serait seulement par des connaissances effectives qu'il serait possible de délimiter de manière précise et effective le domaine d'application d'un principe comme par exemple la vacuité, tandis que la répétition obsessionnelle d'un slogan (répéter de chaque chose qu'elle est vide) mène à des risques de dérives et d'abus: à force de répéter des truismes qui au départ peuvent être corrects mais non instructifs, on finit par s'endormir puis en venir sans s'apercevoir de la différence, à énoncer des affirmations qui semblent instructives mais qui en réalité sont des erreurs, comme par exemple les prétendues « quatre nobles vérités », et sa doctrine sur la vie après la mort.

Notamment, l'idée d'impermanence et de vacuité poussée à l'extrême contredit d'une part l'idée même de déterminisme et de causalité dont se réclame le bouddhisme, puisqu'une cause ne peut entraîner une conséquence précise que suivant une loi de causalité permanente fixée au départ; contredit d'autre part la possibilité même de connaissance, puisqu'une connaissance n'est connaissance que si son objet reste stable d'une manière ou d'une autre.

« Trouvez moi une chose de stable et de constant dans l’univers… Mis à part le changement, je ne vois pas. »

Les théorèmes mathématiques

Les théories physiques (relativité générale, théorie quantique, modèle standard)

Les constantes universelles de la physique (masse et charge de l'électron, etc)

Les quantités physiques qui se conservent (masse, énergie, impulsion, moment cinétique, charge électrique, éventuellement nombre baryonique) même si en toute rigueur cela n'est constant dans un système fermé, et que de tels systèmes sont assez rares dans la nature, ou ne sont fermés que de façon approximativ.

Tout ce qui est conséquence logique nécessaire des lois de la physique: les lois de kepler, la classification périodique des éléments, les lois de la chimie, les signatures spectrales des éléments, les courbes de changement d'état suivant la température et la pression, etc etc.

Tout cela est parfaitement constant depuis le big bang et dans toute l'étendue de l'univers observable.

Vous n'aviez pas vu ça ? Vous êtes aveugle ou quoi ????

Alors, si tout n'est pas absolument vide, et que le vide n'est au plus qu'un point de départ (la caractéristique du langage mathématique par lequel le réel est connaissable, à condition de s'en servir effectivement) à quoi donc rime le fait de s'obséder par l'idée de vacuité comme si c'était une science ultime ? C'est parler pour ne rien dire. En sciences par contre, on s'efforce à ne s'exprimer que quand on a quelque chose à dire. A savoir, pour exprimer des connaissances ayant un objet réel et stable (par exemple l'énoncé d'une loi de causalité qui sera universellement valable).

A quoi il a répondu

"Appart ces concepts (dont le changement fait partie et vous en avez oublié…), vous avez autres choses, non conceptuels ? si oui, j’aimerai bien les connaître…une fois que l’univers ne sera plus, ces concepts persisteront ? même des scientifiques vous rirez au nez si vous leur sortez qu’il existe des éléments ou particules permanentes non conceptuels dans l’univers. Pas de mauvaise fois svp, c’est déjà pas évident de vous lire…"

Voilà bien une réponse typique de non-scientifique.

Autres choses non conceptuelles, pour quoi faire ? Les concepts ne vous satisfont pas ? Evidemment, si vous êtes incapables de les appréhender, je conçois qu'ils puissent ne pas vous satisfaire. Bien sûr, l'acte de concevoir est un acte temporel et passager; mais on peut comparer cet acte à un acte de perception, dont l'objet (donc, le concept) est bien un objet éternel.

Eventuellement on peut parler des lois de conservation de la mécanique, bien que ce soit là une forme très spéciale de loi pas bien décrite par le qualificatif de "permanence" (puisque la quantité présente en chaque lieu peu varier par tranport de la quantité d'un lieu à l'autre).

En science les concepts sont la réalité, absolument stables et permanents, et bien plus fondamentaux que quoi que ce soit d'autre qu'on soit en mesure de considérer.

Quand l'univers ne sera plus ?????

Aux dernières nouvelles, l'univers n'aura pas de fin, si ce n'est sa progressive dégradation au fil des centaines de milliards d'années. Par ailleurs même si l'univers disparaissait les concepts et théorèmes mathématiques demeureront tout comme ils existaient déjà avant l'univers.

"Le karma, loi de cause à effet"

Rien à voir avec l'approche scientifique de la question des lois de cause à effet.

« - Chaque phénomène de l’univers est dépendant d’un autre ou de plusieurs phénomènes, qui eux mêmes sont dépendant d’autres phénomènes, et cela à l’infini.  On parle alors d’interdépendance et causalité (karma). Rien dans l’univers ne peut être sa propre cause ou avoir une absence de cause, ou alors, nous ne l’avons pas encore vu. »

On a pourtant vu des phénomènes qui, s'ils ne sont peut-être pas forcément absolument leur propre cause ou ayant une absence de cause, du moins s'y apparentent fichtrement, et il faudrait sacrément se lever de bonne heure pour prétendre évoquer leurs causes:

Le big bang; le fait que l'existence de notre univers ne soit pas réduite à une existence mathématique, mais qu'il admet effectivement la vie.

Les processus aléatoires quantiques. De là les mutations génétiques orientant l'évolution des espèces d'une part; les aléas météorologiques d'autre part.

Eventuellement, même si c'est discutable, les exemples suivants peuvent plus ou moins s'ajouter à la liste:

Le libre arbitre.

Le choix particulier des lois de la physique et de ses constantes

Les concepts mathématiques (dans la mesure où ils sont permanents).

Le hasard en mathématiques (voir le travail de G. Chaitin) « des énoncés mathématiques qui sont vrais sans aucune raison ».


« Le bouddhisme différencie le corps humain, et la conscience. Ces 2 éléments sont soumis à cette même règle de causalité et interdépendance de l’univers, tout simplement. Pourquoi en serait il autrement, alors que tout est cause et effet… Aussi, le bouddhisme par de ce principe et dit que lorsqu’on meurt, la conscience de l’individu, qui existait auparavant puisqu’elle n’est pas sa propre cause et qu’elle dépend elle aussi d’autres causes, cette conscience continue d’exister et « renait » dans un autre support lorsque les conditions s’y prêtent. »

Désolé, mais je ne vois aucune rigueur logique dans un tel propos: ce n'est qu'une succession d'affirmations arbitraires prétendument déduites les unes des autres, mais qui ne s'enchaînent ainsi que parce que vous avez envie de les enchaîner ainsi, mais on pourrait raconter absolument n'importe quoi d'autre, totalement contraire à ceci, et qui peut tout autant se donner un air de logique. On peut dire que le corps et la conscience ne sont pas du tout soumis à la même règle de causalité et d'interdépendance, d'ailleurs la conscience respecte pas les lois de la physique et de la chimie. On peut dire que l'orientation du temps (différence entre passé et futur) n'existe que par la conscience et débarque phénoménologiquement dans le monde physique par le truchement de la mesure quantique dont elle demeure par nature étrangère; et un temps réversible (notamment en mécanique céleste) ne constitue pas du tout le même type de causalité qu'un temps irréversible.

Je ne vois pas en quoi les versions modifiées suivantes seraient moins logiques que la version originale plus haut: « lorsqu’on meurt, la conscience de l’individu, qui existait auparavant puisqu’elle est sa propre cause et qu’elle ne dépend pas d’autres causes, cette conscience continue d’exister et « renait » dans un autre support lorsque les conditions s’y prêtent. ». Ou encore « lorsqu’on meurt, la conscience de l’individu, qui n'existait pas auparavant puisqu’elle n’est pas sa propre cause et qu’elle dépend elle aussi d’autres causes, cette conscience cesse d’exister. »

Bref, il est facile de se donner l'impression d'être très logique et de dire des choses nécessaires quand on est en fait en train de raconter n'importe quoi. Pour vraiment découvrir des vérités nécessaires rigoureusement et uniquement déduites des principes qu'on s'est consciemment donnés, il faut être autrement plus habile sur le plan intellectuel. Bref, être un véritable scientifique.

En général, affirmer l'existence d'une causalité, ne veut rien dire en soi. Car toute la question est de savoir laquelle. Et ce n'est pas en se répétant des millions de fois que toute effet a une cause et toute cause à un effet, que ça nous renseignera effectivement pour savoir quelles sont effectivement ces relations de cause à effet. Et le bouddhisme qui comme tant d'autres religions appliquées à tant d'autres questions (la vie après la mort, Dieu, l'amour de Dieu, la volonté de Dieu, la justice divine etc), prétend plus ou moins déduire nécessairement le contenu et les caractères de quelque chose de la seule affirmation de son existence, ne fait ainsi qu'un jeu d'illusions. Pour connaître le contenu de quelque chose il faut beaucoup travailler, beaucoup étudier, faire des expériences, se plier à la falsifiabilité, etc.


En effet, le karma n'est rien qu'un postulat arbitraire (même s'il est quelque part motivé par un idéal de justice) d'une supposée causalité.
La science, de son côté, ne fait dans un premier temps qu'envisager la possibilité d'une loi de cause à effet, comme une démarche méthodologique: la recherche scientifique ayant pour but de rechercher quelles sont les éventuelles lois de cause à effet, on a certes quelque part besoin au départ d'un espoir de trouver quelque chose pour motiver la recherche. Ceci dit, a postériori, le savoir que l'on acquiert, pour être appelé ainsi, ne repose plus sur le postulat initial (l'espoir de trouver quelque chose), mais sur le constat du fait qu'on a effectivement trouvé quelque chose.
Puis, les lois de cause à effet finalement établies sont hautement non-linéaires.

BS:

"La conception du karma est donc parfaitement concordant avec la science, puisque toutes les démarches de celle-ci consistent à établir des relations de cause à effet entre les phénomènes observés. On peut même dire que le bouddhisme est déterministe, puisqu’il reconnaît la nécessité et refuse le hasard. Tout comme la science à l’échelon macroscopique, jusqu’à Einstein avec sa fameuse formule "Dieu ne joue pas aux dés""


Faut-il rappeler que justement la science a finalement établi que cette phrase d'Einstein est fausse, et que le monde n'est pas déterministe ?

D'autre part l'affirmation d'une "concordance" par le seul fait que chaque approche parle de "causalité", sans chercher moindrement à comparer les détails, est tout bonnement ridicule.

Hypothèses gratuites sur la vie après la mort

Comment fait-on pour vérifier par soi-même la véracité des thèses du livre des morts tibétain? Bien sûr il y a les expériences de mort imminente sur lesquelles se fonde la première phrase du résumé: "une lumière extrêmement brillante apparait qui est la vraie nature de l’esprit" avec laquelle je serais d'accord, et qui ont sûrement eu lieu à l'origine de l'écriture de ce livre. Mais comment vérifier le reste ? Par l'expérience spirituelle ? A leur manière, un certain nombre de chrétiens évangéliques estiment avoir accompli leur expérience spirituelle avec Dieu, et reçu de l'Esprit-Saint l'assurance de la véracité de l'Evangile, incluant (bien que ça n'y soit pas explicite) l'absence de réincarnation. Chacun son expérience, alors qui croire ? Et si quelqu'un a eu une expérience spirituelle indiquant que les choses se passeraient d'une certaine façon, pourquoi cela devrait-il se passer de même pour les autres ? Déjà en effet, dans les expériences de mort imminente on observe une assez large diversité des témoignages.
A mon sens, seule une démarche de recueil systématique des témoignages de diverses personnes ayant frôlé la mort ou eu des expériences spirituelles aussi fortes peut permettre d'approcher la question de ce qui se passe après la mort, et encore, de façon très modeste. Mais le livre des morts tibétains ne présente pas un tel recueil systématique de témoignages, ni même d'extraits qui pourraient être les plus instructifs de ceux-ci. Il présente les choses de manière doctrinale et univoque à croire sur parole, sans moyen de contrôle.

Hypothèses sur le sens de la vie

BS:

Dans le bouddhisme par contre, il n’est pas question de tout connaître, mais uniquement ce qui permettra à l’homme d’accéder à la délivrance (moksha). Tout le reste est considéré comme inutile, superflu et illusoire

Là encore, la ressemblance est flagrante avec le christianisme évangélique.
Problème: là encore, le tout repose sur des hypothèses invérifiables sur ce qui se passe après la mort et sur ce qui, dans les démarches accomplies au cours de la vie terrestre, fait qu'on s'en sortira alors plus ou moins bien. Toutes ces hypothèses sont camouflées à l'intérieur du choix du mot "délivrance" invoqué comme essentiel en cette matière, et dans tous les amalgames implicites et suggestions qu'on met à l'intérieur de ce mot. Les chrétiens remplaceront le mot "délivrance" par "salut", "grâce" ou "pardon", et feront rentrer dedans leurs propres jeux d'amalgames.
Ainsi tout cela n'est qu'un jeu de croyances arbitraires au sujet du choix des conditions supposées essentielles à la vie après la mort. Une fois choisie une telle croyance, cela définit un l'objectif à accomplir pendant la vie, puis, certes à partir de là on peut développer une démarche critique et d'expérience personnelle en matière de meilleurs moyens d'atteindre cet objectif. Il n'en reste pas moins que le fondement de toute cette démarche, à savoir le choix de l'objectif supposé le plus essentiel (voire le seul essentiel), est invérifiable.
A l'encontre de cela, pour récapituler ce que j'ai expliqué, ma philosophie est de renoncer à prétendre quoi que ce soit sur la vie après la mort et à prétendre s'y préparer, au-delà ce que qu'il est possible de connaître à force de recueil de témoignages de personnes qui en sont revenues; que ce n'est pas à nous de juger cela, ce n'est pas notre affaire (même si la question est tentante) mais à la place, je définis la qualification d'une action comme bonne ou mauvaise suivant le fait qu'elle contribue à non seulement soulager les souffrances mais aussi répandre la joie sur l'ensemble des êtres incarnés; et considérer que l'important à suivre n'est pas la mesure individuelle du mérite ou des bonnes actions, comme si le but ultime était de conquérir un certain mérite pour l'au-delà (même si probablement la récompense existera par ailleurs et que fatalement cette idée guide l'action, ce qui n'est pas en soi un problème sauf lorsqu'il détourne des actions véritablement utiles), mais d'éradiquer autant que possible les souffrances terrestres, pour la bonne raison que ces souffrances n'auraient jamais "dû" exister en premier lieu.

BS:

on peut percevoir dans les "Quatre Nobles Vérités" enseignées par le Bouddha une démarche scientifique logique et pragmatique

Bof. Comme j'avais noté par ailleurs, il n'y a de toute façon en général à disposition de l'homme que deux types de démarches envisageables: les démarches rationnelles et les démarches pseudo-rationnelles. Qu'une démarche singe la rationalité dans ses apparences n'est pas en soi significatif. Le problème, donc, c'est de savoir sur quoi se fondent ces 4 postulats.

Bon, "la Première Vérité est la constatation de la souffrance universelle": à peu près OK sauf qu'il n'est qu'un aspect des choses: la vie n'est pas faite que de l'alternative entre la souffrance et le vide (ou détachement) mais il y a aussi une dimension positive à explorer, celle de la joie, du bonheur, de l'amour, qui peut aussi requérir la voie de la passion: passion de la musique, humour, amour, sexe,  vie de famille, aventure, passion de la connaissance scientifique... Ce défaut tombe en plein dans cette analyse. Les trois "Vérités" suivantes sont purement arbitraires, même s'il est effectivement possible que cela s'applique assez correctement à l'expérience de certaines personnes en particulier.

Problème:
Le Bouddhisme reconnaît la diversité des voies, mais n'opère pas de lui-même de différenciation des diagnostics et des propositions de solutions. Trop facile d'admettre a posteriori qu'un individu a pu trouver la vérité dans une voie contraire à celle enseignée par le Bouddhisme au seul vu du fait qu'il l'a fait, sans avoir pu prévoir cela à l'avance et lui en avoir apporté ne serait-ce qu'une suggestion en ce sens. Où est la fameuse connaissance de la voie dans tout cela ? Les recommandations sur les méthodes à suivre vers le bonheur ou la délivrance sont-elles appuyées sur des études expérimentales et statistiques d'observation des méthodes suivies par les uns et les autres, les effets obtenus et leurs corrélations avec divers paramètres ?

"Les trois caractéristiques de l'existence:

Comment peut-on prétendre mettre l'accent sur la connaissance tout en niant la condition qui la rend possible - à savoir l'existence d'un objet stable sur laquelle elle puisse porter ?

Le fait de prétendre que rien n'est stable, est précisément la caractéristique de l'ignorance: le fait de ne rien discerner de stable au-delà du flux des sensations.

L'hypothèse d'urgence

le Bouddha répondit par une parabole : "Supposons qu’un homme soit gravement atteint d’une flèche, que l’on l’amène chez un médecin, et que l’homme dise : "Je ne laisserai pas retirer cette flèche, avant de savoir qui m’a blessé, de quel caste il est, de quel village il est né, de quel arc il s’est servi, de quelle matière a été faite la flèche, de quelle direction elle a été tirée..." Alors cet homme mourrait certainement avant d’avoir les réponses. Par conséquent, certaines choses comme l’univers est-il éternel ou non, etc., je ne vous les ai pas expliquées, parce que ce n’est pas utile à la vie spirituelle, parce que cela ne conduit pas au détachement, à la connaissance profonde, à la délivrance".

S'appuyer sur une hypothèse d'urgence pour essentiellement forcer les gens à adhérer et à se dévouer sans prendre la peine du recul critique nécessaire, voilà encore une caractéristique commune avec le christianisme évangélique.

Bon, les bouddhistes rejetteront cet argument comme inadéquat au bouddhisme, qui, d'après eux, ne parlent pas d'urgence, mais de besoin éventuel de l'âme de se libérer quand ça lui chante.
Euh, là encore ce n'est pas si différent que ça de la doctrine évangélique qui, du moins parfois, se défend bien de presser les gens de se convertir ou de parler d'urgence, insistant sur le fait qu'elle met un point d'honneur à laisser chacun parfaitement libre... d'aller en enfer ou pas.
Oui, elle laisse chacun libre d'aller au paradis ou en enfer comme ça leur chante. Bien sûr le bouddhisme se défend de parler de paradis et d'enfer, mais ça revient au même: il présente une analyse de l'âme humaine et de ses besoins, et prétend savoir qu'est-ce qui serait beaucoup mieux que quoi que ce soit d'autre, par sa manière de décrire et de qualifier les souffrances et ce qu'il présente comme leurs causes (donnant à ignorer toute perspective d'options plus positives par ailleurs, que celle de soulager les souffrance) et à affirmer ce qu'elle affirme sur l'importance de cela sur la vie après la mort...

Un point qui, à mon sens, suffirait à discréditer très simplement et directement le Bouddhisme: son refus du concept de chance

Extrait de la discussion avec ce qui a amené à ce point:

"L’hypothèse d’urgence dont vous faites référence est encore une interprétation : en aucun cas le bouddhisme ne force qui que ce soit."

 Un tel emploi du mot "force", surtout à cette forme négative à laquelle il est quasi-universellement conjugué (y compris par les chrétiens évangéliques qui prétendent que qui ne croit pas en Jésus
sera condamné à l'enfer éternel), est le sophisme trompeur classique, qui a l'art d'induire en erreur au moyen de son épouvantail favori. (encore et encore une fois, vous interprétez. En aucun cas le bouddhisme ne prédit d’enfer ou le malheur, [on est d'accord] il y a juste cause et effet, pour tous le monde, le Dalaï lama inclus… je vous rappele que le bouddha historique est mort d’une très forte colique, et non, pas crucifié ou ressuscité et/ou revenu dans son vaisseau spatial… donc votre raisonnement, encore une fois ne tient pas la route) [En quoi donc mon raisonnement ne tient pas la route, à part votre invention de me faire dire ce que je n'ai jamais voulu dire ????] 

 En effet ce qui fait qu'une pensée est vraie ou fausse est ainsi souvent non une affaire de réponse oui/non à une question donnée, mais une affaire de choix de la question qui pose le problème dans des termes pertinents ou bien dans des termes insensés.

(Simplement cause effet, que ce soit positif ou négatif)

 Tout le monde a l'art de se faire une vertu de raconter qu'il ne force personne à le suivre, comme s'il y avait quelqu'un d'autre qui prétendait forcer autrui. Alors qu'en réalité le véritable enjeu de ce qui amènera les gens à suivre une voie plutôt qu'une autre, n'a rien à voir avec la "force", mais avec la connaissance ou l'ignorance de choses à préciser. Et c'est l'ignorance qui amène les gens à suivre de mauvaises voies, alors que personne ne choisit délibérément de se tromper. C'est donc l'ignorance qui "force" les gens à suivre une mauvaise voie contre leur gré, mais justement la caractéristique de cette "force" c'est qu'elle n'a aucun auteur: elle consiste en le manque de chance à ce qu'il y ait eu quelqu'un ou quelque chose qui ait permis de découvrir la vérité. (lol, et maintenant la chance ?! vous qui niez l’existence de dieu vous croyez à la chance ? intéressant.. pour le bouddhisme, il n’y pas de chance ! elle n’existe pas. Si la personne est ignorante, c’est qu’elle n’a pas étudié convenablement à l’école par exemple (cause/effet) ou qu’elle n’a pas les facultés nécessaires aux études (qui dépendent aussi de causes et d’effets), mais en aucun cas de la chance ou de la malchance.

(Je n'ai pas nié l'existence d'un Dieu, mais seulement constaté qu'il n'intervenait pas de manière assez appréciable en pratique pour valoir la peine d'en parler dans la plupart des raisonnements)

-> Clairement, la chance (le hasard) existe dans le monde réel. Je l'ai expliqué ici. Et en particulier les opportunités de connaissances ou la venue d'états de blocages par ignorance, y sont en partie assujetties (même si la part de chance en ce domaine n'est pas forcément considérable).

Si le Bouddhisme nie l'existence même d'une possible part de hasard, c'est que, du moins sur ce point, il est dans l'erreur (et s'il est dans l'erreur sur un point, c'est que ses "certitudes" ne sont pas fiables, et qu'il n'y a donc aucune raison de lui faire confiance sur ses autres "certitudes", qui ne sont en réalité que des croyances dont au moins celle-ci est aveugle, sans fondement). Et puis ce n'est pas qu'une réflexion personnelle: la physique quantique parle de hasard, et le constat est très solide en pratique (même s'il n'est pas question d'en faire un "absolu" métaphysique, la science évitant les questions métaphysiques tant qu'elles n'ont pas d'effet observables).
Bon, détaillons un peu l'argument: en quoi l'ignorance peut justement être dans une large mesure qualifiée de "malchance".

Une conception bouddhiste de la connaissance ???

Déjà, en un certain sens moral et psychologique, l'ignorance a tout le "caractère" de la malchance, en ceci qu'il est contraire au souhait conscient de la personne concernée: personne ne se trompe volontairement, on ne se trompe donc, en quelque sorte que par accident.
(Voilà qui me rappelle la conception chrétienne de la non-foi, qui serait un acte de rébellion contre Dieu; celui-ci laisserait chacun libre d'exprimer son amour par la foi en Sa parole, ou de manifester sa rébellion contre Dieu en le prenant pour un menteur, refusant de croire cette parole dont, d'une certaine manière, soi-disant, personne ne pourrait nier l'évidence qu'elle est de Lui, de sorte que le refus de croire cette Parole ne serait pas pardonnable comme un accident, mais condamnable comme un crime prémédité contre Dieu. Ainsi, deux conceptions religieuses de la croyance, ignorance ou savoir, excluant toute part de "chance" et toute perspective de pluralité effective (au sens provisoire) des points de vue; mêmes tenants, mêmes aboutissants)
Et même si on se concentre sur le sens strict du concept de hasard: distinguons deux cas suivant le mode d'acquisition des connaissances.

Dans le cas d'une recherche personnelle, la démarche est aventureuse, glanant des éléments de compréhensions que personne n'avait planifié à l'avance, donc "par hasard"; cette recherche est un processus clairement fortement sujet à l'effet papillon, plein de hasard jusqu'au cou;

Dans le cas de connaissances reçues par enseignement, approche bien moins libérale de la quête de connaissance et de vérité, néanmoins celle visiblement mise en avant par ce bouddhiste: et l'éventualité d'avoir affaire à un enseignement médiocre et/ou erronné qu'on a quand même suivi parce que c'est ça qui se trouvait disponible et qu'on n'a pas été prévenu du problème, c'est pas de la malchance peut-être ??? Ou bien ce n'est pas une éventualité envisageable dans une perspective bouddhiste ??? ou peut-être est-ce parce qu'il n'existe qu'un enseignement spirituel possible dans le monde entier, de sorte qu'il ne soit pas possible de se tromper ??? Et c'est le même interlocuteur qui avait d'abord lourdement protesté sur le fait qu'il n'est pas question de "foi bouddhiste", qui met ici en avant "l'évidence" d'une vision du monde des études basée sur une absence aussi absolue d'esprit critique !!!!!!!!!

Au passage: autre extrait d'un texte de résumé du bouddhisme:
"samma- samkappa : pensée juste, ou émotion juste (dénuée de haine, d'avidité et d'ignorance)."

Pour ma part, quand je lis "dénuée... d'ignorance", je comprends: zéro multiplié par zéro (ou peut-être, moins zéro).

La prétention de transcendance - Une question cruciale (Bouddhistes, pouvez-vous y répondre ?)

« Dans le bouddhisme, on parle de vérités conventionnelles et de vérités ultimes, et ces dernières ne sont pas appréhendables pour le commun des mortels. Tout dépend du niveau de compréhension dans lequel on se situe…Par la, je veux dire qu’on expliquerait pas la théorie de la relativité de la même façon à un enfant qu’à un adulte.  »

Tout pareil que chez les évangéliques. Le truc est imparable: se prendre pour un extraterrestre en position infiniment supérieure, transcendante par rapport à son interlocuteur, pour se croire permis de de rejeter en bloc toute argumentation qu'il pourrait avoir contre l'enseignement que l'on prodigue, sans aller s'abaisser à la tache bassement matérielle de l'examen des détails de ses raisons. Et le coup de la vulgarisation de l'enseignement spirituel (enseignement introductif pour les non-initiés): comme la grenouille qu'on bout à petit feu, on ramollit la raison, on l'habitue à des tournures de pensée stériles, attachées à l'ignorance, dépouillées de finesse et d'esprit critique, pour arriver à la fin à pouvoir délivrer un délire total passant comme une lettre à la poste.

A priori, cela ressemblerait à ce qui se passe en sciences où on pourrait en quelque sorte dire la même chose du décallage entre science dure et science vulgarisée: les problèmes du boson de higgs, de la supersymétrie et de la gravitation quantique ne sont pas appréhendables pour le commun des mortels. 

Sauf que, par ailleurs la science a fait toutes les preuves nécessaires du fait que ses connaissances sont réelles, par des preuves largement accessibles aux non-initiés: toutes les technologies utilisables par tous, et que la science a permis de fabriquer.

Ma question est donc la suivante:

Puisque le Bouddhisme affirme accomplir une "vision directe" de la réalité à travers son "éveil", y a-t-il un quelconque moyen qui permette de suggérer, voire attester que cette prétention (analogue aux prétentions chrétiennes de connaître Dieu personnellement...) à posséder une connaissance privilégiée du réel "tel qu'il est", plus claire d'une quelconque manière que la connaissance scientifique du réel ? En effet, à mon sens, s'il se trouve que la seule chose que ceux qui ont atteint l''Eveil" puissent en faire, et par conséquent que le seul moyen pour autrui de vérifier que ce nom d'Eveil n'est pas vain, serait de guider les gens à suivre la même voie pour tenter d'accéder eux aussi à cet éveil, alors, désolé mais cela devrait susciter de saines suspicions sur la réalité de cet "éveil" qui a alors toutes les allures d'une illusion d'éveil, plutôt qu'un Eveil réel. Qu'en est-il donc ?

A mon sens, une perception privilégiée du réel, surtout si elle se prétend d'une quelconque manière plus claire que la connaissance scientifique, devrait avoir l'obligeance d'en porter des fruits extérieurs au moins égaux, si ce n'est davantage. En effet, une connaissance du réel digne de ce nom, en quelqu'un qui ne serait pas égoïste, devrait lui donner des clés pour, d'une quelconque manière, lui permettre d'agir pour le bien de l'humanité, et pas seulement en tentant de guider les autres vers ce même "Eveil". De telles oeuvres ont-elles pu être accomplies, oui ou non ? (Les oeuvres sont une chose, la connaissance du réel en est une autre; il se trouve que la science, qui est connaissance du réel, ne vous en déplaise, n'a pas été développée parmi les populations bouddhistes, allez savoir pourquoi; et de cette "perception directe du réel" dont parle le Bouddhisme, pas grand-chose n'a pu être vérifié, si ce n'est évidemment le fait de savoir accomplir des états de conscience pas ordinaires. Sinon, je suppose que ça se saurait...

Exemple de ressemblance avec la foi évangélique

Le Bouddhiste qui m'a écrit, nie à grand cris toute ressemblance entre le Bouddhisme et la foi évangélique:
"Et j’ajouterai que s’il existe une foi chrétienne, il n’en est rien pour le bouddhisme. On ne dit pas « foi bouddhiste» mais « pratique bouddhiste ». j’espère que vous saisissez la nuance colossale entre ces 2 concepts, et l’implication du mot « pratique » dans le bouddhisme…"
"j’ai très bien connu le mouvement évangéliste, puisque plus jeune, j’étais désespérément catholique et j’ai été contacté par ceux-ci. J’ai donc, moi aussi, assisté à leur cérémonies d’exorcismes, et étouffant parfois difficilement mes fous rires… c’est pour cela que je ne vois aucun, mais absolument aucun rapport entre le bouddhisme, qui est basé sur l’expérience (expèrimentation) personnelle, et le christianisme qui est basé sur le dogme et la foi"

(Le Bouddhisme démarre avec ses "4 nobles vérités" qu'il est donc nécessaire de croire sous peine de n'être pas "noble". Si ce n'est pas de la foi...)
Bon certes je conçois que des Bouddhistes puissent ne voir aucun rapport avec la foi évangélique, de même que les évangéliques ne voient aucun rapport entre christianisme et bouddhisme.

Ne vous en déplaise, moi j'en vois, et beaucoup. Voici un exemple qui me tombe sous la main (mais on pourrait en trouver bien d'autres): ce même correspondant m'a écrit ceci en guise de réponse à mon texte "culte de la violente paralysie sociale":
<< Oui, j'ai lu la page "culte de la violente paralysie sociale" et ce qui transparait de ce texte, c'est de la souffrance, voire de la parano...
Et même si ce que vous dites est vrai, (et j'en suis convaincu, concernant le système social que vous décrivez)pour moi, le problème réside ailleurs. (et je ne parle pas de la solution)
(...)
(j’ai déjà dit ce que je pensais de votre parabole, et sincèrement, vous devriez retirez ce texte qui est loin de flatter votre état mental…)
pour finir, ce qui ressort très fort de votre texte « culte de la violente paralysie sociale » et de vos écrits en général, c’est que vous avez du subir des violences dont vous ne vous êtes toujours pas remis ; avec une parano sous jacente et un besoin de dominer l’autre très fort, et pas besoin d’avoir fait psy ou autre pour découvrir cela. Vous seriez autiste que ça ne m’étonnerait pas.  Je vous conseillerais de vous tourner vers ces philosophies que vous méprisez tant, car je pense sincèrement que ça vous aiderait à digérer, à accepter ce que vous avez de travers depuis tout ce temps, cette amertume, cette rage, ce besoin de faire subir d’une manière différente, mais tout aussi agressive, ce que vous-même avez subi. Tenez, essayez l’aikido, ça vous ferait le plus grand bien…>>

Ben alors, ce que j'ai expliqué dans ce texte est-il vrai ou pas ?????
Si c'est vrai, pourquoi donc dévier du sujet en me recommandant de le supprimer (donc de cacher la vérité) pour se concentrer sur quelque conseil personnel que ce soit ????
C'est donc bien ce que je disais au départ: le Bouddhisme méprise la vérité. Les questions de vérité ne sont pas son affaire. Il préfère appeler chacun "pour leur bien" à enterrer tout recherche de la vérité au profit d'affaires plus "urgentes" (remplacer le terme d'urgence par quelque autre mot qui puisse mieux convenir suivant ce que cet interlocuteur a pu vouloir dire): paraître crédible, moins souffrir...

Le rapport avec le christianisme ? Eh bien, ce que j'avais expliqué dans mon texte de philosophie morale : section "Perfectibilité du monde, non-sens de la souffrance..." et section suivante. J'y critique un schéma d'irrationalité du christianisme, qui aboutit à enterrer un certain type de vérités. Je constate que ce sont les mêmes tenants et aboutissants que le comportement Bouddhiste. A savoir, le fait de mépriser par principe, au nom de vertus spirituelles, tout témoignage de plainte contre le Destin (témoignage regardé comme "non-vertueux" d'une quelconque manière), qui pourtant seul permettrait à l'humanité de se mettre au travail pour tenter de le changer à l'échelle collective. Deux comportements qui donc aboutissent à fermer les yeux sur le même type de réalité en fonction des mêmes critères. Le fait que les motifs intermédiaires officiels aboutissant à ce comportement contraire à la saine raison et au progrès moral et du bonheur de l'humanité, diffèrent d'une religion à l'autre, est pour moi un détail accessoire...
J'ai en effet une approche non-essentialiste de la comparaison entre les religions: je compare les résultats globaux des comportements et comment ils aboutissent à l'erreur et l'irrationalité (cet effet d'ignorance, effet qui est ignoré par ses victimes, par définition); non pas les éléments de base de leurs doctrines respectives sur lesquels ils ont le nez collé). D'où ces ressemblances qui sont pour moi essentielles mais que les gens concernés ignorent.

Nouvelle conversation, mars 2016

Message reçu:

Bonjour monsieur, 
Je ne sais comment je suis arrivé sur votre site, mais j'y ai parcouru votre critique du bouddhisme. Ou du moins votre monologue, car vous avez soigneusement choisi de "discuter" avec quelqu'un qui vous donne des réplique d'un niveau extremement bas... 
Le bouddhisme ancien est surement tres critiquable dans son fonctionnement pyramidale, il est le reflet d'organisation social ancienne dépassé. Mais cela ne remet pas en cause les concept de base du bouddhisme.
je dois dire que vos critiques de base sont d'avantage des critiques de concept qui malheuresement n'ont pas grand chose a voir avec les bouddhismes (car il en existe plusieurs...). Ce sont des incompréhensions des notions de bases, dommage du coup toutes vos theories d'oppositions sont fausses et repandent des erreurs...
Vous devriez si vous etiez honnete intellectuellement prendre contact avec des gens compétents,
puisque vous vous présentez comme un scientifique,
avec des occidentaux scientifiques bouddhistes (j'en ai déja deux dans ma sangha (chercheur en génetique et chercheur en fibre optique...) pour qu'il vous eclaircisse sur vos incomprehensions, notamment sur la  la notion de vacuité dans le bouddhisme (qui n'est pas du tout une description du monde, nihiliste...), mais plutot un outil de deconstruction de la pensée conceptuelle,  dans le but de depasser la souffrance (l'insatisfaction) que rencontre tout être humain. Outil que l'on peux utiliser quand on veux a sa guise pour depasser les simplification conceptuelle que nous deposons sur la réalité, On ne devient pas des legumes non plus...et cela ne s'oppose en rien au langague scientifiue qui decrit le monde, cela n'a juste rien a voir et mas du tout le même rôle.
Vous devriez prendre contact par exemple avec Jean Pierre Faure, docteur en physique et qui dirige le temple de Kanshoji. Il pourrait peut etre vous faire comprendre ces concepts de bases...
http://www.kanshoji.org/language/fr/slider-3/
Bonne continuation.
Ma réponse:
Je n'ai pas soigneusement choisi. Ce fut le hasard. Par ailleurs indépendamment de tout interlocuteur j'ai bien pris soin de regarder le message central, à savoir, il semblerait, ses prétendues "4 nobles vérités". Or de toute façon je me considère en désaccord fondamental et définitif avec ce message central, étant donné mes analyses des problèmes de la vie que j'ai trouvé allant clairement dans une toute autre direction. Donc je ne suis de toute façon pas réconciliable avec le bouddhisme quel que soit l'interlocuteur ou le temps passé à discuter... voir mes textes en anglais antispirituality.net

> Vous devriez prendre contact ...

Je n'ai nul besoin de vos "lumières", pour qui vous prenez-vous ?
Ceci dit il ne tient qu'à vous de l'inviter à analyser et rédiger une critique de ma philosophie que j'ai développé à antispirituality.net
Dans ce cas je la lirai avec attention.
Vous pourriez par exemple l'inviter à faire des analyses critiques de
http://antispirituality.net/social-paralysis
(version française : http://spoirier.lautre.net/philo/paralysie-sociale.htm)
http://antispirituality.net/not-a-theory
(version française :
http://spoirier.lautre.net/philo/inspiration-pas-theorie.htm)
http://antispirituality.net/moral-philosophy
http://antispirituality.net/spiritual-ego
http://settheory.net/future/changing-world
http://settheory.net/future/changing-oneself
http://antispirituality.net/religious-morality
http://singlesunion.org/creed
http://antispirituality.net/scientific-morality
http://antispirituality.net/goodness-is-evil
Sa réponse:
Je n'ai pas le temps, je vous au juste envoyé un message comme cela.

Faite la demarche vous même, si vous etes vraiment interessé honnetement a comprendre plus loin que vos préjugés.
vous avez le lien du site avec un contact. Peut être que M Faure vous répondra.
Sinon vous pouvez aussi demander a Eric Rommeluere sur un Zen occidental, un spécialiste du Zen japonais, qui a un très bon niveau en philosophie occidental et qui vous repondra peux etre si il a le temps.
Ma réponse:
Je ne vous permets pas de remettre en cause mon honneteté et la fiabilité de mes recherches, et à m'accuser d'être quelqu'un du genre à m'être permis de garder des "préjugés". C'est vraiment l'expression d'un orgueil démesuré que de mépriser ainsi la fiabilité des conclusions d'autrui au seul prétexte qu'elles ne sient pas aux spéculations fantaisistes de la doctrine à laquelle vous adhérez et qui est en réalité sans fondement.
C'est vraiment me prendre pour quelqu'un d'autre, une merde issue de votre imagination et avec qui je n'ai clairement rien à voir. Or cet aveuglement total sur ma personne et la nature de ma démarche que vous exprimez ici me suffit déjà à mesurer la folie de l'idéologie qui vous motive.
Adieu.
Sa réponse:
L'insatisfaction decrite dans les 4 nobles vérités a l'air extrement puisante dans votre esprit ! Du moins c'est ce que laisse transparaite vos ecrit colérique :D
(ma réponse: C'est vous qui provoquez la colère légitime de vos interlocuteurs par le mépris insidieux que vous avez à leur égard et en êtes donc la cause véritable, de par l'impossibilité logique où vous les mettez de répondre sereinment à vos pièges dialectiques...Je viens de vous bloquer comme expéditeur, pour ne plus recevoir vos messages extremement méprisants. Telle est ma solution pour échapper à votre piège de folie furieuse doublé de votre hypocrisie intersidérale, et ainsi mettre fin à la colère légitime que vous avez provoqué en moi. C'est vraiment la meilleure solution je vous assure. Pour continuer à apaiser le monde je souhaiterais que vous cessiez vos provocations
envers d'autres victimes également, mais bon, je sais, je rêve là. Adieu. Voilà une vidéo régénérante de la part d'une personne sage et pure:http://www.youtube.com/watch?v=GUI_ML1qkQE)
Bon, bien sûr comme on pouvait s'y attendre de la part d'un maitre de spiritualité, voilà un coup au-dessous de la ceinture qu'il tente de me porter, se focalisant sur l'humeur qu'il m'attribue et se foutant pas mal de toute affaire de vérité. Que croit-il réussir en mesurant ma personne suivant les critères de son idéologie que je rejette ? La réalité c'est que c'est lui le provocateur spammeur qui vient emmerder les gens de son mépris pour provoquer leur colère et ainsi se donner à lui-même de bons prétextes pour les prendre de haut et leur prodiguer ses bonnes leçons de spiritualité, et fier de son ignorance puisqu'il se fait une vertu de n'avoir pas la compétence de me répondre et d'argumenter par lui-même, mais de vouloir que je me réfère à d'autres...

Alors certes je n'ai pas pris soin de super-travailler la présente page pour garantir de rendre parfaitement clair à tout imbécile pressé de la lire et d'en juger immédiatement sans prendre le temps d'étudier le reste de mes travaux, que mon rejet du bouddhisme ne repose pas sur le préjugé. Et alors, pourquoi le devrais-je me consacrer à cette mission absurde comme si je n'avais rien de mieux à faire dans la vie ? Certes une lecture superficielle de la présente page peut laisser envisager que j'aie des préjugés. Mais voilà ce n'est pas le cas. En effet je me connais très bien, quelle est l'extrême rigueur et exactitude des mes analyses sur les problèmes de la vie et donc la fiabilité de mes conclusions finales sur ce qui est vrai ou faux et quel genre d'idéologie peut être bénéfique ou néfaste à la civilisation. Cela me suffit, et j'emmerde quiconque serait animé d'un besoin pervers de venir me mépriser en prenant ma démarche pour ce qu'elle n'est pas, de se bourrer lui-même de préjugés contre moi en m'accusant de préjugés que je n'ai pas. Si quelqu'un veut être sérieux et vérifier le sérieux de mes recherches il ne tient qu'à lui d'étudier mes travaux plus avant !
Je ne permets à personne de me charger d'une quelconque obligation d'étudier plus avant une grosse foutaise que j'ai déjà en fait suffisamment examiné pour pouvoir fiablement conclure sur l'essentiel (que toute variante imaginable reste mauvaise), tout en se croyant exempt du devoir, avant de me solliciter, d'étudier d'abord ma philosophie (où j'ai pris soin de mettre au clair bien des choses en rapport en rapport avec ces questions), au prétexte que... le bouddhisme est, pour le moment, une foutaise tellement populaire et suivie par tellement de millions de cons qu'elle ferait autorité et pourrait se prendre pour le nombril de la pensée sur lequel tous devraient se focaliser indéfiniment en ignorant tout ce qui est ailleurs.

Mise au point reçue du temple de Kanshoji en réponse à la présente page

Comme tant d'autres religions, le bouddhisme a son pinaillage dialectique quant à l'expression exacte de son message, et la manie de se focaliser sur tout ce qui ressemble à une distortion dans l'expression de toute critique et désaccord, comme si ces distorsions de formulation devaient systématiquement être à l'origine des oppositions de par les malentendus qu'elles engendrent.
Pour leur faire plaisir, voici copie de leur mise au point:

Le problème est que dès le départ vous attribuez au Bouddha des propos qu’il n’a jamais tenu et dans lesquels aucun pratiquant de la voie du Bouddha ne peut se reconnaître. En tant que mathématicien, vous avez aussi bien que moi que si dans une démonstration, l’hypothèse de départ est fausse, toute la démonstration qui s’en suivra sera fausse. Or vos trois hypothèses de départ sont fausses  :

1. Concernant la vie après la mort, ses énoncés à ce sujet étant arbitraires et invérifiables.

Cette proposition est contraire à la voie du Bouddha. Selon l’enseignement du Bouddha, la vie n’a ni commencement ni fin, elle n’est qu’une succession de naissances et de morts. Un pratiquant de la voie du Bouddha ne parlera donc jamais de “vie après la mort”, ce serait un non-sens absolu. Comme le dira Lavoisier : “rien ne se perd, rien ne se crée, tout de transforme.” Lavoisier valide donc l’enseignement du Bouddha avec ses mots à lui.

2. ses concepts peuvent parfois s'appliquer...

La voie du Bouddha ne repose sur aucun dogme ni aucun concept. Un pratiquant de la voie du Bouddha sait qu’un concept est l’objet lié au sens mental. Le concept n’est en aucun cas la réalité. Pour prendre un exemple, un pratiquant de la voie du Bouddha fait donc la différence entre une carte de la France et la France.

Selon Bouddha, voici les six sens et leur objet d’application :

1) Le toucher => objet tangible (il y des choses que le toucher ne peut pas mesurer, comme la température d’un objet par exemple)
2) La vue => objet visuels (les êtres humains ne voit pas l’ultraviolet ni l’infra-rouge par exemple)
3) L’ouïe => les sons (les êtres humains n’entendent pas les infra-sons ni les ultra-sons)
4) L’odorat => les odeurs (les chiens sentent des odeurs que les êtres humains sont incapables de percevoir)
5) Le goût => les saveurs (il y a des saveurs que les êtres humais sont incapables de reconnaître)
6) Le mental => concept (certains aspects de la réalité ne peuvent pas être appréhendés par des concepts. Vous parlez du big bang, vous savez mieux que moi que plus on s’approche de l’instant zéro, plus les modèles (concepts) scientifiques patinent...)

3. Cette manière de présenter son type de voie (et ceux qui la suivent) comme en quelque sorte "spirituellement supérieure" à toute autre voie, et ses « vérités » comme « nobles », est prétentieuse et fausse.

Siddhārtha Gautama, plus tard appelé “Bouddha Shakyamuni” n’a jamais parlé de “vérités”. Siddhārtha Gautama est né au 5ème siècle avant notre ère dans une région qui correspondrait au Népal actuel. On ne parlait pas français sur la planète à cette époque, on n’a retrouvé aucun texte écrit français sur aucun endroit de la planète au 5ème siècle avant notre ère. Les pratiquants de la voie du Bouddha n’ont jamais prétendu que Siddhārtha Gautama était capable de parler une langue qui n’existait pas encore...
On attribue à Siddhārtha Gautama d’avoir parlé d’āryasatyāni (sanskrit) ou même plutôt d’ariyasaccāni (pali, langue dans laquelle il s’est exprimée)
ariya (pali), ārya (sanskrit) peut se traduire par “précieux, pur, non ordinaire.”
Sacca (pali) satya (sanskrit) peut se traduire par “ce qui est en accord avec la réalité”, “fait”
Siddhārtha Gautama n’a donc jamais parlé de “nobles vérités” mais de ariyasaccāni dont la traduction la plus proche en français serait “purs faits”, “faits non ordinaires”.

Pour conclure, les personnes que vous critiquez ne sont en fait pas des pratiquants de la voie du Bouddha. Vous regroupez ces personnes sous l’appellation “bouddhisme” ou “bouddhiste” mais ce ne sont pas des disciples du Bouddha. Aucun disciple du Bouddha :
Si vous critiquez des personnes qui se font passer pour des pratiquants de la voie du Bouddha mais en fait ne la pratiquent pas, je suis d’accord avec vous, ce sont des imposteurs.

Ainsi soit-il. Bon allez, pour moi tout ça ne change rien et je peux aller me recoucher. Je laisse à chacun s'en faire sa propre idée...

Liens extérieurs:

Résumé et commentaire en Français du livre "L’ombre du Dalaï-lama-sexualité, magie et politique dans le bouddhisme tibétain"

Texte intégral du livre en anglais

Quelques commentaires

Quelques remarques philosophiques (à trier bien sûr)

Plusieurs informations rassemblées en un message, avec références d'autres sites

Site d'informations critiques sur le bouddhisme (bouddhismes.info) dont Liste de nombreux liens commentés

Critiques de l'hindouisme et du bouddhisme, première et deuxième partie sur le site rationalisme.org

Un livre critique du Bouddhisme et du système politique tibétain écrit par un moine bouddhiste qui a finalement "brûlé [sa] robe de moine du bouddhisme maha-vajrayana tibétain il y a quelques années non sans raisons"

Un marxiste dénonce le manque de véritable engagement bouddhiste en matière de réflexion et d'action politique.
Un Bouddhiste se sent interpellé par cette critique

Nombreux liens en anglais
Un site en anglais


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